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Indépendance économique de la Côte Ivoire : Ou en sommes - nous ?

L'Afrique en mouvement - H.M le Lundi 13 Juin 2011 à 13:48 | Lu 727 fois

Comme dans toute lutte, les guerriers se révèlent au fur et à mesure que les combats se gagnent ou se perdent. Alors je suis un guerrier venu d’outre mer, spécialement pour apporter ma plume et mon expérience à la noble cause que défend une partie du peuple de Côte d’Ivoire et que l’autre partie n’hésitera plus à rejoindre.



N°0001/06/11
Samedi 11 juin 2011
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INDEPENDANCE ECONOMIQUE DE LA COTE D’IVOIRE : OU EN SOMMES-NOUS ?
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Je suis Hassane Magued, Fondateur du tout nouveau Mailing Blog de la Révolution Permanente en Côte d’Ivoire et en Afrique.
Vous vous demandez certainement déjà, qui est celui-là ? D’où vient-il ? Que peut-il apporter à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique si ce n’est faire acte de vaine prétention ?

Je voudrais alors vous rassurer. Je ne peux rien apporter de nouveau que les dignes fils de l’Afrique n’aient pas déjà apporté ou tenté d’apporter à ce glorieux Continent, objet de toutes les convoitises du Monde occidental. Mais comme dans toute lutte, les guerriers se révèlent au fur et à mesure que les combats se gagnent ou se perdent. Alors je suis un guerrier venu d’outre mer, spécialement pour apporter ma plume et mon expérience à la noble cause que défend une partie du peuple de Côte d’Ivoire et que l’autre partie n’hésitera plus à rejoindre. Jusqu’au 11 avril 2011, je suivais l’actualité internationale, notamment africaine et maghrébine de loin, avec le regard parfois abusé d’un professionnel de la lutte politique et idéologique.

Et puis l’inimaginable s’est produit. Un Président Elu par son peuple est bombardé comme un dealer colombien depuis des jours et capturé par une armée colonialiste puis remis à ses ennemis pour disposer de sa vie. Alors, une certaine flamme qui était en train de s’éteindre au fond de moi s’est allumée, comme si je venais de recevoir une alerte rouge. Dès cet instant, j’ai pris l’irréversible résolution de rejoindre la lutte là où elle n’avait jamais été menée avec les armes appropriée. Ainsi, venait de naître l’idée de créer un mailing blog, type nouveau de blog, servi non pas directement en ouvrant une page sur la toile mondiale qu’est l’Internet, mais en ouvrant votre boîte e-mail. Un autre jour, je vous dirai pourquoi j’ai choisi cette option.

Mais pour l’heure, revenons aux choses sérieuses. Revenons à la Côte d’Ivoire école et laboratoire du renouveau colonialiste.

Que ma consternation fut grande lorsque je mis pied à l’Aéroport International Félix Houphouët Boigny. Du chemin de l’aéroport à mon hôtel, mon regard a croisé celui de tous les symboles de la Côte d’Ivoire fièrement humiliée. Un ballet aérien d’hélicoptères français, des chars, des jeeps militaires surmontées d’armes de tous les calibres, des contingents des Nations Unies surarmés, tout ce monde donnant l’ignoble spectacle du conquérant montrant sa supériorité humaine et militaire. Puis à leurs côtés, comme au bon vieux temps, des aborigènes en arme, débraillés, maladroits, sans aucun signe de professionnalisme, brandissant fièrement des fusils d’assaut neufs, distribués fraichement par l’allié blanc, venu déposer au pouvoir, un citoyen créé en laboratoire pour servir leurs intérêts maladroitement sauvegardés par Laurent GBAGBO.

Alors je me suis révolté. Et je me suis promis de faire aboutir la lutte menée, depuis son accession au pouvoir en 2000, de façon hésitante par Laurent GBAGBO. Mais avant de commencer, faisons le point de la situation. C’est ce qu’on enseigne dans les écoles de stratégie. Avant de prendre le commandement d’une troupe au front, il faut faire le point de la situation. Alors, où en sommes-nous ? Que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ?

