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Enquête sur les détenus pro-Gbagbo, 2e partie : Des témoignages qui accablent le régime de Ouattara/ Alphonse Douati (FPI) et Yavo (Cojep) disent tout à Eventnews Tv.

le Mardi 26 Mars 2013 à 05:31 | Lu 1335 fois



Enquête sur les détenus pro-Gbagbo, 2e partie : Des témoignages qui accablent le régime de Ouattara/ Alphonse Douati (FPI) et Yavo (Cojep) disent tout à Eventnews Tv.
Détenus pour la plupart depuis bientôt deux ans, les prisonniers politiques du régime du Dr Alassane Ouattara continuent de dénoncer leurs conditions de détentions non sans réclamer leur innocence. Pour beaucoup, ces incarcérations sont de nature plus politique que judiciaire. Les faits à leur reprochés n’étant jamais élucidés, ils continuent de broyer du noir dans des conditions inhumaines. Eventnews tv vous propose ici les témoignages en exclusivité de cinq d’entre eux.

PREMIER TEMOIGNAGE L’ARRESTATION ET LES CONDITIONS DE DETENTION DU MINISTRE : DR ALPHONSE DOUATY, SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DU FPI CHARGE DU SUIVI DE L’ACTION GOUVERNEMENTALE.

Le samedi 18 Août 2012, je me rends à Agboville avec la direction du Fpi pour une rencontre de travail avec les militants de ladite Fédération. Au cours de la réunion, nous sommes informés de l’attaque du siège (ex-QG de campagne du président GBAGBO) du Fpi par des personnes armées non identifiées. De retour d’Agboville, toute la délégation se rend au siège pour constater et évaluer les dégâts. Une réunion de la Direction du Fpi est programmée le dimanche 19 Août 2012. Une dizaine de jours avant cette date, les positions des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ont subi des attaques par des personnes armées non identifiées. Le Ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, sans enquête ni preuve accuse le Fpi d’être l’instigateur de ces attaques qui se sont soldées par des pertes humaines, d’armes et munitions. L’environnement politique se caractérise par des accusations contre le Fpi.

Ainsi, d’Agboville, via le siège du Fpi, je rentre chez moi à 19 h 30. A 20 heures, je reçois un appel du Directeur de Sécurité du Territoire (DST), le commissaire Diomandé Inza me convoquant dans ses bureaux (DST) pour dit-il des informations relatives à l’attaque du siège du Fpi dans la journée. Je m’y rends tout en prenant soins d’informer mes camarades du Fpi.
Arrivé à la DST, le commissaire Diomandé m’informe que je suis cité par deux jeunes gens comme étant l’instigateur, le financier et le coordonnateur général des attaques des positions des Frci. Il me mit aux arrêts et me soumis immédiatement aux auditions, refusant que mon avocat m’assiste. Arrêté le 18 Août 2012 à 21 heures, j’ai subi trois (3) auditions sans aucune assistance juridique. Les auditions ont été conduites par le commissaire N’Guadi Firmin assisté de l’officier de police Bamba selon les détails ci-après :

- Samedi 18 Août 21 heures au Dimanche 19 à 1 heure du matin : information générale sur ma personne puis sur les allégations m’accusant et émanant de deux jeunes ;
- Dimanche 19 Août 14 heures à 22 heures : information sur la coordination du Fpi à Accra, ses liens avec les militaires en exil. Je n’en sais rien.
- Lundi 20 Août 15 heures à 21 heures : les élections de novembre 2010. Ma position et celle du Fpi a été de respecter la décision du Conseil Constitutionnel.

Je fus transféré au parquet le mardi 21 Août, puis présenté au juge d’instruction le même jour. Je fus inculpé d’atteinte à la sureté de l’Etat justifiant un mandat de dépôt à la MACA. C’est au parquet que je découvre l’arrestation de ma fille, de son fiancé et trois (3) militants du Fpi venus s’enquérir de mes nouvelles à la DST. Ces personnes inculpées pour trouble à l’Ordre Public furent jugées en procédure de flagrant délit puis libérées pour délit non constitué.

