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Gervais Coulibaly depuis Paris : « Je n’ai trahi personne…je ne suis pas FPI…Je suis Gbagboiste…

le Mardi 5 Novembre 2013 à 10:11 | Lu 1547 fois



Présent en Europe depuis quelques jours dans le cadre d’une visite de travail, le président du CAP UDD (Cap Unir pour la démocratie et le développement), M. Gervais COULIBALY- DELINPELNA a échangé avec la représentation France de son parti. C’était ce samedi 2 novembre 2013, au 17, Boulevard Kellerman dans le 13e arrondissement de Paris.

Annoncée pour être une réunion de travail avec le tout premier Bureau de la coordination-France, la modeste salle Charlety de réunion du Boulevard Kellerman n’a pas pu contenir tout le monde. Finalement, et à la surprise générale, ce sont plus de 200 personnes qui se sont engouffrés dans une salle d’une capacité de 50 places.

C’est donc débout pour certains et depuis le couloir pour d’autres qu’ils ont suivi le message de Gervais Coulibaly. Mais là encore très vite la réunion de travail va se transformer en un Meeting de l’ex porte parole du président Laurent Gbagbo.
Après le mot de bienvenue du coordonateur France, M. Etienne Fagnan et une brève présentation de l’invité du jour par la coordinatrice Europe, madame Béatrice Guédé, le président du CAP Unir pour la Démocratie et le Développement, Gervais Coulibaly a d’abord tenu à lever plusieurs équivoques avant d’instruire sa base parisienne sur les objectifs du parti non sans compter sur la mobilisation de la diaspora ivoirienne d’Europe pour relever les défis des échéances présidentielles de 2015.

Je n’ai trahi personne

« Je suis heureux d’être parmi vous. Mais je suis encore plus fier de savoir et après tout ce que nous avons traversé comme crise qu’il existe encore des ivoiriens mobilisés pour sortir leur pays de l’ornière afin de participer à son développement » a introduit Gervais Coulibaly avant de se lancer dans un déballage pour le moins inattendu.

« Je voudrais répondre à la préoccupation de vos responsables qui ont souhaité que je vienne ici pour vous parler du parti. Beaucoup d’entre vous se disent pourquoi, comment et pourquoi maintenant ?

La première chose que je vous charge de lever comme équivoque et qui est parfois faite de mauvaise foi c’est que Coulibaly Gervais a été un très proche collaborateur du président Laurent Gbagbo. Mais il ne faut pas confondre l’homme Laurent Gbagbo et le parti qu’il a crée. C’est là que la mauvaise foi va se jouer. On confond Laurent Gbagbo, président de la république de Côte d’Ivoire avec le parti qu’il a crée. L’homme Laurent Gbagbo ne m’a pas appelé à ses côtés en 1990. Il était encore secrétaire général de son parti. Ni en 1990, il était toujours président du FPI. Enfin, l’homme Laurent Gbagbo ne m’a pas appelé en 2000. Il venait d’être élu président de la république de Côte d’Ivoire et même là encore malgré que ce nouveau statut lui permette d’être au dessus des partis politiques, il ne m’a pas appelé à ses côtés.

Il m’a appelé à se côtés en 2007. Et pour tous ceux qui connaissent la Côte d’ivoire, nous étions en crise et en mars 2007, le gouvernement et la rébellion venaient de signer l’Accord politique de Ouagadougou pour la sortie de crise. Un nouveau gouvernement a été formé le 7 avril 2007. C’est bien en formant ce gouvernement que le président Laurent Gbagbo a jugé utile vue la nouvelle circonstance qu’il y avait en Côte d’Ivoire, pour crée le rapprochement de tous les fils et toutes les filles de Côte d’ivoire, pour favoriser la sortie de crise, il a appelé à ses côtés une compétence. Ce n’est pas un militant. Ce n’est pas un homme politique. C’est une compétence. Et cette compétence dont il avait besoin, il l’a trouvé en ma modeste personne.

