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En Afrique, il nous faut en finir avec le spectre d'opposants victimes et de présidents despotes

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Media Libre pour tous le Dimanche 12 Décembre 2010 à 19:46 | Lu 490 fois



Depuis la proclamation des résultats définitifs du deuxième tour de l´élection présidentielle en Côte d´Ivoire par le conseil constitutionnel, sa plus haute instance juridique en la matière, nous assistons à des pluies de réactions anti-conformistes d´une certaine communauté internationale, insoucieuse de l´enracinement du respect de la loi fondamentale de notre pays. Celle là même qui définit et renferme les clauses du contrat social entre les Ivoiriens afin de rendre possible la cohésion et la paix sociales. Sans lesquelles aucun développement économique et structurel n´est envisageable.

Ce comportement anti-conformiste de cette communauté dite internationale est un abus absolut de ce qu´elle a toujours recommandé aux pays africains pour l´amorce de la démocratie et l´avènement du progrès social, notamment le respect des lois républicaines qu´ils se sont données en toute liberté et en toute conscience dans la gestion quotidienne de l´état mais surtout pour affirmer et adhérer à l´esprit regalien de l´Etat-Nation.

En Côte d´Ivoire, nous sommes sidérés de voir que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Mieux, nous sommes très surpris de savoir que le respect de nos lois, expressement recommandé par cette communauté internationale, est bien des fois et très souvent lié à la défense et à la préservation de certains interêts des anciennes puissances colonisatrices voulus intouchables.

Pour rappel, après le deuxième tour de l´élection présidentielle du dimanche 28 novembre 2010, la Commission Electorale Indépendante (CEI), selon le code électoral et la constitution de la Côte d´Ivoire, avait trois (3) jours pour proclamer les résultats provisoires dudit scrutin. Passé ce délai, elle est désaisie du dossier par le conseil constitutionnel à qui il revient de droit la proclamation des résultats définitifs pour fermer le processus électoral en ce qui regarde l´élection du président de la république.

La Commission Électorale Indépendante (CEI), minée de l´intérieur par des querelles politiques n´a pas été capable, dans les délais à elle impartis par le code électoral et la constitution, de proclamer les résultats prosivoires du scrutin du 28 novembre 2010.
C´est donc de droit que le conseil constitutionnel la désaisit du dossier pour proclamer les résultats définitifs qui ont accrédité Monsieur Laurent Gbagbo de 51, 45% des suffrages exprimés contre 48, 55% pour monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Admettons que la CEI proclame les résultats provisoires du srcutin dans les délais à elle impartis, c´est toujours au conseil constitutionnel que la tâche revient de droit pour donner les résultats définitfs du scrutin pour fermer définitivement la fenêtre de l´élection présidentielle.

Mieux, la constitution Ivoirienne en sa forme actuelle dit clairement que les décisions du conseil constitutionnel sont irréversibles et immuables. Elles ne sont donc pas succeptibles de recours et s´imposent à tous. En voilà qui est claire comme l´eau de source.

Mais alors d´où vient que le représentant du secrétaire général de l´ONU en côte d´ivoire, monsieur Choi dont la mission est d´accompagner notre pays dans la résolution de sa crise et de certifier le processus électoral, se substitut aux institutions légales Ivoiriennes pour proclamer des résultats définitifs de l´élection présidentielle et reconnaît monsieur Alassane Dramane Ouattara comme président élu de la république de côte d´ivoire ?

La réponse à cette question nous conduit tout droit dans le libelé de cette réflexion. De tous les temps de notre maturité, nous savons que la communauté internationale a toujours justifié le manque criard de démocratie dans les pays du tiers-monde par le non-respect des lois fondamentales qui définissent la souveraineté desdits pays. Pour cela, elle a souvent tendance à faire accepter son message d´opposants victimes et de présidents despotes dans les pays tiers-mondistes.

Cette fameuse trouvaille des pays occidentaux a fait son chemin de petit bonhomme jusqu´à ce que le cas de la Côte d´Ivoire montre les limites et la mauvaise foi caractéristique de ladite communauté internationale et fait resurgir sur la scène internationale que cette démarche devrait pourtant admettre des exceptions pour mieux appréhender la problématique des opposants victimes et des présidents despotes en Afrique en particulier et dans le tiers-monde en général.

À la vérité, les déclarations tapageuses mais surtout pompeuses que nous lisons et entendons sur la Côte d´Ivoire depuis le déclenchement de la crise sociopolitique sont minutieusement préparées, suscitées et entretenues par la France et ses acolytes en Côte d´Ivoire pour saboter la souveraineté de ce pays.