Revenant sur mon séjour à la DST, il faut dire que j’étais seul enfermé dans un bureau et j’avais une bouteille de 1,5l pour uriner. J’étais autorisé à ouvrir la fenêtre pour faire appel au chef de poste en cas de besoin. Je reçois mes trois (3) repas de ma famille.
Les auditions se déroulent sans coercition sauf le refus du commissaire auditionneur de me faire assister d’un avocat. En cela, je peux affirmer avoir bénéficié d’un minimum de condition acceptable car je dormais sur un canapé. Par contre le local voisin à ma cellule ressemblait à une cellule de torture. Deux fois par nuit ,vers 2 heures du matin, des cris voire des hurlements provenant de ce local me réveillaient. J’entendais des bruits de coups portés contre les occupants dont le nombre ne m’est pas connu. Au regard des différents cris je crois qu’au moins 5 personnes y étaient détenues.

Le juge d’instruction, en me notifiant les chefs d’inculpation a affirmé que je n’ais pas été nommément cité par les jeunes. « C’est la DST qui a cité le Ministre » disait-il en présence de mon conseiller.
Prenant en main mon dossier, mon avocat, Me Dako Zahoui Toussaint confirme que nulle part mon nom n’a été cité et me promis de relire le dossier en profondeur.
Mes accusateurs ont été déférés le même jour que moi, le 21 Août 2012. Mais 4 jours plus tard, ils ont été soustraits de la MACA pour y revenir 10 jours plus tard.
En conclusion, mon inculpation repose sur de fausses accusations et ressemble plus à un règlement de compte politique qu’à une réalité pénale.



DEUXIEME TEMOIGNAGE ARRESTATION DE MARTIAL YAVO, PRESIDENT PAR INTERIM DU COJEP, INSPECTEUR D’EDUCATION

Présentation

Au plan professionnel :

Je suis Inspecteur d’Education en service au Lycée Moderne de Leboutou de Dabou depuis le 22 Octobre 2001.
Au plan politique :
Je suis militant du Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes (COJEP). J’assumais à la faveur de la crise politico-militaire la fonction de Président par intérim (novembre 2011- 13 juin 2012).

Evénement

Kidnappé le 13 juin 2012, je me retrouve enfermé au camp génie situé à Adjamé (Abidjan) sur ordre de Koné Zakaria, commandant de la police militaire. Le 6 juillet 2012, après donc trois (3) semaines d’épreuves dans ce camp, je suis présenté au juge Cissé Mai qui m’inculpa. Depuis cette date, je suis incarcéré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).

Les faits

Mercredi 13 juin 2012, je me rends au siège de la Réfondation, groupe éditeur du journal Notre Voie. J’y ai rendez-vous avec BOGA Sivori pour une interview. Après cette interview, (16h-16h30), je décide de regagner mon domicile. Quelques mètres seulement au sortir du siège, je suis brutalisé, ainsi que mon compagnon, par des individus en civile et armés de fusil d’assaut et de pistolet. Maîtrisé, je suis introduit de force dans un véhicule 4x4. Je réalise que je viens d’être victime d’un kidnapping orchestré par quatre individus armés jusqu’aux dents. Quelques instants après, mon compagnon et moi (embarqués dans des véhicules différents) nous nous retrouvons au camp génie en face de Koné Zakaria. Après nous avoir dépouillés de tous (argent, portable) nous sommes conduits dans une pièce d’environ 12m² qui servait de prison.
Dans cette pièce insalubre, nous étions au nombre de 80. Entassés comme nous l’étions, nous ne dormions presque pas. Nous étions obligés de faire nos besoins dans cette pièce qui n’en avait pas les commodités.

Pour moi, le premier jour fut un enfer. En effet, aux environs de 21 heures (ce mercredi 13 juin 2012), je suis extrait de la cellule et conduit au bureau de monsieur Koné Zakaria. Celui-ci me tend une liste de personnalités avec leurs numéros. Il insiste pour que je leur donne rendez-vous cette même nuit. Selon lui, ceux-ci sont soit mes financiers, soit mes complices. Je lui explique que toutes ces personnes n’ont rien à voir avec ces accusations. C’est alors qu’il rentre dans une colère noire. Il me confie à 10 de ses éléments. Pendant près de 2h je vie un véritable supplice. Des coups de crosse de fusil, de bottes, de cordelettes. Ils veulent me faire avouer des choses que j’ignore. Il (Koné Zakaria) veut me faire signer des documents dans lesquels je reconnais l’implication de CHARLES BLE GOUDE dans les entreprises de déstabilisation du pouvoir. Il veut savoir où se trouve BLE GOUDE, me promet une vie paisible avec beaucoup d’argent. Evidemment je ne pouvais l’aider car ne sachant rien. Dès cet instant, lui-même décide de me châtier.

