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Gagnoa / Drame à Gnaliépa: Un couple de policiers se tue en pleines funérailles

le Lundi 9 Septembre 2013 à 08:04 | Lu 1274 fois

Les populations de Gnaliépa, bourg situé à environ 1 km de la commune de Ouragahio dans le département de Gagnoa, connu surtout pour être le village de la mère de l'ex-chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, étaient encore sous le choc du double homicide qui s'y est produit le samedi 7 septembre 2013 à notre arrivée.



Gagnoa / Drame à Gnaliépa: Un couple de policiers se tue en pleines funérailles
Un drame impliquant deux éléments de la Police nationale qui se sont donnés la mort à l'arme à feu. Il s'agit des sergents Gnadou Blanchard du district de Yamoussoukro détaché à la Gestoci et Coulibaly Gnindan Céline, qui, elle est en service à l'aéroport Félix Houphouët Boigny d'Abidjan Port-Bouët. Mais que s'est-il passé cette nuit-là, pour que ces morts viennent en rajouter à la détresse des populations de ce village déjà affligées par la disparition d'un des leurs ?

Dans les faits,selon des témoignages recueillis sur place, Gnaliépa est frappé par la mort d'un de ses dignes fils en la personne de Kahidé Attoukouayé. Alors, ce vendredi 6 septembre 2013 précédant le jour de son inhumation, tout le village et des populations de bourgades voisines, venus apporter leur soutien, sont réunis sur la place publique. Ce, pour les funérailles. Parmi eux, des policiers en grand nombre. Ces derniers sont également présents pour soutenir leur collègue de promotion qu'est le sergent Makré, fille du défunt. Toute la nuit, les funérailles battent leur plein avec le folklore que l'on sait en pareille situation, en pays Bété.

Peu après 3h du matin, on voit deux des policiers s'emparer de leurs chaises et aller se tenir un peu plus loin du vacarme, dans la pénombre. Ils veulent sans doute échanger dans le calme. Mais de quoi ? En tout cas, personne ne s'occupe vraiment d'eux. Et pourtant, toute l'attention va bientôt se focaliser sur eux, au détriment même des obsèques du vieux Kahidé Attoukouayé. C'est que, peu de temps après, un coup de feu vient brutalement surclasser les bruits des tam-tams et autres castagnettes avec lesquels jouent les chansonniers. On cherche à comprendre ce qui se passe une deuxième détonation se fait entendre. Toujours du côté où deux des policiers, un homme et une femme, s'étaient à l'instant retirer.

Alors, on y accourt. Et ce qu'on découvre est dramatique. Étalé au sol, sans vie et en sang, un homme. Dans une chaise « Malaga », juste en face, un autre corps sans vie. La tête qui a basculé sur le côté, est également en sang. Les corps qui portent des impacts de balles, sont tout de suite identifiés comme étant ceux des sergents Gnadou Blanchard et Coulibaly Gnindan Céline.

Informée de la mort tragique de ses collègues venus la soutenir dans sa douleur, le sergent Makré ne tient pas le choc. Elle perd connaissance. Gnaliépa est en ébullition devant cette double tragédie. Il faut noter que sous la chaise dans laquelle est affaissée le sergent Coulibaly Gninda Céline, se trouvait un pistolet automatique avec le canon encore fumant. L'arme qui a servi au double homicide. Mais enfin, qui des deux malheureux a commis ce dramatique acte ?



Drame sur fond de trahison amoureuse ?

Interrogée, une habitante du village qui dit avoir suivi la tragique scène, explique. A l'en croire, les deux policiers qui s'étaient mis à l’écart, discutaient, quand subitement, le ton est monté. Toujours selon les propos de cette dame, à la suite des éclats de voix, la policière sort de son sac à main un pistolet et tire à bout portant sur son interlocuteur. Et au moment où les gens accouraient pour en savoir davantage, elle retourne l'arme contre elle, avant de se tirer une balle dans la tempe. Mais cette version est balayée du revers de la main par des agents des forces de l'ordre venus procéder au constat d'usage avant l'enlèvement des dépouilles.

Pour eux, au regard de la position des impacts de balles, la thèse plausible est celle qui incrimine le sergent Gnadou Blanchard comme étant l'auteur du double homicide. Alors, il aurait donc tiré sur sa collègue, avant de se suicider. Vu ces contradictions dans les explications de ce drame, une enquête sérieuse est ouverte, pour situer sur la vérité. Mais quelles relations les deux policiers entretenaient-ils, au point d'avoir une discussion houleuse avant que tout ne bascule dans l'horreur ?

Selon des informations reçues auprès de leurs collègues, Gnadou Blanchard et Coulibaly Gnindan Céline se sont connus pendant leur formation à l'École nationale de la police ( Enp). Et c'est pendant cette formation, qu'ils tombent amoureux l'un de l'autre. De leurs relations intimes, naît un enfant. Cette relation amoureuse, les deux projettent de la solidifier par les liens sacrés du mariage.

Malheureusement, à la fin de leur formation, leurs différents lieux d'affectation les séparent. Coulibaly Céline est affectée à l'aéroport Félix Houphouët Boiggny quand Gnadou Blanchard, lui, se retrouve au district de police de Yamoussoukro. C'est là que les choses vont se détériorer, la nature ayant horreur du vide.

