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Impacts de la crise ivoirienne sur l’espace Uemoa - Les signaux au rouge

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Presse Africaine & Internationale le Mardi 8 Mars 2011 à 09:24 | Lu 526 fois



Les nouvelles ne sont pas bonnes à l’Union économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) suite à la crise que vit la Côte d’Ivoire, depuis décembre dernier.

Le comité de politique monétaire a procédé dernièrement à l'examen de la situation économique, financière et monétaire récente de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à la lumière des impacts de la crise politique en Côte d'Ivoire. Tous les participants à cette rencontre se sont préoccupés de la résurgence des pressions inflationnistes, consécutive au renchérissement des denrées alimentaires importées et à la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Le taux d'inflation, en glissement annuel, s'est, en effet, accru de 2,6 % entre fin septembre 2010 et fin décembre 2010 où il s'est établi à 3,9%.

A cette date précise, les Etats membres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) ont poussé l’outrecuidance, de pousser la Côte d’Ivoire et le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’Ivoirien Philippe Dacoury-Tabley, vers la porte de cette union. Conséquence directe de cette décision. L’Institution n’arrive plus à fonctionner correctement. La preuve, lors de cette rencontre du Comité de politique monétaire de Dakar au début de ce mois de mars, les experts ont relevé une évolution mitigée de l'activité économique, marquée par les effets de la crise énergétique dans la plupart des pays, les contre-performances du secteur industriel et la bonne orientation des secteurs tertiaire et agricole.

En effet, pour le troisième trimestre consécutif, l'indice de la production industrielle s'est inscrit en baisse de 5,4%, en glissement annuel, au quatrième trimestre 2010, le secteur industriel ayant été affecté par le recul de la production des industries extractives et manufacturières. En revanche, l'activité commerciale s'est bien tenue, l'indice du chiffre d'affaires dans le commerce de détail ayant augmenté de 3,3%, en rythme annuel. Les dernières données des statistiques agricoles indiquent une progression de 15,1% de la production vivrière de la campagne 2010-2011.

Le Comité de politique monétaire a noté que l'impact de la crise en Côte d'Ivoire sur les perspectives économiques de l'Union et sur le système financier régional pourrait être significatif en 2011. A cet égard, le Comité a demandé à la Bceao de poursuivre ses actions en faveur de la préservation de la stabilité financière dans la sous-région. Il a également recommandé aux Etats membres, la mise en œuvre de mesures structurelles de soutien à l'offre. Parce que, des pressions inflationnistes resteront fortes au cours du premier semestre 2011. S’agissant des perspectives, elles sont empreintes d’incertitudes, au regard de la situation que vit la Côte d’Ivoire.

Le Comité de politique ne veut donc pas prendre de risques au niveau des taux directeurs de la banque centrale. Il a préféré ceux-ci en vigueur depuis le 16 décembre 2010. Ces taux des opérations sur le guichet prêt, il faut le rappeler sont à 3,25% et 4,25%. Par ailleurs, le comité a décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires, à son niveau de 7,0% en vigueur depuis le 16 décembre 2010.

C’est pourquoi, il conseille aux Etats une vigilance accrue dans le suivi de l'inflation afin de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Comme on le voit, les effets néfastes de la crise que la Côte d’Ivoire vit, ne touchent pas les Ivoiriens seuls. C’est toute la sous-région qui est concernée. Et si, dans les quelques mois, le pays décidait de battre sa propre monnaie. C’est toute la région qui sera enrhumée. Car, la Côte d’Ivoire est un solide levier économique de cette partie du continent qui a tous les atouts pour se prendre en charge.

Joseph Atoumgbré

attjoseph@yahoo.fr



Afrik53 - Presse Africaine & Internationale
Mardi 8 Mars 2011
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