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Gestion des recettes des hydrocarbures: Où est passé l’argent du pétrole ?

le Mardi 6 Août 2013 à 00:00 | Lu 637 fois



Gestion des recettes des hydrocarbures: Où est passé l’argent du pétrole ?
Plus de deux ans que M. Ouattara s’est installé brutalement au pouvoir. Plus de deux années également qu’une véritable omerta, un silence de mafia, entoure l’utilisation de l’argent du pétrole en Côte d’Ivoire. Alors que l’or noir continue de générer des devises pour notre pays. Malheureusement, les populations ivoiriennes n’en profitent pas. Seule une coterie proche du Pouvoir semble en tirer profit. Dans des conditions obscures. Notre enquête.

Selon le 6ème rapport ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives), les compagnies pétrolières ont indiqué avoir produit au total 12.390.628 barils en 2011. La part de l’Etat de Côte d’Ivoire issue du partage de la production s’élèverait à 3.279.000 barils. Selon les données du ministère de l’Economie et des Finances, la production nationale ivoirienne se situe à 2.755.953,61 barils à fin 2012. A fin mars 2013, la production totale de pétrole brut s’établit à 2.438.897 barils, soit 27.099 barils/jour.

Ces chiffres, que l’on veut rendre officiels par leur publication sur le site gouvernemental, ne représentent malheureusement pas la réalité de la production pétrolière de la Côte d’Ivoire. Car, même en interne, il y a des décalages significatifs de chiffres qui laissent planer des doutes sur la sincérité de ces données officielles. En témoigne cette déclaration du directeur général des Hydrocarbures, Ibrahima Diaby, qui situe à 32.000 barils/jour la production ivoirienne. Avec vocation de produire 200.000 barils/jour en l’espace de cinq ans ! C’est aussi celui du ministre du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara, qui promet de « faire passer la production ivoirienne de 50.000 à 300.000 barils par jour d’ici à 2020 ».

Des chiffres officiels qui ne reflètent pas la vérité

Des sources indépendantes qui tiennent une comptabilité très rigoureuse de la production nationale situent à une projection objective de 60.000 barils, la quantité journalière de pétrole extraite du sous-sol ivoirien du fait des données insuffisamment déclarées sur les différents champs pétroliers. On est très loin des chiffres officiels du gouvernement. Il convient de se rappeler qu’en 2006, un rapport de l’Uemoa indiquait que la production pétrolière de la Côte d’Ivoire était de 80.000 barils/jour quand le gouvernement soutenait un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour.

En 2008, la production a atteint les 50.000 barils par jour, selon les statistiques fournies par la Petroci. De même un rapport du ministère des Mines et de l’Energie de l’époque estimait que « les travaux d’exportation et de production démarrés en 2008 et qui seront achevés dans le mois de mars 2009, devraient permettre de porter la production nationale de pétrole brut de 46.000 à 57.000 barils /jour ».
La production estimée à 60.000 barils/jour est donc une estimation réaliste que le gouvernement Ouattara veut nous cacher.

L’argent du pétrole : confisqué ou détourné ?

Sur cette base, la production pétrolière annuelle s’élève à 21,9 millions de barils. En tenant compte du contrat de partage avec les compagnies pétrolières, la Côte d’Ivoire doit bénéficier au moins de 3,285 millions de barils par an. En 2011, le prix moyen du brut était de 110 dollars (55.000 FCFA), la Côte d’Ivoire a donc engrangé 180, 675 milliards de FCFA (les statistiques du ministère de l’Economie et des Finances indiquent 164, 240 millions de FCFA après les échanges avec les producteurs). Si on ajoute les 141.338.041.800 FCFA représentant la contribution des compagnies pétrolières au budget, l’Etat a engrangé au bas mot la coquette somme de 322.013.041.800 FCFA.