Pour qui connaît les raisons de la partition de la Côte d´Ivoire entre le Nord et le Sud mais surtout pour qui sait comment la rébellion a pu s´installer en Côte d´Ivoire ne s´étonne outre mesure de ce que la fracture sociale Ivoirienne se concrétise et se formalise dans le fait de deux présidents et deux gouvermenents dans ce pays à l´issue du scrutin présidentiel pourtant organisé pour mettre un terme à la belligérance.

Dans les faits, et ce, après la proclamation du résultat définitif du deuxième tour de l´élection présidentielle, nous sommes entrés de pleins pieds dans la rupture consommée qui proclame de fait l´existence de deux états, l´un à côté de l´autre dans les limites territoriales du même pays.

Mais le péril est qu´une partie, le Nord notamment, est quasi controlée par les rébelles d´Alassane Dramane Ouattara, l´ONU et la France et l´autre partie co-gérée.

N´ayant pas pu atteindre leur objectif de bouter Laurent Gbagbo hors du Palais Présidentiel au Plateau par le coup d´État du 18-19 septembre 2002, La France et ses sbires, abonnés perpétuels à la destabilisation des pays africains, n´ont jamais baissé la garde.

Et pour cause, aidés dans leur sale besogne par les nombreux accords dits de paix qu´ils ont imposé à notre pays, accords qui à certains endroits de leur monture supplanent la loi fondamentale de la Côte d´Ivoire, la France et ses alliés ont mis tout leur espoir dans l´organisation du scrutin présidentiel pour atteindre par la fraude et l´usurpation ce qu´ils n´ont pu atteindre par la force. Mais les Ivoiriens ne se laisseront pas abuser pour si peu.

Car, ils savent désormais que la liberté s´arrache aux prix des vies humaines. Ils savent désormais aussi que leur souverainété ne saurait s´accommoder à la prépondérance des intérêts impérialistes et coloniaux de la France dans leur pays.

Et notre devoir est d´aider cette communauté internationale à disposer d´éléments irréprochables capables de lui donner des moyens à analyser, sans parti pris, la grave crise que vit notre pays, membre à part entière de l´organisation des nations unies (ONU).
En côte d´ivoire, monsieur Alassane Dramane Ouattara n´est pas le prototype d´opposant victime que la communauté internationale a l´habitude de voir ou d´entendre. Alassane Ouattara est celui là même qui est à l´origine de l´effritement gravissime du tissu social Ivoirien.

C´est lui le père de la rébellion armée qui a endeuillé de nombreuses familles Ivoiriennes et crée encore la chienlit dans notre pays. C´est lui qui a entretenu cette rébellion, c´est lui qui a donné des gros moyens financiers avec l´aide de la France à cette rébellion pour acheter son armement de guerre qui a plongé notre pays dans la partition et la haine sociale.

Alassane Ouattara n´est pas le prototype de l´opposant victime que la communauté a souvent connu. Car, dépuis son apparition sur la scène politique Ivoirienne, il a toujours procédé par la violence et la déstabilisation de la côte d´ivoire pour s´imposer aux Ivoiriens.

Il est donc dangereux pour la cohésion sociale dans notre pays. C´est Alassane Ouattara qui est soutenu par la France et l´ONU en Côte d´Ivoire en n´y créant le désordre, provoqué par les nombreuses crises sociales, pour exploiter illicitement et sans contrôle les ressources économiques de notre pays. C´est Alassane Ouattara, alors que les Ivoiriens vivaient jusque lá en parfaite harmonie et symbiose avec leurs frères de la sous-région ouest africaine, a introduit la carte de séjour pour étrangers vivant sur le sol ivoirien.

Reveillant ainsi en ceux-ci de mauvais sentiments à l´encontre des étrangers comme cela se vit généralement dans les contextes de crise économique difficile. C´est Alassane Ouattara de son temps de premier ministre d´houphouet utilisait la répression exclusive pour répondre aux cris de détresse de la jeunesse estudiantine et scolaire. Nombre d´entre nous aujourd´hui encore portent les séquelles de l´indifférence inhumaine de ce monsieur.

C´est monsieur Alassane Ouattara qui pour étoufer et muséler les constestations des étudiants et des élèves ivoiriens a introduit en milieux estudiantin et scolaire le phénomène des loubards pour saboter nos manifestations pacifiques de protestation. C´est ce monsieur qui a introduit le phénomène de la charte du nord dans l´échiquier politique Ivoirien.

Cette charte du nord qui se transformera en une rébellion sauvage et brute pour massacrer les ivoiriens d´opinions politiques contraires à celle de monsieur Ouattara. C´est sous le règne d´Alassane Ouattara que les salaires à double vitesse sont introduits dans la grille salariale des fonctionnaires de l´état en Côte d´Ivoire. C´est lui, monsieur Alassane Ouattara qui est à l´origine des lois anti-casse pour contraindre les étudiants et les partis politiques de l´opposition d´alors au silence afin de faire passer ses reformes du plan d´ajustement structurel(PAS).

