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Interview Joël Poté (Pdt par intérim du Cojep) : « Ce que je recherche avec le ministre Hamed Bakayoko »

le Samedi 29 Juin 2013 à 07:23 | Lu 291 fois

Joël Poté répond aux questions d’actualité. Le président par intérim du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) parle de la loi d’amnistie générale qu’il prône, de son leader Charles Blé Goudé, des sorties de Soro Alphonse et de Soro Guillaume…



Joël Poté : « Notre priorité, c'est la libération des prisonniers et détenus politiques ».
Joël Poté : « Notre priorité, c'est la libération des prisonniers et détenus politiques ».
Où en êtes-vous avec la campagne pour la prise d'une loi d'amnistie générale que vous avez lancée récemment?

Joël Poté : Je voudrais d'abord m'incliner devant la mémoire de la camarade Zahoura Béatrice, l'ex-présidente nationale des sentinelles de la paix du Cojep, décédée le 25 mai dernier à Bonoua. Nous allons l'inhumer ce week-end du 29 juin à Bouaflé. Il faut dire que c'est une camarade de lutte, c'est une battante. C'est bien avec elle que j'ai préparé et organisé le premier congrès extraordinaire du Cojep qui s'est tenu les 16 et 17 décembre dernier. Je voudrais profiter de cet entretien pour appeler les militants et militantes du Cojep et tous les sympathisants à faire le déplacement massivement. Pour que notre camarade soit enterrée en toute dignité. Cela dit, pour revenir à votre question, il faut retenir que nous avons fait un choix politique, en optant pour la loi d'amnistie générale qui va conduire à la libération des prisonniers politiques. L'amnistie générale est notre cheval de bataille en ce moment. Et il faut le dire, les Ivoiriens y adhèrent massivement. Nous avons des associations de femmes qui nous ont rejoints. Nous avons aussi d'autres organisations de jeunesses qui nous ont rejoints. Et comme on le dit, c'est au rythme du tam-tam que la foule grossit.

Qu'en est-il de la tournée que vous avez annoncée dans le cadre de cette campagne?

J.P : Elle se déroule très bien. J'étais même le week-end dernier à Port-Bouët avec des associations de femmes et certains de nos amis sont en train de visiter les bases à Abidjan. Mais nous avons dû donner un coup de frein, compte tenu du deuil qui nous frappe. Nous allons d'abord enterrer notre camarade, puis nous allons reprendre le chemin de la mobilisation sur le terrain.

Quelles sont les chances de réussite d'une telle entreprise ?

J.P : Nous voulons présenter à l'opinion nationale et internationale, là où se trouve la majorité des Ivoiriens. Pour nous, nous pensons que les Ivoiriens ont plus besoin de paix et de réconciliation que d'appel à la révolte. Et donc nous sommes conscients, nous sommes convaincus que notre campagne va aboutir à la libération des prisonniers politiques.

Mais pendant que vous faites campagne pour la libération de prisonniers politiques, d'autres leaders sont arrêtés. Je veux parler de Koua Justin qui a été arrêté récemment. Comment réagissez-vous à cette arrestation ?

J.P : Nous condamnons cette arrestation. Je crois bien que son arrestation est survenue la veille de notre manifestation. C'est précisément le 7 juin 2013 que le camarade Koua Justin a été arrêté. Certains de nos amis ont même voulu que nous reportions notre événement du 8 juin. Mais nous avons estimé que reporter cette manifestation serait céder à l'intimidation. Nous dénonçons cette arrestation et nous exigeons sa libération.

Le dialogue républicain a été repris ce lundi 24 juin 2013, mais pourquoi votre mouvement, le Cojep n'y a pas pris part contrairement à ce que vous avez souhaité ?

J.P : Mais les discussions ne s'arrêtent pas en un seul jour. C'est tout un processus. Donc soyez patients.

Que dites-vous des informations annonçant l’entrée au gouvernement de partis d’opposition ?

J.P : Je ne suis pas un partisan de gouvernements d’union. L’expérience a démontré que de tels gouvernements ont plutôt pollué l’atmosphère politique que de régler les problèmes. Ce que je sais, c’est que les Ivoiriens veulent la libération des prisonniers politiques, le dégel des avoirs, la restitution des biens confisqués, la libération des domiciles occupés, le retour des exilés, l’annulation des mandats d’arrêts pour une réconciliation sincère. En Côte d’Ivoire, il faut un pouvoir qui gouverne et une opposition qui critique et propose. C’est le propre de la démocratie.

Quelles sont les nouvelles de votre leader, Charles Blé Goudé ?

J.P : Nous n'avons pas encore de ses nouvelles. Comme je l'ai dit, nous avons déposé une demande d'audience au ministre de l'Intérieur. Il a donné son accord de principe. Et comme nous sommes demandeurs, nous sommes patients. Donc, nous attendons toujours d'être reçus.

