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En attendant la victoire et la libération de Gbagbo, le 18 juin La guerre Bédié-Ouattara reprend

le Jeudi 7 Juin 2012 à 07:33 | Lu 1816 fois



En attendant la victoire et la libération de Gbagbo, le 18 juin La guerre Bédié-Ouattara reprend
La «communauté internationale » veut désormais une «justice impartiale». Bédié affute ses armes pour rouvrir le front de la politique de l’ivoirité là où il l’avait laissée. Une nouvelle brèche est faite dans le mur de défense de la coalition au pouvoir à Abidjan. L’opposition pourrait bien s’y engouffrer pour faire le lit de leur champion
: Laurent Gbagbo, celui à qui ils ont donné le sobriquet du «Fils du pays» et dont tous espèrent la libération.

Ils avaient enterré la hache de guerre, le temps de faire face à un certain Laurent Gbagbo qui osa leur ravir l’héritage abandonné par le vieux Houphouët- Boigny. Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, les deux soit disant héritiers de l’houphouëtisme ne semblent plus s’accommoder du deal monté en 2005, par le parrain commun, jacques Chirac, en mémoire du parrain des parrains qui repose dans la paix éternelle à Yamoussoukro, son village natal.

A dire vrai, l’arrangement proposé par l’ex-chef d’Etat français et prorogé par son successeur Nicolas Sarkozy, n’avait rien d’amusant pour le leader du plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire. Henri Konan Bédié, c’est de notoriété publique, a la rancune tenace. Il sait que le coup d’Etat qui l’a emporté le 24 décembre 1999 avait pour seul commanditaire : son allié circonstanciel Alassane Dramane Ouattara. Et que le général robert Guéi avec qui il a du compagnonner n’était qu’un gant de velours dont la
main de fer n’est autre que l’actuel chef d’Etat ivoirien. Mais aléa jacta este, le sort est jeté, Chirac voulait perpétuer la tradition pour sauver la maison qui prenait eau de toute part.

Mais et surtout, il y a l’intrus Gbagbo
de l’autre maison du Fpi qui s’est accaparé le « Likê » (Ndlr : la chose de la famille) dont il n’aurait pas droit. Ceux qui ont ficelé le deal contre les refondateurs ont perdu de vue que rien n’est intemporel sur la terre des Hommes. Contrairement à Laurent Gbagbo qui lui sait que «le temps est l’autre nom de Dieu». Certes il a été momentanément éloigné de son pays, mais l’évolution des choses lui donne raison. Pour autant, Gbagbo n’est pas seul à apprécier la tournure des choses. Bédié également. Lui quia été nourri à la mamelle de
l’houphouëtisme se remémore, dix neuf ans après le décès du vieux (le 7 décembre 1993) la sagesse qui dit que «la politique est la saine appréciation des réalités du moment». La Droite a plié l’échine en France, elle a cédé la place à la Gauche. Chirac et Sarkozy ne sont plus au pouvoir en France, Guéi est mort, Gbagbo est à La Haye. Si le concepteur de l’ivoirité respire l’air frais de la vie et de la liberté, que gagne-t-il de plus dans un espace où Alassane Dramane Ouattara se la joue en solo ?

Voici l’épineuse question que Bédié se pose depuis le 11 avril 2011 date à laquelle Laurent Gbagbo a été déchu et que son pouvoir a échu au président du rdr. Bédié se dit prédestiné à un avenir présidentiel no limite, mais le voilà, contre son gré, à la périphérie du pouvoir. un pouvoir
qu’il a perdu il y a de cela quatorze ans sans possibilité d’y revenir. Il se sent roulé dans la farine - curieusement non pas par Gbagbo et c’est cela le plus dramatique, - mais par celui-là même pour lequel il a tout abandonné,
y compris honneur, dignité, leadership et plus grave encore, le pouvoir des Eburnéens que la tribut considère à tort comme son l’héritage propre. Est-il tard pour lui de prendre sa revanche sur la vie ?

