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Et revoilà le programme 90-93: Ouattara diminue les salaires

le Samedi 2 Juillet 2011 à 08:49 | Lu 625 fois



Chassez le naturel, il revient au galop. L’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), bombardé chef de l’Etat par la France, renoue avec ses mesures impopulaires éprouvées entre 1990 et 1993 en Côte d’Ivoire. M. Alassane Ouattara vient d’enclencher la diminution des salaires des fonctionnaires sans le dire. C’était son plan d’austérité de 1990, quand il était Premier ministre d’Houphouët-Boigny.

L’information est tombée. Implacable. Le nouvel homme fort du pays, Alassane Dramane Ouattara, a réduit de 50.000 FCFA le salaire des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire. La soustraction a eu lieu cette fin du mois en cours. Cela a été fait sans prévenir personne. Les victimes de cette surprenante diminution de salaires sont les militaires, les gendarmes, les policiers, les douaniers et les agents des Eaux et Forêts. Bref, tous les corps habillés de la République. Officiellement, les hagiographes du nouveau président tentent de couvrir ce grave coup de fouet par une certaine volonté de supprimer une « prime de guerre » aux soldats de tous les corps qui ont défendu l’Etat ivoirien attaqué par la rébellion du 19 septembre 2002.

Cette prime de 50.000 FCFA était, au départ, une prime alimentaire pour les ex-FDS qui étaient sur les lignes de front pendant la sale guerre qui a été imposée à la Côte d’Ivoire, et dont tous les acteurs sont aujourd’hui au grand jour. Après, cette mesure a été étendue à l’ensemble des ex-FDS par le président Gbagbo pour l’engagement sans faille qu’elles ont pris en faveur de la défense de la nation attaquée. Cette prime alimentaire devrait prendre fin en octobre 2010. Mais le président Laurent Gbagbo, estimant qu’il était anormal d’ôter de la poche des ex-FDS ce qui apparaissait désormais comme un droit acquis, a autorisé que ces 50.000FCFA soit intégrés entièrement dans l’ossature des salaires des corps habillés, en guide de reconnaissance de la République.

Donc, de prime alimentaire au départ, les 50.000 FCFA sont devenus une partie intégrante du salaire des ex-FDS. En décidant donc de les supprimer, Alassane Dramane Ouattara opère une réduction des salaires sur les avoirs des ex-FDS. Mais le plus ahurissant, c’est que les ex-FDS ont été traités avec mépris par les tenants du pouvoir d’Etat, car ils n’ont pas été prévenus à l’avance. De sorte qu’ils n’ont pas pris la moindre précaution.

Or, un travailleur qui se veut sérieux et responsable, fait des prévisions et prend des engagements à court, moyen et long termes, en fonction de son gain mensuel. C’est donc sûr que les temps s’annoncent vraiment très durs pour les ex-FDS. Mais Alassane Ouattara n’est pas à son premier banc d’essai et tous les agents de la fonction publique ivoirienne pourraient connaître le même sort.

Souvenez-vous : Dès qu’il a pris fonction, Alassane Ouattara a déclaré à la délégation du député PDCI, Ouassénan Koné qui l’a rencontré sur le sujet, qu’il a « suspendu » les salaires de toutes les institutions du pays, en dehors de la présidence et de la primature. « Suspendus », les salaires des députés à l’Assemblée nationale et de tous les agents de cette institution ! « Suspendus », les salaires des Conseillers constitutionnels et de tous les agents de cette institution ! « Suspendus », les salaires des Conseillers économiques et sociaux et de tous les agents de cette institution ! Même les plus petits agents de ces institutions (gardiens, vaguemestres, coupeurs de gazon, etc.), qui n’ont rien à avoir avec la politique, n’ont pas été épargnés par la mesure de Ouattara. Tous, salaires « suspendus » ! Or, voilà qu’au tour des forces de l’ordre, la branche la plus sensible de la Fonction publique, les jeux se clarifient : Salaires diminués !

