Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Et pourtant, Gbagbo nous avait prévenus !

le Lundi 30 Juillet 2012 à 08:20 | Lu 1911 fois



Et pourtant, Gbagbo nous avait prévenus !
Alassane Ouattara tourne dans les airs comme Sisyphe continuant de rouler sa pierre inlassablement ou plutôt condamner à le faire. Le beau scénario qu’il avait écrit, souvent parce que ses lecteurs n’ont pas su lire entre les lignes, a vécu. Gbagbo nous avait pourtant prévenus.

Contexte : Nous avons décidé de publier de larges extraits de l’interview que le président Gbagbo a accordée à un internaute alors qu’il était encore détenu à Korhogo. C’était le 16 octobre 2011. En raison du contexte. En effet, le chef de l’Etat est constamment en voyage à la recherche des financements internationaux qu’il croyait acquis dès qu’il arrivait au pouvoir. Le constat est pourtant amer : même le ppte ne suffit plus à donner la vie qu’il avait promise aux Ivoiriens. En revanche, la pauvreté augmente, les pertes d’emplois n’ont jamais été autant élevées. Et dans un pays comme le nôtre qui doit jouer son rôle de leader sous-régional, l’école est à l’arrêt depuis un an et la nouvelle rentrée est devenue illusoire en raison des tarifications rédhibitoires que les solutionneurs entendent imposer dès la rentrée prochaine.

Enjeu : Le pays est bloqué et le quotidien des Ivoiriens est désormais rythmé par les tueries et les commentaires qui les accompagnent. Signe que le président Gbagbo avait raison. Au-delà, ces extraits aident à psychanalyser le personnage de Ouattara que le président Gbagbo présente comme un homme qui a « la frime facile et le mensonge aisé ».
Quand Gbagbo parle d’Alassane Ouattara, c’est en fin connaisseur du personnage :

« Non, Ouattara n’apportera rien à la Côte d’Ivoire. Juste quelque temps et vous le découvrirez dans toute son incapacité »
Vous ne pouvez pas lui en vouloir de manquer d’effort. Il est à la recherche de 13.000 milliards qu’il serait en passe d’obtenir pour exécuter son programme et démarrer ses grands chantiers. Tout ce que vous citez-là ne sera que mauvais souvenirs pour les ivoiriens d’ici peu.

Ne me faites pas rire, monsieur… Qui va-t-il les lui donner, ces milliards? Les ivoiriens sont ouverts au reste du monde et voient que des mesures d’austérité se mettent en place partout en Europe et en Amérique. Depuis qu’ils l’ont installé, a-t-il un traitement particulier de la part de la Banque Mondiale et du FMI ?

Non. La Côte d’Ivoire suit les mêmes procédures et a droit aux mêmes montants de prêts qui avaient occasionné son endettement par le passé, et dont nous avons tenté de rembourser une bonne partie. Demandez donc à Ouattara d’avoir un peu de respect pour ceux qui ont eu à voter pour lui. Car, nous autres savons qu’il a la frime facile et le mensonge aisé. Ce n’est pas parce que vous vous croyez ami des milliardaires qu’ils vous rendront milliardaire ! Si tel est le cas, avouons que leurs épouses feraient partie de la liste Forbes des fortunés. Parce qu’elles, au moins, ont l’avantage d’être plus proches de leurs époux de milliardaires que le prétendu ami. Non, Ouattara n’apportera rien à la Côte d’Ivoire. Juste quelque temps et vous le découvrirez dans toute son incapacité.

Que faites-vous de ses nombreuses années dans la haute finance et son carnet d’adresses qu’il met souvent en avant !

Combien de fois vais-je vous le dire, cher monsieur. Ce type-là n’apportera rien à ce pays. C’est de là-bas qu’il venait, lorsqu’il fut premier ministre d’Houphouët. Il s’en est allé d’ici avec un blâme du FMI pour le plan qu’il était sensé appliquer et une Côte d’Ivoire en cessation de paiement ! Le temps serait long pour vous énumérer ses méfaits de 90 à 93. Montrez-moi les pays qu’il a développé comme il le prétend de la BECAO au FMI. Aucun ! Il excelle dans la mystification comme un gourou de secte.