Peu importe ! Bédié veut se rattraper, mais à sa manière. Il sait qu’il ne détient ni armes de guerre, ni rébellion, ni relations personnelles
dans le monde diplomatique et sphères économico-financières qui puissent influencer «la communauté internationale», lui Bédié, n’est pas aussi l’homme de cette «communauté internationale ». Il n’a ‘’que’’ son Pdcirda et des militants qui par moments peuvent épouser le nationalisme comme creuset, pour mener sa fronde à lui, contre ceux qui l’ont utilisé pour «chasser Gbagbo du pouvoir». Son bréviaire, un condensé de plusieurs
années de récriminations, a été feuilleté à l’occasion du Bureau politique tenu le samedi 2 juin par son parti, une réunion qui n’aura été qu’un exutoire pour extérioriser une vielle rancune et certainement passer à la vitesse supérieure les semaines à venir. Coup sur coup, Ouattara et son parti deviennent des mauvais joueurs, voir des
«faux alliés».

Bédié dénonce «le manque de confiance» dont il est victime au sein de l’alliance rhdp. Bien plus, il se pose en défenseur, sur le tard, des populations ivoiriennes transformées en souffre douleurs par sa mauvaise vision politique. Lui et son parti dénoncent la «confiscation des biens privés et publics des citoyens ivoiriens par les Frci, et demande au chef de l’Etat, l’allié au sein du Rhdp, d’agir dans les plus brefs délais pour la restitution de tous ces biens à leurs propriétaires». Si le Pdci ne fait injonction à Dramane Ouattara de renoncer à la modification de la loi sur le foncier rural, c’est tout comme.

En effet, cette loi qui date de 1998 porte la griffe de Konan Bédié alors au pouvoir, elle a été votée à cette époque, à l’unanimité des parlementaires. C’est une loi qui protège les propriétaires terriens nationaux d’éventuelles expropriations. Hélas, depuis que Ouattara est au pouvoir, c’est avec regrets et amertume que le Pdci constate avec le reste de la population ivoirienne, des colonies de peuplement notamment au détriment des autochtones. Le moment d’une telle fronde de la part du Pdci contre le rdr son allié circonstanciel est-il propice ? Oui répondent les caciques du vieux parti. Ceux-ci s’estiment lésés dans le partage du gâteau après le retrait momentané de Gbagbo.

Ces derniers pensent que le Pdci version Bédié a trop donné à Ouattara sans rien avoir en retour et que la raison est plus que fondée pour demander au rdr de «rectifier» le tir. Seulement voilà, Ouattara est-il dans les bonnes dispositions d’esprit, pour prêter une oreille attentive aux préoccupations de son allié ? Pas vraiment ! Le président du rdr est encore sur ses nuages et goute en pleine dent les retombées de ce que ses partisans appellent sa persévérance politique. Or il faut que Ouattara redescende sur terre et sorte de sa bulle où Sarkozy l’a mis.

Il y a intérêt. Pour plusieurs raisons dont la première impose l’humanisation de sa politique nationale. Sa forte propension à mettre en exergue son appartenance à l’ethnie et à la religion du Nord a fini par «zombiffier» la cohésion et l’unité nationale. A l’allure où le pouvoir conduit sa politique nationale de «rattrapage », Ouattara, le rdr et les communautés du nord vont finir par se mettre à dos toutes les autres composantes de la société ivoirienne. Au plan extérieur, il a perdu de sa superbe depuis la défaite de son ami et parrain Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française.

L’avènement de François Hollande à l’Elysée relativement à la politique étrangère de son pays a changé la donne en Côte d’Ivoire. Pour preuve, les nouvelles autorités françaises qui ne savaient rien du «prêt» des 400 millions d’euros environ 240 milliards de Francs Cfa alloués au nouveau régime d’Abidjan pour démarrer sa gouvernance, veulent ici et maintenant y voir clair. un audit tant à Abidjan qu’à Paris serait en cours pour ce faire. Cette somme d’argent soustrait du trésor français n’aurait pas servi à l’objet initial. De sources diplomatiques crédibles, cet argent serait finalement retourné en France, atterrit par la magie des montages financiers, dans les poches de la
Droite et aurait servi à la campagne présidentielle. Au-delà de la question pécuniaire qui n’est toutefois pas à occulter, les nouvelles autorités françaises se sont donné le temps de mieux apprécier la crise ivoirienne dont l’aboutissement a entrainé l’arrestation puis l’emprisonnement à la Cour pénale internationale (Cpi) du Président
Laurent Gbagbo, sans qu’aucune procédure en la matière n’ait été préalablement respectée.