Ce monsieur est tout simplement dangereux pour la paix et la cohésion sociales en Côte d´Ivoire et il faut le dire et le redire pour que nos amis de la scène internationale le comprennent. Et son retour au pouvoir est facteur deflagmentation perpétuelle du tissu social ivoirien sur plusieurs décennies. Il faut l´empêcher par tous les moyens de s´emparer du palais présidentiel en côte d´ivoire pour aider pays et retrouver sa sérenité et sa stabilité économiques legendaires caractéristiques de son développement.

La France n´ayant pas de matières premières nécessaires à l´entretien et au maintien de son niveau de développement économico-structuro-industriel, elle procède par détournement en provoquant la déliquescence et la dégénerescence dans nos sociétés pour voler nos matières premières et ganratir à ses industries une capacité de resistance à la concurrence des autres nations dites développées.

Pour la première fois dans l´histoire des élections présidentielles en Afrique, un président sortant dénonce des fraudes et des irrégularités dans le déroulement du scrutin. Cette situation devrait emmener les pays amis à la Côte d´Ivoire à s´interroger sur la sincérité d´un tel scrutin. Laurent Gbagbo incarne la volonté de rupture définitive à laquelle aspire son peuple pour s´assumer politiquement qu´économiquement. Il est l´espoir de la lutte émancipatrice pour conduire son peuple à l´indépendance et à la souveraineté non négociable. Laurent Gbagbo incarne le prototype du nouveau dirigeant africain sourcieux du bien-être social de son peuple au détriment des intérêts impérialistes des anciennes puissances coloniales.

Laurent Gbagbo c´est le démocrate inlassablement à la recherche de la paix sociale et de la stabilité économique de son pays pour envisager son développement économico-structurel de proximité. Laurent Gbagbo c´est le nouveau type de dirigeants africains qui pensent aux progrès économique de leur pays pour mettre fin à la dépendance de toute sorte que ces pays vivent depuis leur accession au simulatre d´indépendance politique dans les années 60. Indépendance qui leur a été accordée par le colon malheureusement pour perpetuer et organiser autrement l´avilissement des africains avec l´onction des chefs d´état entièrement acquis à la cause des puissances colonisatrices.

Monsieur Laurent Gbagbo, Président sortant en Côte d´Ivoire, si nous considérons le schéma classic de la communauté internationale, avait tous les moyens à sa disposition pour s´accaparer le dénouement du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Mais démocrate dans l´âme, Laurent Gbagbo s´est preté au jeu de la démocratie pour aider son pays à enraciner dans sa société les grandes valeurs sociales qui proclament l´avènement et la pratique de la démocratie. Cette attitude devrait avoir le soutien du monde occidental pour barrer la route à l´imposture et à l´obsession du pouvoir d´état est manipulée par la France et ses soumis pour tirer notre pays vers le bas tout en le maintenant dans la politique de la main tendue. Cette politique qui écorche gravement notre autonomie.

Malheureusement, nous assistons en ce qui regarde la Côte d´Ivoire au baffouement des fondamentaux de la souveraineté de ce pays. Pis, nous assistons au déniement aux pays du tires-monde la possibilité de respecter leurs propres lois en vue de prendre le chemin du non-retour de l´amorce et de la pratique au quotidien de la démocratie.

Cette communauté internationale, nous l´appelons à faire son méa-culpa tout en cessant de donner sa caution à la France dans sa mauvaise intention de confiner notre pays dans la misère sociale qui le maintient dans le sous-développement économique. Nous appelons cette communauté internationale à abandonner le parti pris de la France pour analyser avec honnêtété et objectivité les tenants et autres aboutissants de la longue crise armée que notre pays, la côte d´ivoire, traverse depuis bientôt une décennie.

Ce, pour l´aider à trouver les solutions idoines à sa résolution. Nous interpellons cette communauté internationale pour ne pas se rendre coupable et compatable du génocide et de l´holocoste des Ivoiriens que la France et ses valets sont en train d´organiser en Côte d´Ivoire. Cette communauté internationale se doit de revoir sa copie pendant qu´il est encore pour désavouer cette volonté expressive de grandeur et de puissance de la France.

Car, en Côte d´Ivoire de ce qui est enjeu, dépendent son indépendance économique, sa souveraineté politique qui sont des socles insondables de la paix et la cohésion sociales sans lesquelles aucun développement économique et structurel ne peut être envisagé.

Jean Dekpai
Ivoirien résidant en Allemagne
Diplômé d´État en Gestion des Entreprises


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Dimanche 12 Décembre 2010
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