Je suis conduit à nouveau à son bureau et là encore en présence d’un de ses éléments (un certain Méité). Il me fait vivre de pires moments. Gifles, coups de pieds, coup de ceinturon, tout y passe. Je suis resté par la suite et ce pendant trois jours sans manger ni boire.
Malade, je serai conduit à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA) le mercredi 4 juillet 2012. Après l’intervention de la division des droits de l’homme de l’ONUCI (qui a constaté mon état de santé), j’ai droit deux semaines plus tard à la visite de mon épouse et de ma mère.
Pendant mon séjour dans ce camp, le commandant Zakaria me disait que ses recherches ne me condamnaient en rien. Mais il ne pouvait me libérer. Je devais attendre le retour, selon lui, du président Alassane Dramane Ouattara (en visite en Israël) qui devait en décider.
Ainsi donc, après avoir été entendu par la gendarmerie d’Adjamé (le commandant de la bridage lui-même) le vendredi 22 juin 2012, je suis conduit au parquet le vendredi 6 juillet 2012.

Je me retrouve en face de Mme Cissé Makouéni Delphine, Vice-président, doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance d’Abidjan Plateau. C’est là que j’apprend que je venais d’être inculpé pour atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat, constitution de bandes armées, etc…
Je suis alors sous mandat de dépôt. Dans la conversation le juge me fait savoir qu’il n’y a rien contre moi, mais que le procureur lui a ordonné de me mettre sous mandat de dépôt. Je lui ai donc répondu que si c’était ça la justice alors qu’elle s’applique. Le même vendredi 6 juillet je suis conduit à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).
Jusqu’à ce jour (samedi 22 septembre 2012) je n’ai pas encore été entendu et aucune procédure n’est encore engagée.
Que DIEU sauve la Côte d’Ivoire et protège les Ivoiriens de cette tyrannie.



TROISIEME TEMOIGNAGE CONDITION D’ARRESTATION DU SOUS-PREFET DE TOUIH (SAN PEDRO)

Le vendredi 24 Août 2012, à 8 heures, alors que je m’apprêtais à me rendre au bureau, des éléments Frci venus de San Pedro et envoyés par le Capitaine Bema des Frci m’ont trouvés à la résidence. Selon eux, le capitaine Bema aurait souhaité ma présence à ses côtés pour auditionner des mercenaires qu’il aurait attrapés dans un village de ma circonscription à Touih. Il souhaite que je vienne avec mon ordinateur portable. Sans me douter de quoique ce soit je m’exécute puisque la veille, c’est-à-dire le jeudi 23 Août 2012, j’avais organisé une grande réunion de sensibilisation à la PAIX et à la COHESION SOCIALE, réunion à laquelle j’ai demandé la participation du capitaine Bema, du Colonel Apko de la gendarmerie de San Pedro et du Chef de la sécurité de l’ONUCI de San Pedro.

Arrivé à Touih, c’est une voiture de la police qui m’attendait. Le préfet de police de San Pedro qui était à côté du véhicule me dit qu’il a pour instruction de me conduire au cabinet du Ministre de l’Intérieur. Il m’arrache mon ordinateur portable et mes deux portables.
Arrivé à Abidjan, toujours en tenue de travail, j’ai été conduit à la Direction de la surveillance du territoire (DST). J’ai été auditionné le même jour jusqu’à 23 heures et retenu dans les locaux de la DST du 24 Août 2012 au 4 septembre 2012 où j’ai été déféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

A la DST, je dormais à même le sol avec ma tenue de travail. J’ai fais 12 jours à la DST sans tenue de rechange. J’avais un maigre repas une fois par jour à partir de 16 heures. Il s’agissait de l’attiéké huilé qu’on appelle communément « Garba ». Je faisais mon pipi dans des bouteilles d’AWA. C’est quand j’ai commencé à me révolter que j’ai été conduit à la cellule d’enquête spéciale où le juge d’instruction m’a entendu et m’a déféré à la MACA pour besoins d’enquête. Depuis le 4 septembre 2012, je suis donc enfermé à la MACA. On m’a reproché d’atteinte à la sureté de l’Etat de Côte d’Ivoire, de constitution de bandes armées, de tentative d’assassinat, de participation à un mouvement insurrectionnel, de destruction volontaire de biens publics.
Administrateur civil,
Sous-préfet



