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Evènements du 18 février 1992: Comment Ouattara a voulu tuer la démocratie

le Samedi 18 Février 2012 à 09:10 | Lu 589 fois



C’est aujourd’hui que le Fpi et les démocrates ivoiriens célèbrent les tristes évènements du 18 février 1992. Ce jour-là, la démocratie naissante avait été poignardée dans le dos par Alassane Dramane Ouattara, alors Premier ministre.

18 février 1992-18 février 2012. Cela fait exactement 20 ans que l’actuel tenant du pouvoir, Alassane Dramane Ouattara, alors Premier ministre d’un Houphouët-Boigny souffrant, poignardait la démocratie naissante dans le dos au terme d’un complot mal ficelé. Ce jour-là, Ouattara avait fait arrêter et emprisonner dans des conditions humiliantes, Laurent Gbagbo, président du Fpi, des leaders syndicaux, de défense des droits de l’homme et de nombreux démocrates.

Tout avait commencé dans la nuit du 17 au 18 mai 1992. Pour protester contre les coupures intempestives d’électricité dans la cité universitaire de Yopougon-Toits rouges, les étudiants avaient organisé un meeting, le 17 mai à 16h. Ce meeting a été dispersé par les forces de l’ordre. Tard dans la nuit, alors que les étudiants ne se doutaient de rien, les forces de l’ordre sur instruction du chef d’Etat major d’alors, le général Robert Guéi alors colonel major, reviennent à la charge. Les soldats encerclent la cité, fracassent les portes des chambre des étudiants et tabassent tout le monde.

Faisant plusieurs blessés graves, des étudiantes violées etc. Des rescapés avaient même parlé de morts. Face à cette situation inacceptable qui est une violation grave des droits humains, le Fpi, les syndicats d’Universitaires et les organisations de défense des droits de l’homme exigent et obtiennet du Président Houphouët, la mise en place d’une commission nationale d’enquête pour faire la lumière sur la barbarie de l’armée.

Après trois mois, la commission dépose ses conclusions à Houphouët. Celles-ci indexent les responsables de l’armée comme étant les auteurs des exactions commises sur les étudiants. Alors que le peuple s’attendait à ce que le Président Houphouët sanctionne ces responsables désignés par la commission, il a nargué tout le monde en ces termes : « Je ne peux pas retourner mon propre couteau contre moi ». En d’autres termes, l’ex-chef de l’Etat indiquait clairement son refus de prendre des sanctions contre les éléments de l’armée mis en cause par la commission nationale.

C’est donc pour protester contre ce refus d’Houphouët de sanctionner l’armée que le Fpi et les démocrates ont organisé une grande marche de protestation, le 18 février 1992. Cette marche pourtant pacifique avait été réprimée dans le sang par le pouvoir d’alors qui avait fait arrêter Gbagbo et un grand nombre de démocrates dont le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), le professeur Réné Dégny Ségui. Cela à la suite d’un complot monté de toute pièce par le pouvoir.

Le Premier ministre, Alassane Dramane Ouattara, avait même indiqué (comble du ridicule !) devant la presse, avoir vu Gbagbo en train de poser des actes de vandalisme au Plateau. Condamnés en première instance à trois ans de prison ferme, Laurent Gbagbo et ses co-détenus étaient sur la voie d’être remis en liberté par la Cour d’appel quand le pouvoir avait bloqué le procès en évoquant la suspicion légitime.

Finalement, rentré de France six mois plus tard, Houphouët avait fait voter une loi d’amnistie par l’Assemblée nationale pour libérer tous les démocrates. Ces évènements par lesquels Alassane Dramane Ouattara avait tenté d’assassiner la démocratie naissante dans notre pays sont célébrés tous les ans. Ils seront donc célébrés aujourd’hui dans un contexte particulier. En effet, les mêmes qui avaient faits arrêter Laurent Gbagbo en 1992, le tiennent aujourd’hui encore prisonnier à la Cpi à la suite d’un coup d’Etat conduit par l’armée française.



Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
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Samedi 18 Février 2012
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