Pour le compte de la république de Côte d’ivoire, j’étais déjà directeur général de la décentralisation et Préfet. Donc Gbagbo Laurent ne m’a pas pris dans un trou. Il m’a pris à un certain niveau de l’administration ivoirienne. Aussi, Laurent Gbagbo ne m’a jamais dit de venir travailler avec lui au FPI. Il m’a dit, est-ce que tu acceptes de travailler pour la république ? C’est différent. Je lui ai répondu, je suis un soldat de la république, je suis Préfet, j’accepte de travailler pour la république. Alors, il sort un premier décret et me dit je te nomme porte parole du président de la république. Il n’a même pas dit, je te nomme porte parole de la présidence. Il retenir que le président de la république est une institution.

La présidence de la république est également une institution. Mais l’homme qui l’incarne en lui seul, il est une institution. L’assemblée nationale est une institution. Le gouvernement est une institution. C’est donc le président de la république, institution qui décide, vue la situation, qu’il fallait quelqu’un pour parler en son nom. Pas au nom de Gbagbo Laurent mais au nom du président de la république. J’ai essayé de faire mon travail. J’ai essayé de l’accomplir. Et quand on a fait ce travail pendant quatre ans et on sort comme nous sommes sortis, alors je suis libre de continuer à faire de la politique ou libre de reprendre mon kaki de préfet.

J’ai fait un choix. Celui de continuer ce que je commençais à apprendre aux côtés d’un grand homme : La politique. Mais pas dans son parti. Et pour autant, il n’y a aucune honte à être FPI. Ce n’est pas le diable, être FPI. Mais je n’en suis pas. Pourquoi je devrais dire quelque chose que je ne suis pas ? Et Gbagbo Laurent ne m’a jamais demandé d’être FPI. Jamais, bien au contraire. Et autour de lui, ses plus proches collaborateurs, il y en avait qui étaient FPI et il y en avait qui n’étaient FPI. Jacques Anoma, le responsable des finances de la présidence était PDCI.

Le Secrétaire général de la présidence et le directeur de cabinet du président n’étaient pas FPI. Alors, c’est quoi cette histoire de il a trahi. Et quand tu demandes, Gervais a trahi qui ? Ils répondent, Gervais Coulibaly a trahi le FPI. Moi je vous dis ici aujourd’hui que je ne suis pas FPI. Alors comment je peux trahir quelque chose dont je ne suis pas membre. Voilà la vérité. Et ca c’est le premier point dont je voulais vous entretenir afin que vous soyez à l’aise. Par contre au CAP UDD nous avons des anciens militants du FPI qui nous ont rejoints. Je veux parler de la secrétaire générale du Cap Udd.

Le 1er vice président est parti de l’URD pour nous rejoindre. Aussi, ce n’est pas parce que on a transité par un mouvement de soutien au président Laurent Gbagbo, qui s’appelle CAP URLG et qu’on n’a gardé le CAP, qui signifie simplement l’objectif qu’on a trahi qui que ce soit. Pour l’anecdote, le Cap URLG a été une inspiration du président Laurent Gbagbo. A d’autres occasions je reviendrai sur ca. Secondo, il faut aussi savoir que c’est le même Cap Urlg qui inspirera la création de la LMP (la majorité présidentielle).

Deuxième chose, on dit qu’il a trahi Gbagbo parce qu’il a crée un parti.

Moi j’estime que j’ai fait mon travail. Maintenant on est en crise. Alors que j’étais en mission officielle en Europe, la guerre éclate en Côte d’Ivoire. Je m’exile dans un premier temps au Ghana avant de rentrer lorsque j’ai eu toutes les garanties de ma sécurité. Nous avons bravé les dozos et autres FRCI pour tenir des réunions au CNRD. On n’était pas nombreux. Un jour mon secrétaire général au Cap Urlg vient me voir et me dit, Gervais, pourquoi ne pas transformer notre mouvement en un parti politique pour participer à la vie politique du pays. Nous avons regardé ensemble et le CAP UDD est née.

Mais avant j’ai pris le soin d’informer le doyen Bernard B. Dadié, Fologo et certains camarades du FPI. Personne ne m’a dit non. Je vous assure que ce n’était pas évident d’aller déposer ses statuts au Ministère de l’intérieur et de se réclamer pro-Gbagbo en ce temps là. On n’a pas vu les courageux d’aujourd’hui poser ce type d’acte à l’époque. Il y avait des militants du FPI qui n’osaient pas dire le nom, Gbagbo. Mais nous nous avons dit, nous nous déclarons de l’opposition, nous sommes des pro Gbagbo, nous allons nous opposer intelligemment mais avecs fermeté.