QUATRIEME TEMOIGNAGE CONDITION D’ARRESTATION D’UN JEUNE BURKINO-GHANEEN

Je suis né au Ghana le 10 septembre 1972. J’ai été enlevé à Divo le 16 Août 2012. Auparavant, mon ami X m’avait informé qu’il avait un de ses amis qui souffrait de cataracte. Je lui ai dis que mon père soignait cela. C’est donc ce jour du 16 Août à l’arrivé de celui-ci (Gldion) que j’ai été enlevé alors que je venais le croiser à son hôtel. Je ne le connaissais pas avant.
J’ai été déporté à la CRS 3 de Divo où j’ai trouvé mon ami X menotté. Nous avons été battus pendant 3 heures de temps. On me traitait de Libérien et qu’on allait me tuer. Nous avons été déportés à la Direction des Renseignements Généraux le même jour. Nous étions 7 personnes tous nues et avions passés 17 jours sans se laver, nous étions inhumainement traités.
Notre repas quotidien était composé d’un pain et une boite de sardine par jour. Et nous n’avions pas d’information concernant nos parents respectifs. Nous avions été déférés à la MACA le 31 Septembre 2012.
Mon père s’appel ALI BILLYKOU, il est Burkinabé et ma mère Adjaratou BILLYKOU, ghanéenne.


CINQUIEME TEMOIGNAGE CONDITION D’ARRESTATION D’UN JEUNE NATIF DE BOCANDA

Je suis né le 15 Janvier 1983 à Assikayabo (Bocanda). Je suis père d’un enfant et ma femme était enceinte de 7 mois.
Le 6 Mai 2012, un élément des Frci qui me devait de l’argent m’a donné rendez-vous à 10 heures. Et lorsque je suis arrivé au lieu de rendez-vous à Yopougon je l’ai appelé et il m’a dit qu’il allait envoyer un de ses petits vers moi pour me remettre mon argent. A ma grande surprise, ce sont les Frci qui sont là. Ils m’ont arrêté et m’on fait porter une cagoule et ont enlevé ma chemise pour l’attacher sur ma tête. Ensuite, ils m’ont envoyé à l’Etat Major (BCS) où ils m’ont battu avec des « moutchacous » et m’ont électrocuté. J’ai fais 3 tours au BCS, après ils m’ont envoyé dans un camp à Yopougon où j’ai été frappé, torturé, brulé.
Par la suite, le Ministre de la Défense rendait un jour une visite surprise, il a demandé qu’on libère les prisonniers (détenus) au cas échéant qu’on les envoie à la Gendarmerie ou la Police. C’est ainsi que les Frci nous ont ramenés au BCS pour nous auditionner. L’audition poursuivait son cours quand un détenu qui avait déjà été auditionné a pris la fuite. Nous, qui restions, avons été emmenés à la Brigade de recherche. Nous étions 5 personnes accompagnées par un commandant Frci qui est au BCS et c’est ce dernier qui a donné l’ordre qu’on nous envoie à la Gendarmerie d’Agban.
Tel est le film de mon arrestation, il y a beaucoup de détails qui manquent.

NB : Les titres, le chapeau et la présente mise en forme des témoignages sont de la rédaction.


De Eventnews tv

Mardi 26 Mars 2013
Vu (s) 1335 fois



1.Posté par FRANCAIS le 27/03/2013 10:42 | Alerter
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ET TOUT CELA SE PASSE SOUS LES YEUX DE LA FRANCE DES DROITS DE L'HOMME
MON DIEU!!!
LA PROCUREURE DE LA CPI A T-ELLE DES YEUX POUR LIRE CES TEMOIGNAGES QUI
ACCABLENT ET CONDAMNENT LE REGIME D'ALASSANE DRAMANE OUATARA
QUI EST NOMMEMENT CITE DANS CES TORTURES INFLIGES A DES CITOYENS QUI
NE SONT PAS OBLIGES DE PENSER COMME LUI

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