Justement quelles sont vos relations avec le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko ?

J.P : Je voudrais être très franc avec vous. Je pense bien que la réponse de votre question se trouve dans cette question, que je vais poser : à qui je m'adresse quand je cherche mon leader ? Si ce n'est à ceux qui le détiennent. Et je voudrais faire cette précision. Je n'ai aucune honte, ni aucune gène à discuter avec des adversaires politiques, d'autant plus que je me sens capable de défendre et de faire valoir mon point de vue partout où besoin se fera sentir.

Voulez-vous dire que vous échangez simplement avec Hamed Bakayoko ?

J.P : Nous discutons du lieu de détention de mon chef. C'est de cela que je parle avec le ministre de l'intérieur.

Et que répondez-vous à ceux qui disent que le ministre Bakayoko vous finance et cherche à diviser le Cojep ?

J.P : Non ! Ce que je voudrais dire, c'est qu'à défaut d'avoir Joël Poté avec soi, il faut le présenter comme un vendu. On veut tout simplement nous détourner de notre objectif essentiel, qui est de réhabiliter l'image de notre structure. Et bien entendu participer à la vie politique de notre pays. Aujourd'hui, on veut plutôt présenter le Cojep comme une structure spécialisée d'une autre organisation politique. Nous avons fait notre pas de maturité en toute responsabilité. Nous sommes allés au congrès pour parler de l'avenir de notre mouvement. Et donc en tant qu'organisation politique, je ne fais aucune barrière et je pense que sous nos cieux, toutes les alliances politiques sont possibles. Il n'y a pas d’alliance contre-nature en politique.

Voulez-vous dire qu'il est possible que le Cojep fasse une alliance avec le Rdr ?

J.P : Ce n'est pas d'actualité. Les questions d'alliance pour nous, ne sont pas une priorité à ce jour. Notre priorité, c'est la libération des prisonniers et détenus politiques.

Le député Alphonse Soro a, au nom des victimes de la crise postélectorale, organisé la semaine dernière une marche dite d'indignation au Plateau. Qu'est ce que cela vous inspire comme commentaires ?

J.P : Pour nous, le député Soro Alphonse a mis ses attributs d'élu du peuple de côté, en se présentant comme un porte parole des victimes. Parce qu'en Côte d'Ivoire, les enquêtes ont révélé qu'il y a eu des crimes de part et d'autre. Il n'y a pas seulement des victimes à Abobo. Il y a aussi des victimes à Yopougon, à Duékoué... Et vous avez constaté véritablement que cette manifestation a été un échec ! C'était un échec tout simplement parce que les Ivoiriens ont besoin d'entendre autre chose que les appels à la révolte.

Pour vous, cette manifestation était un appel à la révolte ?

J.P : Non, je veux simplement vous dire que ce genre de discours est dépassé. Il faut apprendre à connaître le peuple au nom de qui on veut parler. Aujourd'hui, les Ivoiriens n'ont plus besoin de ce genre de discours. Ils ont plutôt besoin de paix, de réconciliation. Ils souhaitent très rapidement que tous les Ivoiriens emprisonnés soient libérés. Parce que pour nous, la Côte d'Ivoire n'a pas investi tant de moyens dans l'éducation et dans la formation de ses cadres pour que ces derniers se retrouvent en prison ou en exil. Cet investissement est plutôt pour construire et rebâtir la nation. Donc, nous voulons simplement la libération des prisonniers politiques.

Soro Guillaume, lors de son dernier passage au Sénégal, répondant à une question d'un journaliste a dit, parlant de Charles Blé Goudé, qu'il n'a pas écouté ses conseils. Comment réagissez-vous à cette sortie du président de l'Assemblée nationale ?

J.P : J'ai vraiment beaucoup de respect pour le président Guillaume Soro. Ce que je voudrais dire, c'est que la politique n'est pas la guerre, mais elle lui ressemble, hélas ! Et à la guerre, seul le vainqueur détermine ce qui est conventionnel et ce qui ne l'est pas. Et donc je voudrais tout simplement demander aux uns et aux autres de sortir de l'euphorie de la victoire et de penser plutôt à la Côte d'Ivoire de demain.

Réalisée par SYLLA A.

(Coll. KOUADIO Koffi Ignace)
Soir Info

Samedi 29 Juin 2013
Vu (s) 291 fois



1.Posté par Franck le 29/06/2013 11:41 (depuis mobile) | Alerter
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Pote joel fait attention tu joue avec le feu tu n es pas president ne tue pas le combat de notre leaders sinon tu payera de ta vie je t ai prevenu tu mange avec hamed bakayoko on le sait tres bien tu vas voir

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