J’ai réuni plusieurs coupures de journaux avec l’aide de certains contacts à Abidjan. J’ai passé en revue l’ensemble des résolutions et déclarations qui ont précédé ou suivi les événements en Côte d’Ivoire depuis le premier coup d’Etat militaire de 1999. Puis en potassant tout cela avec ma connaissance non moins avancée de l’actualité ivoirienne et de l’environnement sociologique de ce beau pays d’Afrique de l’Ouest, j’en suis arrivé à trouver la ligne éditoriale de mon mailing blog. Sans refaire l’histoire de ce pays que vous connaissez qui en l’habitant ou en le visitant, qui en en suivant l’évolution de la situation à travers les média corrompus de l’Occident, je voudrais partager avec vous le point de la situation qui oriente ma contribution à la lutte pour l’Indépendance Economique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Les premiers remous sociaux en Côte d’Ivoire commencent en 1988 avec les grèves d’étudiants et d’enseignants lorsque Laurent GBAGBO est ses camarades, vivant alors dans la clandestinité à cause de l’interdiction de fait du multipartisme par Félix Houphouët Boigny, lancent le premier mouvement socialiste fédérant plusieurs jeunes et brillants intellectuels majoritairement membre du corps enseignant.

Dans la même période, le monde occidental, après avoir manipulé à souhait la conscience économique des peuples africains en parlant de pays sous-développés, pays en voie de développement ou du tiers monde, annonce la "Conjoncture Economique", comme une nouvelle pandémie qui frappe l’Afrique et propose un remède appelé "Programme d’ Ajustement Structurel", fabriqué dans le "laboratoire" du Fonds Monétaire International (FMI). Un des jeunes "chercheurs" de l’époque, s’appelle OUATTARA Alassane Dramane.

La menace socialiste et révolutionnaire créée dès lors par Laurent GBAGBO et ses camarades va attirer la plus grande attention de l’Occident d’autant plus que cette menace a failli emporter Houphouët Boigny avec une mutinerie militaire vite maîtrisée par le vieux sage et stratège. Houphouët vieillissant et mourant, avec à son chevet un certain Laurent GBAGBO bouillant d’idéologie marxiste léniniste cherchant à provoquer la dictature du prolétariat après une révolution sociopolitique qui va rompre avec le dictat de l’ancienne puissance colonisatrice, bref ; c’en était de trop pour laisser faire. Aux grands maux, il fallait les grands remèdes. Mais sur qui pouvait compter la France, puissance tutélaire et "propriétaire" de la Côte d’Ivoire ? Comment contrer la menace Laurent GBAGBO ?

Henri Konan BEDIE était constitutionnellement, le successeur d’Houphouët. Mais il était un enfant gâté. Riche trop jeune, sûr que sa fortune lui conférait une certaine personnalité et que sa connaissance des hauts milieux de ce monde pour avoir occupé des fonctions non moins élevées, feraient de lui un allié idéal, Henri Konan BEDIE n’était pas l’homme de la situation selon la France. Il fallait un Joker. Un homme prêt à tout. Façonné par l’Occident. Une souris de laboratoire civilisée, domestiquée et intelligente. C’était OUATTARA Alassane Dramane. Mais il y avait un souci. Monsieur OUATTARA Alassane Dramane n’apparaît sur aucun registre d’Etat civil ivoirien comme citoyen de la Côte d’Ivoire. Il a des papiers de voltaïque.

Mais Houphouët aiment bien les voltaïques pour leur fidélité et leur ardeur inégalée au travail. Houphouët aime aussi l’excellence. Monsieur OUATTARA Alassane Dramane est brillant économiste monétariste. Houphouët est le patron d’un certain réseau d’influence en Afrique de l’Ouest et même en Afrique. Il siège dans les plus hautes loges. Monsieur OUATTARA Alassane Dramane apprend vite et il change de loge presque tous les six mois. Il incarne l’avenir du réseau. Alors, Houphouët a été convaincu de prendre un des concepteurs des P.A.S (Programmes d’Ajustements Structurels), un jeune voltaïque qui peut être intégré facilement, loyal, brillant et sans histoire. Ne pouvant le nommer Ministre, Houphouët crée un post de Super Ministre avec l’institution d’un Comité Interministériel pour coordonner la relance économique de la Côte d’Ivoire à travers la mise en œuvre du P.A.S.