Toujours au plan international, la crise malienne fait resurgir le problème de leadership sous jacente dans la sous région ouest
africaine, entre les chefs d’Etat Burkinabé et Ivoiriens. A ce propos, les confidences de la journaliste Leslie Varenne auteur du livre «Abobo la guerre» sont assez éloquentes. Invité à l’émission ‘’Afrique presse de la télévision Tv5 monde animée par Assane Diop, Leslie Varenne est revenue sur les rapports devenus sulfureux entre les deux voisins. «Il y a de l’eau dans le gaz», a-telle révélé parlant de la relation entre Ouattara et Compaoré. Avant de justifier : «Parce que Compaoré n’a pas intérêt à ce que la Côte d’Ivoire décolle à
nouveau tout comme il n’a pas intérêt à laisser le leadership sur l’Afrique de l’ouest à Dramane Ouattara».

D’autres sources diplomatiques proches des chefs d’Etat des pays de la Cedeao évoquent pour leur part une certaine désolidarisation d’avec le président Burkinabé quant à sa manière solitaire de mener des missions au Mali pour le compte de ses pairs de l’organisation sous régionale. «Le président Compaoré envoie des missions de négociation sans concerter ses homologues et c’est peu après que ces derniers sont mis devant les faits accomplis », a confié une source au sein de la représentation de l’union africaine à Abidjan. La guéguerre Ouattara-Compaoré déteint sur la marche de l’organisation sous régionale. Ce qui aurait amené, entre autres
réactions des nouvelles autorités françaises également partie prenante dans la négociation dans le conflit malien, de ne plus se référer aux deux chefs d’Etat ivoiriens et burkinabé. D’où leurs éléments de substitution sont les
présidents guinéens Alpha Condé et Mahamane Issouffou du Niger propulsés au premier plan pour gérer le conflit.

Pour revenir au chef d’Etat ivoirien, c’est un homme plutôt désorienté qui va devoir affronter, sans ses traditionnelles aides extérieures, la fronde politique que s’apprête à aiguillonner le Pdci-rda. Seul, sans ses soutiens et quasiment boudé par Guillaume Soro son homme de main dans la traque aux pro-Gbagbo dont les réseaux diplomatiques annoncent la capture pour très bientôt pour la Cpi, Alassane Dramane Ouattara a-t-il suffisamment de ressorts pour faire face à la bourrasque qui se prépare contre lui ? Assurément non !

La situation politique en Côte d’Ivoire est dans un délitement qui cache bien des surprises. A l’allure où la «communauté internationale» joue désormais le jeu d’une justice impartiale, où Bédié affute ses armes pour rouvrir le front de la politique de l’ivoirité là où il l’avait laissée, il est clair que c’est une nouvelle brèche dans le mur de défense de la coalition au pouvoir à Abidjan et dans laquelle les pro-Gbagbo pourraient bien s’engouffrer pour faire le lit de leur champion : Laurent Gbagbo, celui à qui ils ont donné» le sobriquet de ‘’le fils du pays’’.

Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr
Source : le temps

Jeudi 7 Juin 2012
Vu (s) 1816 fois



1.Posté par antu le 07/06/2012 18:49 | Alerter
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Il faut arreter de pense que ce groupe d'individu sont en train de se battrre....ils ne sont rien en fait de compte. Ils ne savent meme ce qui va se passer demain dans le pays...quand une banque ou tu mets ton argent comme le FMI/BM te demande d'augmenter le prix de l'electricité par média interposés....tu sais que tu n'es rien du tout...donc la petite gueguerre de Bédié et du mossi on s'en fou...serieusement....

2.Posté par Agalawal 2 le 07/06/2012 19:13 | Alerter
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Allassane est deja un mort en sursis, dun moment a l'autre tout va se declencher sur lui et partout en meme temps. donc appretez vous fiers ivoiriens et disposz vous. a bon entendeur

3.Posté par LE PEN le 07/06/2012 21:57 | Alerter
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ESPECE DE JOURNALEUX IL N' y aurait rien de tout ce que tu penses vive le rhdp pour que creve le fpi

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