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Fatou Bensouda et son frère Alassane Ouattara font le procès des Ivoiriens avec Gbagbo

L'Afrique en mouvement - Isaac Pierre Bangoret le Dimanche 16 Novembre 2014 à 21:46 | Lu 561 fois



L’obstination de Fatou Bensouda à condamner le président ivoirien Laurent Gbagbo, malgré la vacuité de ses accusations à l’encontre de ce démocrate et résistant africain, ainsi que son mutisme coupable à l’endroit des violations flagrantes des droits de l’homme du régime d’Abidjan, nous interpellent et nous incitent surtout à nous intéresser à la prétendue neutralité de cette juriste, élue procureure générale de la Cour pénale internationale sur 52 candidats, à un moment grave de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous assistons, en effet, pour la première fois, au procès d’un président déporté à la Haye, à la suite d’un contentieux électoral, et après une guerre déclenchée par son adversaire politique Ouattara, qui enregistre, jusqu’à ce jour, des milliers de morts.

Cette guerre n’est pas encore achevée puisque la réconciliation entre les populations ivoiriennes n’est pas effective, et ne sont traqués, emprisonnés que les opposants, les partisans de Gbagbo, les démocrates ivoiriens, les soldats républicains. La nationalité de l’accusé est insolite et constitue le noeud de cette intrigue politique cautionnée par la Cour Pénale Internationale, parce que le passé de notre pays, contrairement à nos voisins du Nord ; le Burkina et le Mali, de l’Ouest ; le Libéria et la Guinée, de l’Est, le Ghana, n’a pas souffert de multiples coups d’État sanglants.

Le parcours politique de ce leader ivoirien est sommairement identique à celui des grandes figures politiques charismatiques qui ont prôné la non-violence. En 1990, Laurent Gbagbo se présenta contre Houphouët Boigny, malgré l’attribution massives de cartes d’identités aux étrangers, à la solde de ses adversaires politiques. La proclamation des résultats se fit, cependant, sans heurts. Le président Bédié, issu du PDCI-RDA, succéda aussi, sans heurts, à Houphouêt Boigny. Face au Général Guéï, venu au pouvoir après le coup d’État contre Bédié, Gbagbo vit se réaliser son projet politique ; la conquête du pouvoir aux mains nues.

C’est fort de son succès politique et de sa popularité au sein des populations ivoiriennes qu’il accepta d’organiser les élections présidentielles de 2010 qui virent la participation exceptionnelle de Ouattara soutenu par des rebelles opposés au désarmement. L’armée française, à la suite d’un contentieux électoral planifié, installera de force Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire ; ce leader politique « au carnet d’adresses fourni » dont il se sert pour « décapiter » l’opposition ivoirienne, et maintenir, contre vents et marées, Gbagbo à la Haye, afin de briguer, haut les mains, un second mandat présidentiel. Grâce à ses relations avec les grands de ce monde, nous assistons à la promotion des fils du mandingue ou de groupes ethniques alliés, aussi bien au sommet de l’État ivoirien qu’à la tête des institutions internationales au chevet de la Côte d’Ivoire.

Citons deux fonctionnaires internationaux africains fortement impliqués dans la crise ivoirienne : la juriste Fatou Bensouda chargée d’accuser, pour le compte du régime de Ouattara, le président ivoirien Gbagbo Laurent déporté à la Haye. Élue le 12 décembre 2011 procureure générale de la CPI, elle a succédé à Luis Moreno Ocampo, huit (8) mois après l’investiture d’Alassane Ouattara qui a eu lieu le 21 mai 2011. Née en 1961, originaire de la Gambie, une des régions dominées, autrefois, par l’Empire du Mali, elle est, à l’instar de Ouattara, mandingue.