En 2012, le prix moyen du brut était de 111,65 dollars (55.825 FCFA), la Côte d’Ivoire aura donc gagné 183.385.125.000 FCFA (les données du ministère de l’Economie et des Finances affichent 123.484.056 FCFA). Si on ajoute les 153.453.056.346 FCFA affectés au budget, l’Etat a gagné un minimum de 336.838.181.346 FCFA.
Pour le premier semestre 2013, le prix moyen du brut est de 105 dollars (52.500 FCFA), la Côte d’Ivoire devrait récolter 172.462.500.000 FCFA (les chiffres du ministère de l’Economie et des Finances situent les recettes à 53,57 milliards FCFA, en progression par rapport aux 33,66 milliards FCFA de fin mars).

Certes comparaison n’est pas raison. Mais voilà ce que Laurent Gbagbo disait à propos de ces détracteurs sur l’utilisation de la manne pétrolière : « Entre 1977 et 2000, où était le pétrole ? C’est quand je suis arrivé qu’on a su qu’il y avait du pétrole en Côte d’Ivoire. C’est avec l’argent du pétrole que je construis Yamoussoukro. Je vends le pétrole et j’utilise l’argent pour construire la Maison des députés, l’Assemblée nationale, le Palais présidentiel. Le seul emprunt que j’ai effectué est celui de l’autoroute de Yamoussoukro ». Avant d’indiquer qu’une autre œuvre financée par les revenus de l’or noir est l’agrandissement du Port autonome d’Abidjan.

En 2009 et 2010, l’activité de production de pétrole a rapporté, chaque année, 120 milliards de FCFA. Aujourd’hui, sous le régime Ouattara, les recettes pétrolières se sont considérablement accrues et avoisinent les 180 milliards FCFA par an. Alors les Ivoiriens s’interrogent : où est passé l’argent du pétrole pendant que le pays a recours systématiquement à l’endettement extérieur dans un contexte d’unicité des caisses et d’appuis financiers considérables ? Qu’est-ce que Alassane Dramane Ouattara et son gouvernement ont fait de la manne pétrolière dans un contexte où les charges de l’Etat sont considérablement réduites du fait des licenciements massifs dans les administrations publiques, les suppressions de nombreux avantages financiers ?

Il est un fait établi que la plupart des chantiers qu’Alassane Dramane Ouattara se plait à inaugurer sont les fruits des recettes financières internes générées sous la conduite du régime Gbagbo. Une partie était réservée au chantier de construction de Yamoussoukro et l’autre aux investissements de base. Une mission du Fmi avait recommandé au gouvernement Gbagbo d’inscrire dans le budget de l’Etat, les dépenses liées au chantier de Yamoussoukro. Parce que cette institution considère que ces dépenses font partie des dépenses générales de l’Etat.
A son accession brutale au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara a mis fin au chantier de Yamoussoukro.

En plus, il n’existe pratiquement pas d’investissements publics, hormis ceux réalisés dans le cadre du Programme présidentiel d’urgence (PPU) financés par la Banque mondiale et en partie par la France. Certes, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays pétrolier à l’image du Nigeria, de l’Angola ou de la Guinée équatoriale. Mais ses recettes pétrolières peuvent suffire à réaliser de gros chantiers au bénéfice des populations. Elles peuvent être affectées au développement réel du pays. Où sont-elles passées pour que l’Etat cherche désespérément l’argent à l’extérieur (quatre emprunts obligataires en deux ans, nombreux prêts auprès des organismes financiers internationaux) et à l’intérieur (racket des entreprises par pression fiscale, taux d’imposition élevés, multiplication de taxes fiscales et douanières etc.).

De nombreuses société-écrans et des agences de communication créées

Selon des sources crédibles, l’argent du pétrole ivoirien circule entre les mains des « initiés » tous proches du régime Ouattara. Il suffit de bien lire les budgets de l’Etat depuis 2011 pour se rendre compte que les recettes n’y figurent pas. Seules y sont inscrites les recettes fiscales tirées de l’activité pétrolière à travers les services de douane et des impôts. Le Tableau des opérations financières de l’Etat (TOFE) ne mentionnent que l’utilisation des recettes fiscales tirées de l’activité pétrolière. Pas de trace de ce que l’Etat tire des ventes du pétrole à l’international.
Au niveau du ministère du Pétrole et de l’Energie, le système est très simple, mais efficace. « Par le biais du gré à gré, les apparatchiks du système se passent des marchés pour détourner une partie des revenus pétroliers.

