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Gabon : Quand des soldats menottent et mettent nues des femmes +vidéo !

L'Afrique en mouvement - info241 le Jeudi 29 Octobre 2015 à 05:45 | Lu 4006 fois

Les faits remontent au 14 octobre dernier. Des commerçantes gabonaises du plus grand marché de Libreville (Mont-Bouët, ancienne gare routière) faisaient face à des policiers alors qu’elles manifestaient contre le racket de ceux-ci. Au sommet de leur mécontentement, certaines d’entre elles vont aller jusqu’à se dénuder et furent aussitôt interpellées par la police.



La vidéo publiée ce mercredi matin sur les réseaux sociaux par un utilisateur anonyme est devenue rapidement virale, se rependant sur la toile comme une traînée de poudre. Suscitant ainsi l’indignation des internautes qui n’hésitent pas à dénoncer l’attitude des policiers face à ces deux mères de famille dénudées, menottées et poussées comme du bétail au commissariat de Nkembo dans le deuxième arrondissement de Libreville.


Dans la vidéo, on peut entendre les lamentations et les cris des deux femmes d’un âge avancé, dénonçant de gros bras venus les déloger du travail servant "à envoyer leurs enfants à l’école" et questionner le commandant du dudit commissariat sur sa "crainte de Dieu". On peut y déplorer la brutalité physique et verbale dont ces femmes ont fait l’objet de la part de la police gabonaise.

Florilège de réactions :

Condamnées pour atteinte aux bonnes mœurs

Selon le ministère de l’Intérieur, ce sont quatre femmes qui auraient été interpellées par la police pour "trouble à l’ordre publique, outrage à agents et atteinte aux bonnes mœurs". Le 20 octobre, soit six jours plus tard après enquête, elles ont été présentées au procureur de la République qui a décidé de la relaxe de deux d’entre elles et inculpé les deux autres pour uniquement "atteinte aux bonnes mœurs" ! Rien que ça !

Reste que ces commerçantes gabonaises qui dénonçaient le racket dont elles sont victimes de la part des policiers, n’auront jamais elles, le plaisir de voir croupir en prison les policiers coupables de ce genre de méfait ou de telles brutalités physiques. Au Gabon, les commerçantes ne sont pas les seules victimes de la cupidité de certains éléments des forces de police. Les transporteurs terrestres (taximen et autres professions connexes) ont plusieurs fois interpellé les autorités gabonaises sans que l’éradication de ce phénomène soit possible.

Une justice à rebours

La justice gabonaise semble plus prompte à sévir sur les questions touchant aux "bonnes mœurs" qu’à celles liées à la corruption des agents de police. Une justice qui voit double dirait-on et qui châtie avec une dextérité hallucinante les plus faibles. Ali Bongo qui avait déclaré la décennie 2015-2025 comme celle de la femme, a désormais fort à faire avec ces images choquantes qui ternissent l’image de la femme gabonaise et ce, par sa propre administration.

Enfin, on a appris qu’une enquête diligentée par le ministère de l’Intérieur aurait été ouverte pour retrouver les agents coupables de ces brutalités à la suite de la publication de cette vidéo ce mercredi. Sans elle, les responsables de ces agissements n’auraient assurément pas été inquiétés. Merci qui ?

[MISE A JOUR DE 21H06] L’auteur de la vidéo aurait été identifié par les services du ministère de l’Intérieur. Il s’agirait d’un policier, gardien de la paix qui a immédiatement été suspendu de ses fonctions par "mesures conservatoires". Ses pairs dénoncent "la façon dont un maintien de l’ordre public a été exploitée à travers des images obscènes sur la toile". Il y a là comme un déni des brutalités devenues secondaires pour l’autorité ministérielle.

"Conformément au Code de bonne conduite et à la discipline des Forces de Police Nationale, poursuit le communiqué du ministère, il sera traduit en conseil de discipline tout comme les complices de cette propagande malsaine". Il semblerait que les autorités gabonaises s’emploient à la recherche des auteurs des fuites qu’à ceux de ces brutalités pourtant bien identifiables administrativement.


info241
Jeudi 29 Octobre 2015
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