Depuis son installation à la tête de l’Etat, les bruits couraient, enflaient, se répandaient. Des fois, ces rumeurs disaient que M. Ouattara veut faire « une ponction de 10% sur les salaires de l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat ». Des fois aussi, elles disaient que « la réduction de salaire pourrait être de 15% et plus ». Motif invoqué, toujours par la folle rumeur : Cette ponction sur les salaires va « contribuer à la reconstruction du pays ». Certains journaux en ont faits échos. Mais aucun démenti ferme du gouvernement Ouattara n’est pondu pour arrêter la rumeur ou pour l’officialiser et préparer les Ivoiriens à la pilule.

Tout porte à croire, en vérité, que le M. Alassane Ouattara veut remettre à l’ordre du jour son plan d’austérité qu’il a expérimenté entre 1990 et 1993, en tant Premier ministre de feu Félix Houphouët-Boigny, et qui s’était soldé par un échec cuisant. Ce plan visait essentiellement deux objectifs : Rechercher de façon effrénée de l’argent frais, y compris par les moyens les plus impopulaires. Cela s’est traduit par l’institution déguisée d’impôts sur les revenus de certaines populations, comme la carte de séjour pour les étrangers, une incongruité dont Ouattara a su curieusement tiré profit contre ceux qui, comme Laurent Gbagbo, l’ont combattue et supprimée.

Le second objectif de ce plan Ouattara en 1990 était la réduction du train de vie de l’Etat. Sous ce vocable, l’ancien gouverneur de la BCEAO a opéré la suppression d’un grand nombre d’emplois et de services de l’Etat. Par exemple, tous les agents journaliers de la Fonction publique ont été jetés à la rue. Douze mille chômeurs en même temps ! Les garçons et filles de salle dans les hôpitaux, vaguemestres, etc. Tous touchés ! L’Etat a du coup perdu ses « nettoyeurs » et tous les bureaux sont tombés en ruine.

Les enseignants recrutés à partir de 1991 ont vu leur salaire coupé en deux. Désormais, à diplôme égal et pour le même volume de travail, le nouvel enseignant était payé deux fois moins que son collègue juste d’un an plus ancien que lui. Enfin, quand il a ajouté à ces mesures, la suppression des internats pour les élèves, celle des cars de transport pour les étudiants ; Quand il a réduit le budget des restaurants universitaires, le grand économiste Ouattara a poussé l’Ecole ivoirienne dans l’agonie qui l’étrangle aujourd’hui, dans une société elle-même à terre.

D’après les mauvaises langues, le nouveau président de Côte d’Ivoire est de retour avec son plan de 1990-1993 et l’expérience vient de commencer par les institutions et les corps habillés.


César Etou et Boga Sivori

Source : Notre voie

Samedi 2 Juillet 2011
Vu (s) 625 fois



1.Posté par FAOUZY le 03/07/2011 11:35 | Alerter
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nous observons ce (BURKINABE ) ALASSANE DRAMANE AOUATARA qui joue avec sa propre vie ADO a fait venir 150 COMMANDOS burkinabé pour assurer sa securité à la presidence de cote d'ivoire ,et des français comme conseillers militaires la france qui veut disposer de la COTE D'IVOIRE est entrain de piller notre sous sol tout en mettant un etranger à la tête de la presidence ,je n'accuse personne que nos dirigeants soit disant politiciens nul (BEDIE ANAKI MABRI GNAMIEN KONAN ) RHDP POUR DES POSTES ministeriels vous bradez notre pays aux occidentaux appretez vous bien à nous tuer tous un matin parce que le pays n'appartient pas à ces imbeciles politiciens d'après eux oh honte la france l'afrique se reveille et aucune armée au monde ne peut vaincre un peuple revolutionné pour la souveraineté de son pays chers ivoiriens et africains partout où nous sommes nous avons pour ennemis les français et leurs alliés à chacun son blancs

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