De nombreuses sociétés-écrans et d’agences de communication ont été créées pour servir la cause. Des sociétés viennent d’être autorisées à mener des activités dans le secteur des hydrocarbures. Ce sont des sociétés qui obtiennent des marchés sans avoir démontré leurs compétences. Le plan est de ne pas les inscrire sur la liste des sociétés agréées. Un scandale a été étouffé de justesse quand il s’est agi de voir un peu plus clair dans le financement des travaux de réhabilitation du domicile du ministre», explique, sous le couvert de l’anonymat, un haut cadre du ministère du Pétrole et de l’Energie.

A preuve, le Bureau de la Prospective, de l’Evaluation et des études économiques et financiers, la Direction de l’Equipement du Matériel, et le Laboratoire des hydrocarbures, ne sont pas pourvus en personnel. Pourtant ces trois administrations ont chacune une dotation de près de 14 millions FCFA entièrement consommée.

Nos sources indiquent que le procédé de détournement est mené de main de maitre par le directeur des Hydrocarbures, Ibrahima Diaby (appelé « le bon petit du ministre ») qui a mis en place une comptabilité au sein de sa direction. Soutenu, raconte-t-on par un certain Sanogo, son « homme de main ». Ainsi, il capte les redevances et autres paiements ainsi que les autres comptes de la direction alors que ces sommes devraient être payées à la Trésorerie principale.

Il a fallu, longtemps après, la réaction de la DAAF, Mme Bayo Aminata épouse Coulibaly, pour que l’hémorragie s’arrête momentanément. Malheureusement son « courage » lui a coûté son poste. Elle a été remplacée certainement pour que la « procédure » se poursuive malgré la note service n° 1250/MMPEE/CAB du 10 août 2012 du directeur de cabinet, Noël Guetat, indiquant que « tout paiement en espèces ou par chèques relevant des taxes, redevances et des autres natures de recettes générées par les activités du ministère, doit désormais s’effectuer à la trésorerie principale ».

Au sommet de l’Etat, l’utilisation de la manne pétrolière est très problématique. « Vous vous aventurez dans une grosse affaire. C’est un gros dossier », prévient un conseiller à la présidence.

La nébuleuse délibérément entretenue autour de la manne pétrolière ne fait que renforcer les méfiances. Surtout quand les responsables des compagnies pétrolières refusent de recevoir la presse. L’argent du pétrole sert-il aussi à rembourser la dette de la guerre ? En mars 2011, des confidences faisaient état de ce que le candidat Ouattara avait proposé 70% de la part-Etat à la France sarkozyste et 10% au Burkina Faso pour leur soutien à sa rébellion armée contre le régime de Laurent Gbagbo (en dehors du deal sur le cacao). L’argent du pétrole sert-il à contourner l’embargo sur les armes ? Suite à l’attaque du camp militaire d’Akouédo, le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, avait déclaré que le gouvernement avait acheté des hélicoptères et des armes de guerre. L’information n’a jamais été démentie.

Quoiqu’il en soit, on observe que la manne pétrolière ne profite pas à la population ivoirienne. Elle se volatilise dans de sombres affaires de corruption et de détournements en tout genre. Fouillons bien dans les tiroirs pour chercher pourquoi le Comité national ITIE est désormais rattaché au ministère du Pétrole et de l’Energie. Alors qu’il était, depuis sa création, rattaché au ministère de l’Economie et des Finances. Car sa mission est de vérifier l’utilisation des recettes pétrolières au bénéfice des populations.


Une enquête réalisée par J-S Lia liasylve@yahoo.fr
Notrevoie

Mardi 6 Août 2013
Vu (s) 637 fois



1.Posté par Sily Camara le 06/08/2013 15:50 | Alerter
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Comme les autres recettes publiques, il a tout volé pour entretenir son armée de nullards, pour faire sa java, pour rembourser l'argent qu'il a mis dans la rébellion, pour récompenser ses amis de la mafia française. N'attendons rien de l'homme. J'ai maintes fois dit qu'ils sont des loups, entrés par effraction dans la bergerie, en l'absence du berger. Ils amassent le maximum d'agneaux pour faire la provision. On ne sait pas, le berger peut surgir à tout moment.