Les Ivoiriens sont émus et fascinés par cet Africain francophone qui parle couramment Anglais et dort avec les patrons du monde. Ils s’interrogent sur son origine. Houphouët répond qu’il est un de leurs frères. Un frère venu du Nord de la Côte d’Ivoire. Il a une "mère" à Kong quand bien même on finira plus tard par apprendre, qu’il en avait une autre en Haute Volta devenue le Burkina Faso. De 1990 à 1993, GBAGBO Laurent mène la vie dure au régime d’Houphouët qui ne répondait plus physiquement. Alors, il donne une appellation plus noble à son super Ministre. Monsieur OUATTARA Alassane Dramane devient Premier Ministre de Côte d’Ivoire.

Le premier acte politique majeur mené par le nouveau Premier Ministre, c’est la capture et la mise en prison de Laurent GBAGBO lors d’une marche de protestation organisée en 1992 pour exiger des sanctions contre des militaires ayant maltraité des étudiants dans la Cité Universitaire de Port Bouët (Quartier d’Abidjan). Comme l’Histoire se répète ! A cette époque, Laurent GBAGBO n’y voit que du feu. Il ne prend même pas la peine de s’informer sur l’un des agendas de Monsieur OUATTARA Alassane Dramane. En prenant les rennes de la Côte d’Ivoire, fut-il en tant que "Président par Ordre", OUATTARA Alassane Dramane devait neutraliser le danger Laurent GBAGBO, pour son mépris des fructueuses relations entre colons français et colonisés ivoiriens. Ça, c’était l’agenda Laurent GBAGBO. Mais Laurent GBAGBO a la peau dure. Il est de surcroît tolérant, s’il est rassasié politiquement.

Contrairement à ce qu’il espérait, Laurent GBAGBO sort grandi de prison. Monsieur OUATTARA Alassane Dramane découvre alors un génie politique dont il aura besoin pour ses futures ambitions de Président de Côte d’Ivoire, un pays dont il est Président par Ordre. Houphouët meurt, BEDIE réussi à dégommer OUATTARA Alassane Dramane qui voulait tenter un passage en force pour rester à la tête de ce pays si rentable et profitable qu’il découvre à peine. Contre toute attente, BEDIE effrayé par l’attachement de Monsieur OUATTARA Alassane Dramane au pouvoir d’Etat trahi le secret d’Houphouët en annonçant publiquement que OUATTARA Alassane Dramane n’est pas un Ivoirien. L’Homme devient fou. Mais il ne peut compter que sur les parents de sa "mère adoptive" de Kong. Il leur explique qu’il veut conquérir le pouvoir pour eux, en guise de reconnaissance à l’Amour maternelle que leur fille lui a procuré.

Le tour est joué. OUATTARA Alassane Dramane a sa première base électorale. Il faut retourner auprès des maîtres blancs, façonner la pensée des peuples paisibles du Nord, en faire des exclus, des méprisés pour leur religion, des gens qu’on ne veut pas voir à la tête du pays parce qu’ils portent des noms musulmans et sont assimilés à des étrangers. Il se tourne vers les étrangers et leur promet un égal accès aux terres ivoiriennes et aux richesses de la Côte d’Ivoire qu’ils ont aidé à bâtir. Le deuxième groupe de soutien est créé. Il reçoit le soutien des maîtres blancs pour saper l’image du pouvoir en place.

Travail des enfants esclaves dans les plantations, détournement de deniers publics, exclusion d’une partie de la population à cause de sa religion, xénophobie pour exproprier les étrangers ayant des patrimoines dans le pays, etc. Le 24 décembre 1999, après avoir reçu seulement 200 millions de francs CFA, GUEI Robert, Général déchu par BEDIE fait le premier coup d’Etat de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Tous les regards sont tournés vers OUATTARA Alassane Dramane. Les militaires qui mènent l’assaut sont tous de sa garde personnelle. Ils viennent pour l’essentiel du Nord du pays. OUATTARA avait promis qu’il frapperait le régime de BEDIE Konan et qu’il tomberait. Il l’a fait. Mais à cette époque, Laurent GBABO est fidèle allié de OUATTARA Alassane Dramane au sein du Front Républicain, un peu comme le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la "Démocratie et la Paix").

