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Gbagbo Laurent, le fils de Kudzu, a rendu sa fierté à l’homme dit « Noir ».

le Mercredi 31 Août 2011 à 15:20 | Lu 1132 fois



Gbagbo Laurent, le fils de Kudzu, a rendu sa fierté à l’homme dit « Noir ».
Dans nos valeureuses traditions « africaines », particulièrement celles du coin d’origine de mes parents dans le fond du Kasaï, il est rare de « pleurer » un Homme qui marque ou est appelé à incarner l’âme de son peuple, celui qui par ses actes est en passe de devenir un « ancêtre commun », que les siens parmi ceux qui auront à poursuivre l’oeuvre amorcée de la construction invoqueront un jour comme les Autres ne cessent de le faire avec leurs aïeux.

La phase récente du parcours du fils de Kudzu, le nommé Laurent Gbagbo, explicite la nature du combat de l’homme dit « Noir », sa passion, le rêve qui l’habite quand l’heure de sacrifice arrive pour sa patrie, pour la terre de ses ancêtres, le respect et la dignité de cet homme « Noir » même dans ce que les Autres considèrent comme son « humiliation », mot et sentiment qui sont étrangers dans le discours de ceux qui ont fait de la lutte pour leur patrie le leitmotiv de leur existence.

Ce que les Autres appellent « humiliation » ou encore « souffrance » infligée à Laurent et à une femme Simon Gbagbo, bien que selon leur paradigme, aide plutôt l’homme « Noir » dans son combat. Elle sert dans la transformation de Laurent et de Simon Gbagbo en « ancêtre commun ». Elle reste une étincelle au bout de la corde à même de nourrir la suite du combat déjà engagé. La mobilisation à venir et l’imaginaire populaire devraient être occupées et alimentées pour à inciter à l’action. D’où la justification et l’acceptation par Laurent et Simon, de ce que les Autres de part limite de leur expérience considèrent comme de pertes en vies humaines.

Laurent et Simon Gbagbo n’ont pas été humiliés mais ils endurent le sort qui est communément réservé à ce que les uns appellent des « vaincus », qui n’apparaissent pas ainsi auprès de ceux qui mènent et valorisent ce type de combat d’émancipation de soi et de peuple. Du peuple noir « Haïtien »Randal Robinson écrit dans Haïti L’insupportable souffrance : « Les Haïtiens noirs se distinguent de leurs voisins noirs caraïbes par leur vitalité particulière, parce que ces Haïtiens ne sont pas seulement noirs mais aussi, […] reconnaissables culturellement (à leur obstination), inexplicablement fiers d’eux-mêmes et, semble-t-il, rebelles à toute manipulation » (Robinson, 2007 :138). Comprend qui peut !

L’Afrique « Noire » ne devrait pas s’attrister face aux coups et autres que reçoivent les Laurent et Simon Gbagbo… Pourquoi serait-elle affligée lorsque la fin telle que programmée par les Autres et surtout attendue voire souhaitée par ces dignes fils du continent « Noir » crée non seulement une occasion pour mettre en exergue le sens même de leur combat mais surtout et aussi valoriser des concepts tels que « bravoure », « vaillance », « abnégation », « dévouement », « passion » et « amour » de la terre où sont enterrés les siens et sans lesquels l’homme « Noir » s’éloignerait de son identité.

Dans Soundjata ou l’épopée mandingue, Djibril Tamsir Niane​ écrit: « Il n’y aurait pas de héros si les actions étaient condamnées à l’oubli des hommes, car nous agissons pour soulever l’admiration de ceux qui vivent, et provoquer la vénération de ceux qui doivent venir » (Niane, 1960 :108). Ce type de combat est noble. Et l’homme « Noir » devrait arrêter de s’apitoyer sur son propre sort. Les générations futures et la jeunesse d’aujourd’hui ont de quoi se réjouir parce qu’ils auront comme ancêtres communs Lumumba, Moumié, Sankara, Simon et Laurent Gbagbo. Au lieu qu’on ne cesse de leur parler de Robespierre, de Marat, de Georges Washington, voire de Barak Obama….

Le combat pour l’existence et la survie de l’homme que les Autres appellent « Noir », qui doit vivre en harmonie avec ses autres « frères » qui s’auto –proclament de couleurs différentes, exige de cet homme « noir », au-delà d’une simple question exigence morale, d’énormes sacrifices allant jusqu’au sacrifice suprême : sa propre mort. La question ne se pose pas en termes de « je », de « moi » en tant qu’individu, qui dois vivre mais de « nous » en tant que collectif, en tant que peuple « noir », nous devons vivre sur nos terres et en tirer bénéfice au même titre que nos frères venus d’ailleurs mais qui les exploitent.
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Vivre dignement chez nous sur nos terres, même dans notre état de misère, devient impossible pour la bonne et simple raison, et comme l’affirme si bien Tchicaya U Tam’si dans Ces fruits si doux de l’Arbre à pain, que « Les Blancs [on le reprend sans arrière-pensée] nous ont laissé leurs boys et leurs plantons pour maîtres » (Tchicaya, 1987 :30). Les mêmes font porter entre nos mains le sang de nos propres frères et soeurs. De l’assassinat de Lumumba, Tchicaya reconnait que : « Ceux d’ici ont prêté main-forte à ses bourreaux. […] La misère du pauvre Noir ne finira-t-elle donc jamais ? Voilà [Lumumba] disait « Nous avons connu… » ! Combien d’autres le diront encore dans le temps à venir, parce que [à la lumière de ce qui s’est passé avec Gbagbo] ce n’est pas encore demain la fin. » (Tchicaya, 1987 :71).

Que ceux qui veulent participer aux soi-disant élections au Congo-Kinshasa et y conduire le peuple, apprennent de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo qui non seulement était aux commandes lors de la tenue de ces élections en Côte-d’Ivoire, il contrôlait à la fois et l’armée et la rue par Charles Ble Goudé interposé. Que pourraient faire ces pauvres « leaders » congolais qui, désorientent le peuple du Congo en les embarquant dans cette voie alors qu’ils pourront compter sur la rue dont les limites en la matière ne sont point à mettre en doute.
Eza likambo ya mabele, likambo ya makila po na ekolo !

Mufoncol Tshiyoyo
Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC
R.A.P.-Mouvement politico-militaire
Mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 004745007236

Mercredi 31 Août 2011
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