Nous avons travaillé. Nous avons commencé les négociations pour qu’on libère nos camarades. Ce n’est pas Gervais qui a demandé d’être au contact avec Hamed Bakayoko. Cela a été décidé au cours d’une réunion du CNRD. C’est Miaka et Akoun qui m’ont désigné pour aller au contact avec Hamed. Et tout ce qui était dit était connu du CNRD. On demandé qu’on libère nos camarades. En face ils disent donnez nous un gage. Si vous participer à la vie politique du pays, on va libérer vos camarades. Ceci commence par les législatives.

Nous avons officiellement 40 cadres politiques en prison. Après les premières négociations, le gouvernement décide de libérer 5 personnes. Nous insistons, puis nous obtenons 20 personnes. Et si nous allons aux élections les autres pourront recouvrer eux aussi la liberté. Voilà le deal entre nous, le CNRD dont fait partie le FPI et le gouvernement. Voilà pourquoi j’ai dit aux autres, mieux vaut avoir 1 que de ne rien avoir.

Prenons ces 20 personnes et allons aux élections pour obtenir le reste. Ou bien, comme le FPI est le tronc, nous nous venons d’arriver, nous pouvons servir de fer de lance. Voilà pourquoi le Cap Udd est allé aux élections législatives et locales. Dans l’espoir qu’avec la participation d’au moins un parti du CNRD aux élections, le gouvernement allait céder sur nos revendications en libérant les 20 camarades qui restaient.

Le gouvernement nous a dit, si vous déposer les dossiers pour les élections, on libère 20 personnes. Si vous battez campagne on libère 10 et après les élections on libère le reste. Voilà le travail que nous avons fait. Malheureusement parmi les 20 personnes libérées il y a des braves en oubliant qu’il y a encore 20 derrière. Mais nous avons continué la discussion avec le gouvernement et nous avons abouti à la création du CPD (cadre permanent de dialogue). Mes chers amis, la traitrise de Gervais Coulibaly c’est d’être allé aux élections. La traitrise d’être allé au contact du pouvoir. La traitrise c’est d’avoir tout fait pour voir tous les 40 camarades en dehors de Simone Gbagbo, libérés. Voilà pourquoi on dit je suis traitre. Voilà mon péché.

La réconciliation ne devrait pas être seulement un vœu mais une obligation, car c’est la volonté d’y aller qui pourrait certainement favoriser la libération de Laurent Gbagbo
A mon avis ce n’est pas en disant tant que Gbagbo n’est pas libéré on ne fait rien qui va le libérer ? Et si les gens ne le libèrent pas, vous faites quoi ? Il va falloir que chacun d’entre vous, d’entre nous se pose cette question. Sinon quand tu as fini de dire, je suis garçon et si celui à qui tu veux prouver que tu es garçon ne satisfait pas à tes revendications, tu fais quoi ? Tu va prendre les armes et venir enlever Gbagbo de sa prison ? Mes chers amis, mettons en œuvre ce que celui dont on se réclame nous a appris : Asseyons nous et discutons. Gbagbo Laurent a fait la politique de la chaise vide une seule fois dans sa vie et il dit que c’était une erreur lui-même : le boycott actif de 95. Aussi, ceux pour qui on a fait boycott actif, sont où aujourd’hui ? Au pouvoir. Et nous on veut faire gros cœur.

Il faut aussi dire que dans cette guerre, tout le monde a perdu quelque chose. Ma maison fut la première à être détruite à Katiola. A Abidjan, j’ai tout perdu. Donc qu’on ne vienne pas nous dire que certains ont perdu plus que d’autres. Donc il faut arrêter de dire qu’il y a des spécificités. Vous avez perdu quoi de plus que les autres ?