Le Front Républicain, c’est un groupement politique de fait, formé par le FPI (Front Populaire Ivoirien) de Laurent GBAGBO et le RDR (Rassemblement des Républicains) de Djnéni KOBENAN, ce dernier rejoint par la suite par OUATTARA Alassane Dramane qui fort des gros moyens financiers qu’il venait d’amasser au chevet d’Houphouët, pouvait rivaliser en fortune avec Henri Konan BEDIE. A tort ou raison, Laurent GBAGBO partagera la paternité du coup d’Etat de 1999 avec OUATTARA Alassane Dramane, dans l’esprit des militants du PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) d’Henri Konan BEDIE. Mais GBAGBO Laurent lâche OUATTARA Alassane Dramane, conclut une entente de partage du pouvoir avec le Général GUEI Robert et ensemble, forment un Gouvernement d’Union Nationale. OUATTARA Alassane Dramane, ne peut pas accepter cette trahison de quelqu’un à qui il a offert sa noble et généreuse amitié. Plus grave, OUATTARA Alassane Dramane se voit exclu de la liste des prétendants au pouvoir d’Etat pour nationalité douteuse.

Laurent GBAGBO sort l’heureux gagnant de ces élections présidentielles et les militaires qui accueillent favorablement la victoire de GBAGBO l’aident à chasser GUEI Robert puis à mâter une contestation levée par les partisans de Monsieur OUATTARA Alassane Dramane pour obtenir la reprise des élections. Les putschistes, membres de la garde personnelle de OUATTARA Alassane Dramane se replient au Burkina Faso, terre d’origine de leur patron. Ils y trouvent du soutien matériel et un encadrement militaire. Curieusement, des fonds dépassant les 20 milliards annoncés sont soustraits de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest).

Or dans les mois qui ont précédé, des attaques armées de petite envergure ont testé le système de défense et la réactivité de l’armée ivoirienne pour identifier les hommes forts à recruter ou à neutraliser. Pendant ce temps, le Président GBAGBO et ses camarades lancent la Refondation, concept politique et idéologique au contour flou, qui sera galvaudé dans un environnement empesté de péchés d’orgueil de la part des anciens pauvres devenus les nouveaux riches. La République était en danger. Ils sont méprisés depuis longtemps pour leurs théories révolutionnaires qu’ils n’appliqueront pas d’ailleurs. Ils sont accusés d’avoir trahi.

Trahi OUATTARA. Trahi GUEI. Ceux donnes hommes ayant mobilisé les moyens, fait le job pour qu’au final ce soit Laurent GBAGBO qui se la coule douce. Il y avait danger à l’horizon. Mais les Refondateurs sont occupés et pressés. Ils vont dans tous les sens. En septembre 2002, les hommes de OUATTARA Alassane Dramane, retranchés au Burkina Faso attaquent. Laurent GBAGBO était en voyage en Italie. Certains de ses proches sont tués. L’armée ivoirienne mal-préparée, avec très peu de moyens et des hommes bien formés réagit de façon surprenante. Le coup d’Etat échoue et se mue en rébellion progressivement, sous le regard impuissant de l’armée ivoirienne qui voulait en finir mais, a été stoppée par la France sous le fallacieux prétexte qu’elle devait évacuer ses ressortissant vivant à BOUAKE.

La bande armée se réorganise, se donne les moyens de communication, se fait encadrer par des officiers français, renforce sa puissance de feu et devint intraitable. L’armée ivoirienne se retrouve avec une puissance de feu inférieure. Les hommes tombent au front. La jeunesse se réveille. Laurent GBAGBO était courageusement rentré à Abidjan. Il lance la contre offensive. Mais il n’a aucun secret militaire. La rébellion est à la fois ethnique et diplomatique. La France est pointée du doigt. Elle refuse d’appliquer les accords de défense qu’elle applique aujourd’hui contre Laurent GBAGBO prétextant que c’était un problème ivoiro-ivoirien. Mais elle fait couper le pays en deux à l’ONU (Organisation des Nations Unies). Elle fait contraindre Laurent GBAGBO à accepter un partage du pouvoir. Tous les ministères qui conduisent les projets de développement sont aux mains de l’opposition politique et armée.