Aimerez-vous qu’il échoue?

Honnêtement non, si tel est que c’est lui le vrai vainqueur de la présidentielle comme il le prétend. Parce qu’il est celui dont les agissements ont mis ce pays dans ce gouffre. Quoi de plus normal qu’on attende de lui réparation. Mais je suis sceptique quant à sa capacité à unir les ivoiriens d’abord et à trouver les moyens pour réussir cette remise sur pieds du pays. Observez-le, vous retiendriez qu’il est friand du superflu, du cérémonial, du beau décor, du côté martial du pouvoir…que du travail lui-même. On fait jurer les membres du gouvernement, chose qui n’existe nulle part dans notre constitution ; on dit aux chefs militaires qu’ils sont les seuls responsables des erreurs de la troupe, comme si on voulait être chef d’Etat sans être le chef suprême de son armée des temps anciens… Les plus enchantés de son camp commenceront bientôt à se poser des questions sur ses prétendues relations qui feraient pleuvoir des milliards sur le pays. Et puis, cela m’étonnerait qu’on l’ait installé pour le bonheur du peuple ivoirien après 18 ans de déstabilisation. Depuis 1993, lui et ses soutiens extérieurs empêchent les ivoiriens de vivre décemment.

Pourtant, je me souviens que vous avez confié à Jeune Afrique qu’il était plutôt travailleur. Où bien je me trompe?

Non, j’ai dit : de Bédié et lui, il est travailleur pendant que Bédié, lui, sait se faire entourer. Toute la nuance est là.
Il n’a que quelques mois de pouvoir. Attendons de voir, pourrait-on être tenté de vous dire…

Le début est très souvent un bon indicateur de la fin. Et ceux qui l’ont installé au mépris des règles démocratiques et de celui d’un peuple souverain qu’ils sous-estiment totalement, y compris lui-même, savent bien ce qu’ils font. Ils veulent un semblant de chef qui soit malléable parce qu’entre deux pressions : la leur et celle d’un peuple qui ne tardera pas à se faire entendre. Voyez l’état global du pays…

Les problèmes qu’ils croyaient me créer lui retombent aujourd’hui dessus : l’insécurité est totale ; les bandes armées contrôlent encore le pays ; l’ouest montagneux est meurtri par un génocide ; les forêts classées sont occupées par des populations venues d’ailleurs ; le chômage a atteint son point crucial ; les concours et examens de la fonction publique annulés ; les salaires des fonctionnaires ont du mal à être payés chaque mois ; le cacao fuit vers les pays limitrophes ; les universités sont encore fermées pendant que le primaire, le secondaire convergent vers elles . C’est très facile de créer un désordre. Mais il n’est pas donné à tous de ramener l’ordre, surtout quand vous êtes l’instigateur de ce désordre.

On est un peu étonné de la virulence de vos propos alors que vous n’êtes pas libre de vos mouvements.
Ce n’est pas parce qu’on fait des critiques qui ne plaisent pas qu’on est virulent. Je suis encore très loin de menacer de frapper un quelconque pouvoir moribond le moment venu. Et puis, qu’est-ce qu’on me montrerait encore après tout ce que j’ai vu? La mort me direz-vous. Celui qui me la donne, aura en héritage mes péchés.

Pourquoi 50 ans après, l’Afrique est encore à la traîne avec des guerres un peu partout où des populations d’un même pays se tirent dessus?

Le refus du respect des lois. Tout bêtement. Les plus simplistes vous diront à cause des impérialistes. Mais si vous respectez la loi qui vous interdit de mettre le feu à votre pays, l’impérialiste ne peut pas vous contraindre à prendre ses armes pour le faire. Eux, sont dans leur logique de déstabilisation d’un continent qui regorge encore assez de ressources pour le piller. Mais, que faisons-nous pour bâtir une unité qui les en dissuaderait? Pas grande chose ! L’occident sait qu’il est l’auteur de la balkanisation de l’Afrique, il peut donc, quand bon lui semble, opposer qui il veut dans un pays qui lui doit ses frontières. Demandez à une ethnie ou une région de se mettre ensemble pour revendiquer, et vous verrez que de façon contagieuse, le rival d’en face fera de même. Une fois que les deux camps créés, il n’y aura plus qu’aller à l’affrontement pour en sortir avec une grosse fracture sociale sur laquelle il pourra jouer à l’infini au gré de ses intérêts

Vous ne faites pas cas de l’iniquité de certaines lois dans votre raisonnement.