De fait, notent toujours les témoignages d'autres policiers, une fois dans la capitale administrative du pays, le jeune sergent Gnadou va s'engager dans une nouvelle aventure amoureuse avec une autre fille à qui, il met, du reste, la bague au doigt. Enterrant du coup, tous les projets avec Coulibaly Céline. Un coup dur que ne supporte pas de toute évidence, cette dernière. C'est dans le climat brumeux de cette relation amoureuse plombée, que les deux se retrouvent à Gnaliépa, aux funérailles du père de leur collègue. Puis, vint cette terrible nuit du vendredi 6 au samedi 7 septembre 2013.



Guy NEZO,

( Envoyé spécial à Gnaliépa)
Soir Info

Lundi 9 Septembre 2013
Vu (s) 1274 fois



1.Posté par alain kouamé le 09/09/2013 12:40 | Alerter
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Merci pour cet article mais je crois que vous devez mieux vous renseigner à la police de gagnoa car le nommé GNADOU BLANCHARD avait son arme sur lui avec aucune balle tirer encore dans son ceinturon. Et quelle est cette thèse de l'arme trouvé? Il n'y avait aucune arme trouvé sur les lieu du drame à part celle sur le sergent qu'il n'a pas pu utiliser. Et je vous dis que les deux on pris une balle dans la tête. Donc au vu de tous ce que je viens de dire il serait judicieux d’écarter vos deux première hypothèse pour en explorer une troisième. Merci.

2.Posté par Hermann N''da le 09/09/2013 15:19 | Alerter
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@ alain kouamé

Ton commentaire met en évidence l'éventualité d'une troisième thèse qui voudrait supposer que les deux policiers pourraient avoir été les victimes d'un même bourreau non encore identifié au stade actuel de l’enquête. N'est-ce pas ? Sauf mauvaise interpretation de ma part.

Tu avances deux éléments importants:
1/ Une seule arme trouvée sur les lieux, celle du sergent GNADOU mais aucune balle tirée à partir de cette arme restée dans le ceinturon. Cela est facilement vérifiable;

2/ Les deux victimes ont reçu chacune une balle dans la tête. Cette deuxième précision ne prend toute son importance que si les faits tels que repris au 1/ reflète la réalité;

En effet s'il est vérifiée que la seule arme sur les lieux, détenue par le Sergent GNADOU n'a pu être utilisée, cela voudrait dire que les deux coups de feu sont nécessairement venus d'une troisième entité composée d'une à deux personnes tout au plus mais non encore identifiée(s).

Si par contre les coup sont effectivement partis de l'arme que portait le sergent GNADOU, cela voudrait dire que le sergent aurait d'abord abattu sa collègue d'une balle dans la tête avant d'en faire autant pour lui-même.

Évidemment, avec des "SI" on peut tout reprendre, même les obsèques du vieux Kahidé Attoukouayé à Gnaliépa. (Paix à son âme).

Vivement que les enquêtes diligentées nous apportent es éclairages attendus. !

salut à toi cher frère !

3.Posté par LaRédemption le 09/09/2013 22:41 | Alerter
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Tout à fait d'accord avec toi CEMA Hermann N'Da. Avec des "SI" on peut même reprendre le monde mais tu sais autant que moi qu'en matière d'enquête ici en Eburnie il n'y a jamais de suite Prions juste pour le repos de l'âme de ces deux Policiers, ainsi que le géniteur de leur collègue triplement affligée. D'ailleurs, il y a une autre presse qui indique la thèse d'une élimination purement et simplement du Sergent Gnandou qui aurait été reconnu par un ex-rebelle puisque ledit sergent aurait fait mordre la poussière aux rebelles lors de l'attaque de la Présidence à Abidjan. Le sergent Gnandou aurait été affecté à Yamoussoukro après sa guérison puisqu'il avait, semble-t-il été blessé lors de la défense de la Présidence. Donc il aurait été éliminé simplement et pour ne pas laisser de trace, le sergent Coulibaly Céline a été également liquidée et l'arme du crime qui n'est pas dans la dotation policière aurait été laissée sur place pour justifier la thèse d'un crime passionnel, à en croire cette même presse. C'est un drame qui ne donnera aucune suite si ce n'est des obsèques dignes à leur intention. Que la terre qui les a vu naître leur soit légère et que Dieu nous garde.

4.Posté par alain kouamé le 11/09/2013 16:29 | Alerter
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En plus, il y a plein de contre vérité dans votre article. D’où tenez vous que Franck'c'est son prénom) a un enfant avec cette dernière? Faux faux et faux ils n'ont jamais eu d'enfants ensemble. Fanck n'a que des jumeaux avec une autre fille qui n'est pas de la police. Il a été garde du corps à la présidence sous l'ancien régime. Il on on même tiré sur lui pendant qu'il essayaient d'installer le DG à la RTI aux heures chaudes de la crise post-électorale. Il l'on même attrapé à la résidence du président après avoir capturé GBAGBO. Grâce à l'ONU et a une connaissance il ne l'on pas tué. Il a même eu tous les problèmes pourqu'on le reaffecte, sois disant parce qu'il était de la garde rapprochée de l'ancien régime. Il a été à plusieurs reprise convoqué pour dit-on nécessite d’enquêtes. C'est a la suit de tout cela qu'il a été affecté a yamoussoukro. Et je le dis encore il n'y avait aucunes armes sur les lieux du crime a part lui sont arme encore sur lui dans sont ceinturon.

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