OUATTARA Alassane Dramane n’a pas cependant pu revendiquer la rébellion dont les chefs sont ses gardes du corps personnels. Il se contente d’un papier signé par Laurent GBAGBO pour le décréter candidat d’office à l’élection présidentielle par Laurent GBAGBO. Mais Laurent GBAGBO croit au jeu démocratique. Il est aussi tenace. Plusieurs tentatives pour le dépouiller totalement de tout pouvoir d’Etat connaissent des résultats mitigés. La fibre patriotique est à son sommet. Après un ballet de Premiers Ministres, Seydou DIARA d’abord, puis Konan BANY, la coalition de l’opposition politique armée impose avec l’appui de la France Soro Guillaume, un étudiant en licence d’Anglais, ancien membre de la Fédération estudiantine et Scolaire (FESCI) qui a été choisi pour porter la voix de la rébellion baptisée MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire) par ses acteurs puis ensuite Forces Nouvelles par la France, après les accords de Marcoussis, Lomé, Accra, Pretoria puis finalement OUAGA. Le processus électoral se met en marche. Identification de populations assaisonnée de bourrages de la liste par des étrangers à qui le MPCI délivra des extraits de naissance dans les zones sous leur contrôle.

La société française SAGEM Sécurité finit le travail. OUATTARA Alassane Dramane a un électorat mais il est insuffisant toujours. Un premier des élections est organisée en octobre 2010 et un second tour mettant OUATTARA Alassane Dramane et GBAGBO Laurent face à face est organisée le 28 novembre 2010. OUATTARA Alassane Dramane avait fait appel à ses amis du RHDP mais l’électorat du PDCI composé à 90% de Baoulés, fait abstention de voter faisant perdre à OUATTARA Alassane Dramane, environ 12% de l’électorat national. Dès lors, les calculs deviennent très compliqués pour OUATTARA et la France de Nicolas SAKOZY, ami personnel et inconditionnel de OUATTARA. A la Commission Electorale Indépendante (CEI) composée à 70% des membres du RHDP et de la rébellion, les désaccords sur les procès-verbaux manifestement truffés d’irrégularités dans les zones sous contrôle de la rébellion de Monsieur OUATTARA Alassane Dramane, conduisent à un blocage. Les trois jours francs pour donner les résultats passent sans que l’institution puisse donner un résultat.

Le Conseil Constitutionnel se saisit du dossier. C’est l’organisme suprême chargé de donner les résultats définitifs et de trancher les contentieux électoraux. Un jour après la forclusion de la CEI, son Président Monsieur Yousouf BAKAYOKO, membre du RHDP se retrouve seul face aux caméras de télévisions françaises dans le Quartier Général de campagne de OUATTARA et annonce un résultat donnant vainqueur celui-ci. L’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) par son représentant Monsieur CHOI, s’empresse de certifier ce résultat comme véritable et sincère. Quelques jours après, le Conseil Constitutionnel ignorant la proclamation illégale de ce résultat fait droit aux réclamations en annulation d’un certain nombre de résultats du Nord pour des actes graves perpétrés contre les partisans de Laurent GBAGBO ainsi que pour des voix fictives ajoutées sur le nombre de votants en faveur de OUATTARA par la rébellion.

Il s’ensuit une entrée en scène spectaculaire du Président français qui après des menaces verbales passe à l’acte avec la livraison massive d’armes et de moyens logistiques aux rebelles du Nord, le recrutement de mercenaires du Sénégal, du Nigéria, du Togo, du Mali et du Burkina Faso, tête de file de la coalition pour renverser Laurent GBAGBO. Curieusement, les grands patrons de l’armée régulière lâchent Laurent GBAGBO et appellent leurs hommes à ne pas combattre. Les hommes de OUATTARA rebaptisés FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) pénètrent dans la ville d’Abidjan sans aucune résistance. L’ONUCI leur met à disposition ses moyens logistiques et fourni un appui aérien avec des avions MI24 pilotés par des Ukrainiens hébergés à BOUAKE, fief de la rébellion.

