Ce comité est chargé de passer au scanner cette liste avant de la valider ou non, cela sur la base d'un certain nombre de critères, notamment la compétence des cadres pour les postes à pourvoir, ainsi que la représentativité de la liste proposée par le ministre au regard des diversités ethniques et régionales en Côte d’Ivoire. « Je vais peut-être trahir un secret, mais sachez que Ouattara ne confirme jamais les nominations à consonance unique », a révélé le ministre Legré, avant d'ajouter : « Quand la liste est rejetée, on te demande d'aller la rendre nationale.
Ouattara veut des listes ivoiriennes, c'est-à-dire, qui tiennent compte de la représentativité ». Aux yeux du ministre des sports et des loisirs, des listes qui ne respectaient pas les critères établis, ont ainsi été rejetées. « Si la liste est validée par le comité du palais, elle passe en conseil de gouvernement, avant d'être validée en dernier ressort en Conseil des ministres », a-t-il soutenu. « Quand je vois les commentaires autour des nominations, je ris parce que je me dis que les gens ne connaissent pas le président », a indiqué le ministre Legré Philippe à la délégation.
Faut-il le savoir, les nominations opérées ces derniers temps par le président de la République suscitent beaucoup de commentaires. Alassane Ouattara avait été interpellé sur la question par un journaliste au cours d’un entretien. Et pour justifier les nominations des cadres du Nord à de hautes fonctions dans l’administration, le chef de l’État avait parlé de rattrapage, un terme qui a choqué l'opposition. Mais au Palais, certains proches collaborateurs du président estiment que c'est un mauvais procès qu'on fait au chef de l'exécutif ivoirien, dans la mesure où, expliquent-ils, le président Ouattara a toujours privilégié l'ouverture dans le processus de nomination.
Pour ces collaborateurs de Ouattara, les crises successives que la Côte d'Ivoire a traversées à cause du concept de ‘’l'ivoirité’’ ont façonné les esprits, de sorte qu'aujourd'hui, l'on regroupe les peuples du Nord sous une seule entité. « Ce qui n'est pas le cas quand il s'agit d'un sudiste. Mais le président refuse d'entrer dans le débat identitaire qui a fait trop de mal à la Côte d'Ivoire. Nous qui le côtoyons, nous savons qu'il n'est pas un tribaliste. Et les preuves sont là pour le démontrer. Qu'on ressorte la liste de toutes les nominations et vous verrez. C'est de la manipulation et les Ivoiriens finiront pas s'en apercevoir. Pour l'heure, ce qui importe aux yeux du premier magistrat, c'est le bien-être des Ivoiriens », a indiqué ce collaborateur du président de la République, avec qui nous avons échangé sur la question.
Y. DOUMBIA
L'Inter