L’Empire du Mali s’étendait, en effet, sur les actuels Mali, Sénégal, Guinée Bissau, Mauritanie, Guinée, Burkina Faso, et la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara, descendant de l’empereur Sékou Oumar Ouattara, est un Mandingue, et non un Mossi. Les Mandingues disséminés dans tous ces pays africains sont solidaires, et accordent plus de crédit aux frontières ethniques qu’à celles administratives tracées par la Métropole. Les Mandingues Fatou Bensouda et Alassane Ouattara sont donc des « parents », du fait qu’ils partagent le même héritage culturel. Comme lui, elle a une expérience dans le domaine bancaire puisqu’elle fut directrice générale de la Banque Internationale
pour le Commerce à Banjul, capitale de la Gambie. C’est une juriste bien introduite dans le milieu des affaires, ayant bénéficié, principalement, d’une formation en droit maritime international et en droit de la mer. Si le président-banquier Ouattara est marié à une femme d’affaires, Fatou Bensouda est une juriste unie aussi à un homme d’affaires.

De jour, ils brandissent l’épée de la justice internationale, ou proclament leur légitimité internationale et non nationale, et de nuit, se muent, certainement, en consultants financiers. Ces informations n’auraient démontré que des accointances fictives, si l’étroit lien entre la juriste Bensouda et le projet secret des mandingues alassanistes de dominer politiquement et économiquement l’Afrique de l’Ouest n’était pas mis, indirectement, en évidence, à travers des faits, dans la crise guinéenne.

Sur le site GUINEEPRESS.INFO, dans un article intitulé : « Fatou Bensouda : une autre mandingue à la solde d’Alpha Condé et de l’impunité en Guinée », publié le 04/08/2011 à 19 :14 : 20, elle est accusée de rendre une justice partisane, sélective, sur mesure. dans l’affaire qui opposa Dadis à Alpha Condé, en se mettant au service d’un régime mandingue. Il est écrit à ce sujet : «Même les massacres ethniques qui ont visé les Peuhls à Conakry, Siguiri, Kankan, Kouroussa, Kissidougou, et Nzérékoré n’ont point interpelé cette institution qui avait promis mettre fin à l’impunité en Guinée.

Le TPI se comporte comme la justice guinéenne. Pas étonnant avec cette femme qui était responsable de l’injustice en Gambie ». Nous assistons en Côte d’Ivoire à la même procédure judiciaire, au nom du rattrapage ethnique prôné par les mandingues alassanistes. Seules les victimes d’origine mandingue comptent, réellement, aux yeux de Fatou Bensouda, et non les victimes bétés, les autochtones de l’ouest chassés de leurs terres ou massacrés par les milices burkinabé de Blaise Compaoré. Le témoignage suivant est édifiant : « Chose bizarre, toutes les personnalités africaines sollicitées par la Guinée et la communauté internationale sous l’influence de Sékouba Konaté, Blaise Compaoré et Bernard Kouchner (tous des amis d'Alpha Condé) sont mandingues: le malien, le burkinabé, le sénégalais et la gambienne Fatou Bensouda ! Sékouba est mandingue, Alpha est le candidat mandingue qui a fait appel à la coalition mandingue et ethnico-régionale contre "le péril peul" en Guinée ».

La neutralité de Fatou Bensouda dans les dossiers ivoiriens et guinéens est ainsi mise en cause. Elle est, selon ces faits, au coeur d’un pouvoir mandingue au service de l’Occident et non de l’Afrique. L’affaire Gbagbo oppose, en réalité, aux Ivoiriens, les mandingues alassanistes taraudés par une haine farouche qui remonte à la genèse de la formation de la Fédération du Mali. A l’époque d’Houphouët Boigny, il se racontait dans le cercle des fils du Nord, communément appelés, à tort, dioulas, que le président du PDCI-RDA n’aimait pas les dioulas, et que les Akans s’évertuaient à conserver le pouvoir d’État. Houphouët avait, en fait, très vite perçu le péril que faisait courir aux autres groupes ethniques de l’Afrique de l’Ouest, la coalition mandingue, ethnico-régionale.

Il choisit, à dessein, la voie de l’autonomie de nos États africains et non de la Fédération, en s’alliant à des partis politiques burkinabé, à Ouezzin Coulibaly, afin que nos Constitutions respectives soient facteur de notre unité nationale et africaine, et non notre appartenance ethnique. Il n’est donc pas étonnant que Ouattara s’évertue à effacer ce pan de notre histoire, en arrachant le RDA du PDCI. Avec la formation d’une aristocratie mandingue à la tête de la Côte d’Ivoire, au détriment des autres groupes ethniques, sous Ouattara, est justifiée la crainte du président Houphouët.