Contre toute attente, un certain nombre d’officiers de corps d’élite comme la marine, la Brigade Anti-émeute (BAE), le Camp de Gendarmerie d’Agban et la Garde Républicaine résistent. Les hommes de OUATTARA tombent par centaines. Ils annoncent 10 à 15 assauts finaux puis finissent par avouer leur impuissance. SARKOZY devient fou. Il obtient le soutien de l’ONU dont le représentant Monsieur CHOI en Côte d’Ivoire vomit à la vue de Laurent GBAGBO. Il obtient aussi le soutien d’OBAMA dont l’Ambassadeur près la Côte d’Ivoire avait un mépris furieux contre Laurent GBAGBO et n’hésitait pas à tenir des propos à la limite dignes d’un néo-nazi. Laurent GBAGBO est véritablement haï. Chacun y va avec sa dose de haine. Abdoulaye Wade est un des plus amers. Blaise COMPAORE aurait voulut demander la tête de GBAGBO dans un sac à ses hommes venus combattre à Abidjan.

Le 11 Avril 2011, la France et l’ONUCI qui depuis quelques jours avaient intensifié les bombardements contre les positions des pro-GBAGBO en allant jusqu’à bombarder trois hôpitaux et des civils amassés autour de la résidence de GBAGBO faisant plus de 2000 morts civils ont finalement eu raison de la ténacité d’un seul homme face au monde entier. Lâché par ses commandants ayant reçu de faramineuses sommes d’argent avant l’attaque d’Abidjan ; accusés de tuer les civils avec les armes lourdes qu’il fallait absolument neutraliser ; flanqué d’embargo sur les médicaments ; privé de système bancaire ; interdit d’exporter le cacao produit par son pays ; traité comme un malpropre s’étant invité dans l’arène noble du pouvoir d’Etat, les forces françaises le capturent avec ses proches pour les remettre à l’armée de OUATTARA composée d’analphabètes et de mercenaires étrangers encadrés et équipés par l’ONUCI et la France. GBAGBO est vaincu.

Ses partisans et les ethnies jugées pro-GBAGBO sont massacrés depuis lors sous le regard totalement indifférent des Nations Unies et de la France. Amnesty International et Human Right Watch dénoncent le massacre des civils pro-GBAGBO par OUATTARA et ses hommes. Mais l’ONUCI tente de démontrer que ce sont des tueries mineures. C’est dans cet environnement révoltant, devant ce sombre tableau d’une Côte d’Ivoire de nouveau conquise à coups de canons par la France que je me trouve avec vous. Alors que faisons-nous ?

Mener une lutte armée n’est pas une alternative à exclure. Mais en avons-nous les moyens et les hommes ? Reprendre le combat de la mobilisation est impossible. Il est même interdit de porter un teeshirt frappé à l’effigie de GBAGBO. Alors que faisons-nous ? D’entrée, je recommande que tous ceux qui veulent mener la vraie lutte entrent dans la clandestinité. Je ferai des développements futurs sur les principes de la clandestinité. Ensuite, il faut mettre en avant l’outil communicationnel. Là-dessus, je produirai un article technique bientôt. Enfin, il faut passer à l’acte. Il faut déclencher la Révolution véritable. Il y a peu, vous aviez peur de perdre le pouvoir. Aujourd’hui, vous l’avez perdu et de façon tragique. Ce qu’il ne faut pas accepter dès à présent de perdre, c’est la conviction patriotique et l’esprit révolutionnaire. Et je suis venu pour vous y aider. A très bientôt.


H.M

H.M
Lundi 13 Juin 2011
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1.Posté par DASTAN le 15/06/2011 00:26 | Alerter
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MERCI HM. JE SUISAVEC TOI ET J ATTENDS LA SUITE. QUE LE TOUT PUISSANT T AIDE CONTRE SES ASSOIFES DE SANG.

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