Le CAP UDD est un parti du centre-gauche

Nous sommes des sociaux-démocrates. Sur le plan économique, nous ne sommes pas contre l’économie libérale. Je n’ai pas dit ultra libérale. Nous sommes pour une économie libérale pour vu qu’elle crée des richesses. Il faut favoriser le privé pour qu’il crée la richesse. Une fois que cette richesse est créée, l’état et les institutions doivent mettre en place les structures et les reformes nécessaires à une meilleure redistribution de ces richesses. Voilà notre vision. Maintenant je laisserai aux spécialistes de vous développer tout cela au cours des différentes thématiques que vous aurez dans le cadre des activités du parti. Un partage de richesse de sorte que le Gap, ou la marge de richesse entre le riche et le pauvre soit réduit le plus possible. Voilà notre objectif. C’est un rêve, mais c’est comme cela que le politique doit rêver.

Au niveau de l’organisation de notre parti, ici nous avons un représentant pour l’Europe. Nous avons aussi un autre en Amérique. En Afrique c’est nous même qui gérons les affaires courantes pour l’instant. Le responsable pour l’Europe est chargé de mettre un coordonateur dans chaque pays d’Europe. Ici notre coordonateur Europe est madame Guédé Béatrice qui nous a proposé pour la France, M. Etienne Fagnan. Qui à son tour découpera la France en région pour les coordinations.

Enfin, nous sommes conscients que notre parti est jeune mais nous refusons le terme de « petit ». Si on prend les règles, un parti se juge à partir des élections, le nombre de députés. Si c’est ce critère alors le CAP UDD ne saurait pas être un petit parti. Nous au moins on a 2 députés, 1 Maire et plusieurs adjoints aux maires, 1 vice-président de Conseil Régional. On a donc des élus. Et nous comptons avoir un groupe parlementaire dès les prochaines élections. Donc en matière de financement, si Ouattara veut être correcte avec nous il doit nous financer. »

Avant de clore ses propos, le président du CAP UDD a présenté les cartes de membre, l’emblème et l’hymne du parti aux militants de France. Qui à leur tour ont exposé plusieurs autres préoccupations aux quelles Gervais Coulibaly a apporté des réponses claires sans langue de bois. C’est tout satisfaits que les premiers militants du plus jeune parti politique de l’opposition sous l’ère Ouattara se rentrés chez. Gervais Coulibaly qui poursuit son agenda européen effectuera un voyage en Italie en fin de semaine. Des rendez-vous avec un conseiller de l’Elysée du Quai d’Orsay sont au programme. Ainsi que des plateaux télés et une conférence avec la presse internationale.

Philippe Kouhon/ Diaspo Tv
pkouhon@gmail.com

Mardi 5 Novembre 2013
Vu (s) 1547 fois



1.Posté par lafilledefoi le 06/11/2013 01:27 (depuis mobile) | Alerter
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Si les gens ne le libere pas vous faites quoi? Rien du tout gervais coulibaly mais une chose est sure Il ne va pas mourire la bas .chacun payera de routes les maniere.

2.Posté par Fier Ivoirien le 06/11/2013 16:02 | Alerter
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Bien dit lafilledefoi. Chacun va payer le moment venu pour ce qu'il a fait ou dit. Que les gens bavardent et disent ce qu'ils pensent. C'est leur droit. Mais quand viendra le temps de la tempete on souhaiterais les entendre dire les memes choses. A bon entendeur...

3.Posté par ADEDE le 06/11/2013 17:09 | Alerter
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Tout le monde pense qu'il y a de quoi à prendre dans dans la population de militants du FPI et de sympathisants de LG. Mais erreur, courrez et dites tout ce qui vous passe par la tête. Mais soyez près à l'assumer le moment venu. Pourquoi n'as tu pas formé ton parti pour rentrer dans le LMP lui acceptait la contradiction? C'est facile d'affirmer qu'on est Gbagboïte; Au moment où tu l'étais qui en tirait profit. Faites tout ce que vous voulez cela traduit votre ingratitude.

4.Posté par Sily Camara le 07/11/2013 14:50 | Alerter
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Demandez à cet "oiseau" ( contraire de la fourmi collée à l'arbre) de définir le " gbagboÏsme" dont moi, le militant du FPI, n'ai jamais entendu parler. Un "mangéÏste" , c'est sûr . Coulibaly Gervais l'est. Comme les Fologo et consorts.

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