Si les lois sont iniques, faisons comprendre à celui ou ceux qui les ont mis en place, qu’elles le sont par des protestations démocratiques que sont les marches, grèves et autres. Mais jamais par les armes. Faute de quoi, les mêmes armes viendront vous arracher tôt ou tard ce que vous avez acquis. Dans ce jeu, l’impérialisme n’a pas d’ami. Il n’a que des intérêts. Il n’aura aucune gêne à se mettre avec celui qu’il a fait chasser par vous pour vous évincer un jour.

L’Afrique a donc intérêt à promouvoir le droit dans un vrai Etat de droit, si je vois suis?

Absolument. À condition que ceux qui l’enseignent et le pratiquent au plus haut niveau ne donnent pas le mauvais exemple en cautionnant le faux.
Qu’en est-il des milliards que vous aurez détournés pendant la décennie de pouvoir?
C’est là aussi un stéréotype du président africain. On ne peut pas imaginer l’exercice du pouvoir sans détournement de deniers publics. Eh bien, j’en suis l’exception ! On ne m’a pas encore montré un seul compte m’appartenant au solde de milliards. Et quand c’est un ancien de la haute finance, comme vous le dites, qui dit n’avoir rien trouvé, (rires) vous pouvez croire que Gbagbo n’est pas venu se servir, mais servir le peuple de Côte d’Ivoire.

Mais monsieur Ouattara a dit récemment depuis New York que vous irez en prison.
Parce que je n’y suis pas encore? Laissez Ouattara à son cirque. Ce n’est pas avec cela qu’on fait peur à un mortel de mon âge. Mieux, plus il veut montrer qu’il est à la tête de ce pays en lambeaux, plus il nous étale sa dictature. Quand la moins attractive des marionnettes se mue en juge, cela donne aux démocrates l’idée du combat qui les attend. Ce monsieur ne fera pas reculer ce pays sur le chemin de la démocratie.

Et son envie de vous envoyez à la CPI par exemple…

LG : Qui vous dit que je le mérite mieux que d’autres? Et en quoi cela résoudra quelque chose? On pourra m’enfermer dans une cellule en Europe, parce que je serais celui qui veut que la démocratie s’exerce dans ce pays. Mais est-ce qu’on l’aura fait pour chacun de tous ces ivoiriens qui se sentent concernés, abusés, révoltés par ce que traverse leur pays? L’histoire nous démontre que face au peuple, il n’y a pas d’armée aussi puissante. En choisissant de faire la politique, j’ai aussi choisi d’accepter ce qu’elle m’offrirait comme fin. Mais qu’en est-il pour ceux d’en face? Accepteraient-ils la leur? En partant pour la CPI, je me permettrais de ne pas leur souhaiter une paix durable et une stabilité à toute épreuve.

Est-ce une menace? Il ne se passe pas de jour sans rumeur de coup d’Etat. Vos partisans réfugiés au Ghana sont fortement soupçonnés de vouloir tenter un coup de force.