Certains dignes fils du Nord, comme Ben Soumahoro, Koné Katina ont attiré l’attention de leurs populations sur le gouffre dans lequel les entraîne la doctrine alassaniste du rattrapage ethnique. Des mandingues revendiquaient déjà, bruyamment, un des leurs à la tête de la Côte d’Ivoire. Houphouët s’attela à déplacer le péril que faisait courir aux Ivoiriens la coalition mandingue qui a simplement implosé sous Gbagbo. Sous ce leader politique démocrate, respectueux de la Constitution de notre pays, nous avons commencé, de nouveau, à entendre un refrain récurrent identique à celui que nous entendions sous Houphouët:

« Gbagbo, les bétés, les démocrates ivoiriens n’aiment pas les dioulas, ils veulent les exterminer ». Les mandingues alassanistes n’ont prêté, expressément, aucune attention aux relations idylliques entre Gbagbo et Nady Bamba, une femme originaire du Nord de notre pays, et à tous les efforts fournis pour réconcilier les Ivoiriens, en choisissant, par exemple, comme premier ministre, Soro Guillaume, représentant des Forces Nouvelles, parce qu’il leur fallait faire de la Côte d’Ivoire, une vache à lait, une nouvelle mine d’or identique à celle de Bouré (source d’enrichissement de l’Empire du Mali) afin que nos richesses permettent aux fils du mandingue de dominer toute l’Afrique.

Que Bensouda, une mandingue, s’acharne à démontrer que Gbagbo ait planifié l’extermination des fils du mandingue est un refrain qui nous est donc familier. Les fils du Nord, partisans du rattrapage ethnique, le chantaient déjà, en choeur, à l’époque d’Houphouët. Ils avaient, alors, pour ennemis, non pas les Bétés mais les Baoulés, les Akans. et égrenaient toutes les frustrations qui, à leurs yeux, faisaient d’Houphouët et des « fiers Ivoiriens, les traîtres de l’Afrique, des xénophobes » pour avoir choisi l’autonomie de nos États respectifs . Aujourd’hui, ils en ont contre Gbagbo et tous les démocrates ivoiriens opposés au régime féodal du mandingue Alassane Ouattara.

La deuxième personnalité africaine proche du groupe ethnique de Ouattara est Aïchatou Mindaoudou, nommée par Ban ki Moon représentante spéciale du Secrétaire Générale des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Originaire du Niger, elle semble emprunter la voie de Choi. Le parti de Gbagbo a déjà démontré son attitude partisane dans le dossier qui oppose les mandingues alassanistes aux Ivoiriens, à Gbagbo. L’annonce récente du retour du parti de Gbagbo à la CEI par cette représentante de l’ONU qui n’a pas été confirmée par l’Alliance démocratique est un autre fait qu’il nous appartient d’élucider, dans le but de comprendre la stratégie politique de ces personnes qui tiennent à discréditer le parti de Gbagbo, aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale, et à l’empêcher surtout de participer aux élections présidentielles de 2015.

Le RDR étant devenu le cheval de Troie des mandingues alassanistes en Côte d’Ivoire, il appartient au peuple du Burkina Faso de transmettre à leurs frères résidents dans notre pays, la flamme de la démocratie, de la révolution, afin que ceux qui jouissent du droit de vote, s’acquittent de ce devoir pour que triomphe la démocratie sur le pouvoir colonial qu’incarne Alassane Ouattara, allié naturel de Blaise Compaoré .

C’est en agissant de la sorte que leur révolution sera effective. La rébellion en Côte d’Ivoire venue du Burkina Faso peut avoir un effet boomerang si nous n’unissons pas nos forces pour venir à bout de la Pieuvre (la Françafrique). Nous voulons des fils du Mandingue dignes au service de l’Afrique et de ses valeurs, et non des Africains indignes qui choisissent de devenir, aux côtés de la race dite supérieure, les esclavagistes des Temps modernes.

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)

Isaac Pierre Bangoret
Dimanche 16 Novembre 2014
Vu (s) 561 fois



1.Posté par Zadi le 17/11/2014 16:31 (depuis mobile) | Alerter
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