2.Posté par WALACE le 06/08/2013 16:57 | Alerter
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Mais GBAGBO a pris 4000 mile milliards de cet argent de pétrole pour payer des armes pour uniquement tuer le peuple ivoirien au nom du même peuple , alors pour OUATTARA ne doit pas faire source d'inquiétude car l'argent travaille dans l’intérêt du peuple ivoirien

3.Posté par Yuotam le 06/08/2013 23:38 | Alerter
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@ WALACE ta pas honte de venir nous démontrer la nullité de cet Apatride Bouki, qui dit tout de go l'argent ne circule pas il travail, sous KOUDOU LAURENT GBAGBO KAFISSA, les Fonctionnaires étaient payé à temps et même parfois avec un mois d'avance, grâce au budget sécurisé de feu Bouabré.

Je n'en dirais pas autant de ton Dawa l'émir du golf Hôtel sous lagune ébrié et sa pétase JUIVE, deux voleurs à la tête d'éburnie grâce aux missile de SARKONAZIE.

4.Posté par Papiss le 07/08/2013 12:17 | Alerter
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Merci YUOTAM. Pour WALACE l'argent travail dans l’intérêt du peuple pendant qu'ils sont assis dans leurs différents "grins" en train de se plaindre de la misère grandissante après l'installation par césarienne du BOUKI

5.Posté par WALACE le 07/08/2013 16:54 | Alerter
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YUOTAM
tu dois avoir honte et puisque Bété n'a jamais et n'aura jamais honte dans sa vie alors tu peux te permettre de raconter tes inepties
MR GNAMIAN KONAN vient de dénicher 3000 fonctionnaires fictifs et 7à 900 autres sont instance de justification auprès de leur hiérarchie , alors cher frère Bété haineux, comment GBAGBO qui se dit patriote défenseur de la cause nationale ivoirienne , avec son nationalisme aveuglé peut atteindre un tel niveau de fonctionnaire sachant que la masse salariale de chaque pays exige un certain nombre de fonctionnaire , là aussi c'est OUATTARA,,,,,,,???????
on vous comprends , vous avez échoué ou ADO est entrain de faire la différence, car vous avez employé vos frères Bété par affinité dans notre administration au non du nationalisme

6.Posté par Yuotam le 09/08/2013 16:22 | Alerter
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AH BON WALACE, est tu sur que 3000 Fonctionnaires dans la fonction public de trop serait des bétés quel trou du cul ce BOUKI de WALACE, imagine toi ce à qu'il fait ton APATRIDE mossi le Dawa d'éburnie, quand à ce clown il à insérer un peut plus de 500 000 fils de pute de la sous région.

Dans ce qu'on appel les Frères cissé pour ne pas dire FRCI, sans parlé de tout ceux qu'il à inséré dans les eaux et forêts et puis je te parle pas de tous les analphabètes dans à fourgué dans l'administration, 3000 c'est de la gnognotte par apport la connerie de l'émir du golf hôtel sous lagune ébrié, a fait en éburnie comme salade.

Ce bâtard Mossi est venu casser notre armée, notre Gendarmerie, notre police, nos eaux et forêts, pour les remplacer par des individus qui n’ont fait que l’école « CORANIQUE » voici des clowns qui ne jure que par les bribes de ce qu’ils ont appris a travers des marabouts obscur dans leur obscurantisme légendaire, ainsi va l’éburnie avec des sauvages des brutes, et des truands ériger en force de maintient de l’ordre et ce n’es pas pour rien qu’ils tortures, nos jeunes gens avec des fers à repasser dans le dos, si ce n’es par suffocation dans des barriques d’eau de lagune, merci « SARKONAZY » et le « parlement EUROPEEN », d’avoir soutenu cette barbarie d’un autre temps.

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