Non, je n’ai pas l’habitude des menaces. Le FPI n’est pas non plus abonné aux putschs, son parcours le démontre. Ce n’est avec nous que cette pratique a gagné ce pays jadis stable

La réconciliation, mais justice d’abord, attend-on dire du côté du palais présidentiel à Abidjan.
On ne peut pas être démocrate et ne pas aimer la justice qui nous ramène aux respects des lois. Je suis donc à l’aise dans ce schéma de réconciliation avec justice. Cela nous amènera à comprendre beaucoup de choses. Par exemple, qui sont les agresseurs et qui sont les agressés. Comment la rébellion est née et est partie d’ici au nord en 2002 pour prendre le pouvoir en 2011 au sud. Et non dans le sens inverse où on aurait vu les forces régulières partir du sud, où elles sont le plus basées, pour reconquérir le nord. Rien qu’avec ce tableau, l’on peut savoir qui voulait la guerre et qui était pour la paix. Bien sûr, il y a aussi les crimes de sang et économiques à élucider

Avec le recul, n’avez-vous pas l’impression d’avoir été piégé en organisant la présidentielle sans le désarmement?
Piégé, moi? S’il y a eu piège, il se refermera sur celui qui me l’a tendu. En politique, rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance. On peut faire le dos rond au début et se convaincre après de la nécessité de ce qu’on vous avait proposé au début. Que les ivoiriens restent sereins et très mobilisés, la vérité éclatera. Jamais, le faux n’a eu raison du vrai.

Justement, à propos d’Ivoiriens, ceux qui sont pour vous, vous reprochent d’être trop clément avec vos adversaires
Ils ont peut-être raison. Mais, moi, je fais de la politique et non la guerre.

Même quand l’adversaire vous malmène comme c’est le cas présentement?

Vous savez, n’est pas cruel qui veut. C’est d’abord et avant tout une question de nature. Et puis, je crois… Si on part d’une logique, pour pouvoir assassiner son adversaire politique (c’est peut-être ce que certains me reprochent ici), il faut être sûr qu’il est seul dans sa famille et qu’il n’a pas de militants pour espérer ne pas subir la vengeance des siens. Or cela est impossible. Dans les pays où d’autres ont pris ce raccourci, la paix n’est plus jamais revenue. Voilà pourquoi, face à un adversaire qui vous brandit la force des armes, brandissez-lui, celle du droit et soyez déterminé jusqu’à ce qu’il cède. Si vous voulez, je préfère la légitime défense qui a un fondement juridique.

Que diriez-vous d’un tête à tête avec Alassane Ouattara?

Tout ce qui peut sortir le pays de cette impasse est le bienvenu. Mais qu’on libère ces hommes et femmes qui sont détenus parce qu’ils ont été, pour certains, soit nommés par moi, soit mes partisans soit des parents à moi. Je le répète à qui veut l’entendre, le régime présidentiel qui est le nôtre fait de moi le seul responsable de ce qu’on pourrait leur reprocher.
Jamais de jour sans que vous ne soyez en couverture des quotidiens ivoiriens. Est-ce à dire que vous hantez encore la scène politique ivoirienne et le pouvoir actuel ?

C’est peut-être là une des facettes de la gestion du pouvoir qui nous oppose. La méthode dictatoriale rend plus service à l’opposition qu’aux tenants d’un quelconque pouvoir. Peut-être aussi la crise qu’on dit être terminée ne l’est pas du tout en réalité.

Lundi 30 Juillet 2012
Vu (s) 1911 fois



1.Posté par Yves le 30/07/2012 17:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
J'aime cet article tout simplement, merci.

2.Posté par AKA le 31/07/2012 18:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Oui, GBAGBO aura toujours raison, car ce regime n'a aucun avenir et donc ne fera rien pour les ivoiriens. ojrdui, on règne, au lieu de gouverner. Attendons de voir.

3.Posté par Saufsi le 01/08/2012 11:07 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Si seulement notre frères qui ont cruent à AO el Diablo avaient eu un esprit de discernement,ils n'allaient le suivre aveuglement. Il est un menteur et toute sa vie il n'a fait que mentir,une personne comme lui ne peut rien réaliser,ni apporté quoique se soit à ce pays. Le seule personne qui peut sortir ce pays dans l'impasse est le woudy de mama LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO le fils digne de la CÔTE D'IVOIRE et de l'AFRIQUE.Et non des génocidaires,de pilleurs,des voleurs,des violeurs,des assassins,des menteurs que sais-je encore? Mais tôt ou tard ce règne prendra fini. A bon attendeur, vive la CÔTE D'IVOIRE.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !