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Des prisons du nord et d’Abidjan au siège du Fpi: Le film du retour des 12 prisonniers politiques

le Samedi 10 Août 2013 à 00:06 | Lu 799 fois



Des prisons du nord et d’Abidjan au siège du Fpi: Le film du retour des 12 prisonniers politiques
Mis en liberté provisoire, lundi dernier, les 12 prisonniers politiques pro-Gbagbo ont été rendus à leurs camarades, à leurs parents et amis, effectivement, mardi. Mais des prisons à leurs domiciles respectifs, que la journée a été longue !

Mardi 6 août 20013. Quand ils prenaient d’assaut, très tôt le matin, le GATL, les camarades et parents des 12 prisonniers politiques pro-Gbagbo, libérés la veille, se doutaient-ils que le retour des leurs au bercail allait se faire par « césarienne », à coups d’exfiltration ? « Avec la pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara, on peut s’attendre à tout », lance une institutrice à la retraite. Mais peu importe « les risques». L’évènement vaut bien le déplacement. Il fallait que les uns et les autres soient là pour les accueillir.

Une mobilisation
spontanée

9h. Les premiers arrivés ont accès à l’enceinte même à la base aérienne d’Abidjan-Port Bouët, ex-GATL. Ils viennent de Yopougon, d’Adjamé, d’Abobo, de Cocody… de Yopougon et de la commune voisine de Grand- Bassam, de Bonoua et d’Aboisso. Le mardi 6 août, ils ont appris que 14 détenus dont 12 pro-Gbagbo vont être libérés. Et ils guettaient l’heure d’arrivée et d’accueil des douze. Donc Ils ne veulent pas rater cela. « Il faut qu’à leur arrivée, ils nous voient, qu’ils sachent que nous sommes là », lance un jeune homme. Comment ont-ils appris la nouvelle de l’arrivée des douze ? « De bouche à oreille, par des sms lancés à partir de plusieurs numéros portables et par des appels.

10h 30. Les premiers arrivés ont passé le portail du GATL. Ils se sont amassés sur le parking. Mais derrière eux, le portail devient infranchissable. « Il faut attendre 11h 45 pour accéder au parking », lance un militaire du poste de contrôle. « Ce sont les ordres que nous avons reçus. Même les journalistes doivent attendre dehors », ajoute le soldat. Mais au fur et à mesure que les discussions durent, la file de véhicules s’allonge. « Vous ne pouvez pas passer », insiste le militaire. Les militants et sympathisans du Fpi dont la masse a augmenté à l’intérieur du camp ont transporté une ambiance de fête au parking où ils attendent l’arrivée des douze. Quelques uns dansent alors que d’autres patientent à proximité de la piste d’atterrissage.

10h 50. La foule s’est considérablement élargie. Entre bloquer l’accès au risque d’encombrer l’entrée et laisser passer les camarades de parti et les parents des douze, les militaires optent pour la seconde voie. Même s’il n’y a plus de place pour garer une voiture au parking réservé aux visiteurs. En ce lieu, on constate la joie des camarades et parents des douze. Certains esquissent même des pas de danse aux sons de la musique du terroir distillée à partir d’une voiture.

Sous le regard des autres et des journalistes. Au bar, à quelques mètres de là, en face du tarmac, une partie de la foule patiente en prenant soit un café, soit une omelette, mais il n’y a plus de place. Dans la salle d’attente aménagée par les autorités militaires du camp, pour recevoir les personnalités, plus de place non plus. Tout ce monde est convaincu d’une chose : c’est aujourd’hui qu’arrivent Pascal Affi N’guessan, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Sokouri Bohui, le gouverneur Henri-Phillipe Dakoury-Tabley, Kouyo Téa Narcisse et Séka Obodji. La foule est aussi convaincue qu’à défaut d’embrasser les prisonniers politiques, elle les verra au moins descendre de l’avion. Elle fera le « V » de la victoire, signe de ralliement du Front Populaire Ivoirien (Fpi).

Tous ignorent ce que préparent les autorités militaires du camp avec à leur tête, le général Ouégnin. Pour la circonstance, il a pour interlocuteur, l’ancien ministre Michel Amani N’Guessan. Lui est donc dans la petite salle d’attente ainsi que Marie-Odette Lorognon, François Dacoury-Tabley, l’ainé des Dacoury-Tabley, le maire Kouamé Wa Kouamé, frère ainé de Pascal Affi N’Guessan, les épouses de Sokouri Bohui, du gouverneur Henri-Philippe Dakoury et bien d’autres personnes. Théoriquement, c’est de cette salle que partent toutes les informations.

Incertitude…

11H 20. Arrivent respectivement le président intérimaire du Fpi, Miaka Ouretto, le secrétaire général, Richard Kodjo, et bien d’autres responsables du Fpi. L’heure est à la réjouissance. Miaka est happé dans cette atmosphère où tout le monde congratule tout le monde. Après quelques secondes de concertation avec le frère d’Affi N’Guessan, Miaka Ouretto rejoint la salle où l’attendent les autres personnalités. Jusque-là, selon les informations officielles, les prisonniers politiques doivent transiter par le salon d’honneur. Après les échanges de nouvelles, ils devraient se rendre au parquet.

C’est d’ailleurs le point que Michel Amani N’Guessan fait au président intérimaire du Fpi. En ce moment-là, tout le monde croit que le temps approche et que d’un instant à l’autre, les nouveaux libérés provisoires vont atterrir. Mais l’ex- ministre Amani N’Guessan, qui est sorti entre temps, revient avec des informations concernant de nouvelles dispositions. Il rend donc compte à Miaka Ouretto de ce qu’il n’est plus possible que la foule voie les douze. Pour des questions de « sécurité », dit-on. Conformément à ces nouvelles mesures, seules 10 personnes choisies parmi les camarades de parti et les parents des douze doivent avoir accès au salon d’honneur « pour échanger les nouvelles » avec eux. Pendant ce temps, les policiers quadrillent les alentours du tarmac. Le Fpi croit comprendre. Et demande à la foule de partir au siège « attendre que les camarades arrivent là-bas ». Le message est bien passé, la foule scande : « libérez Gbagbo ! », « libérez Gbagbo ! ». Des militants tiennent cependant à voir au moins l’avion des douze atterrir. « En arrivant, il est important qu’ils sachent que nous sommes-là », disent-ils.


Entre-temps, de la salle d’attente, les 10 personnes qui doivent demander les nouvelles ont été conduites au salon d’honneur. Mais c’est l’incertitude totale. Plus d’une fois, Michel Amani N’Guessan a été obligé de partir aux nouvelles. Mais rien de solide pour rassurer la direction du Fpi et les parents des douze. Viendront-ils ? C’est la question que l’on se pose. Car à 11h30, il n’y a avait plus d’interlocuteur. Cependant, les autorités avaient déjà informé que jusqu’à ce qu’ils rentrent en possession de leur billet de sortie au parquet, les 14 détenus sont toujours considérés comme étant en prison.

Exfiltration (acte 1)

12 h. Chacun a fini par se convaincre qu’il n’y aura pas d’accueil, encore moins d’échanges de nouvelles avec les douze. Il faut donc se résigner et prendre la route pour le parquet ou l’ex- QG de campagne de Laurent Gbagbo sis Cocody Attoban, qui fait office de siège provisoire du FPI. Le véritable siège du Fpi à Abidjan-Marcory ayant été entièrement détruit par les forces armées pro-Ouattara durant la crise postélectorale. Certaines personnes ont aperçu l’avion des prisonniers politiques attérir. Au pied de l’avion se sont positionnés des véhicules militaires.

Les prisonniers y ont été embarqués. Pascal Affi N’Guessan et les autres venaient ainsi d’être exfiltrés. Direction : le parquet à Abidjan-Plateau. Les autorités militaires ne voulaient pas que les nombreux militants du Fpi et les parents des prisonniers les accueillent. D’ailleurs, des rumeurs avaient envahi le camp militaire du GATL disant que le Commissaire Kouyaté avait dit que les prisonniers ne seraient pas accueillis.

Le parquet en état de siège

14 h. Le voyage du GATL au parquet parait interminable. Aussi bien pour les militants et sympathisants du Fpi qui choisissent de tenter une deuxième chance de voir les douze, que pour ceux qui se résignent à les voir quand « tout ça sera terminé ». A 14 h, le palais de justice est en état de siège. Plusieurs unités de la police nationale ont été déployées tout autour. « Cette procédure est étrange. Les premiers prisonniers mis en liberté provisoires ont reçu leur billet de sortie dans les prisons où ils étaient détenus. Pourquoi faut-il que ceux-là viennent prendre leur billet de sortie au parquet ? », se demande Ange Pierre Gnagno, un militant du Fpi.

Depuis ce matin, c’est seulement à 14 h 30 et au parquet, que quelques privilégiés dont l’ex- ministre Michel Amani N’Guessan ont pu voir les douze. Pour le reste, il faut attendre. Ici aussi, plus on attend, plus la foule grossit. Ici encore l’attente est longue et l’incertitude persiste. Une fois en possession de leur billet, les douze vont-ils sortir ? Seul Seka Obodji, l’ex- DG du Centre régionale des œuvres universitaires (Crou), détenu politique de Boundiali sort. On apprend que Michel Gbagbo a fini, il est parti.

Exfiltration (acte 2)

16h30, tout se précipite. Des informations font état de ce que les prisonniers sont tous partis. La sécurité a fait venir les véhicules des personnalités à l’intérieur du palais. Pour les faire sortir par les issues de secours. Selon des sources, le pouvoir a fait croire qu’il y avait, dehors des contre manifestants. Un mensonge pour que le public venu ne rencontre les douze.

Il fallait donc partir. Direction : l’ex- QG de campagne du président Laurent Gbagbo où s’impatientent depuis le matin, de nombreux camarades et parents des douze. «Là- bas pour sûr, on va enfin voir nos prisonniers », s’encourage un parent, dans un groupe de jeunes filles et de jeunes hommes vêtus de blanc, avec des drapeaux ivoiriens en mains. La route du Plateau à Attoban est une autre paire de manche. Il faut contourner les bouchons, trouver des raccourcis. C’est ce reflexe qui guide tout le monde. Mais ce n’est pas évident. La route se termine devant le 30ème arrondissement. La file de véhicules qui tentent de rallier le siège a de la peine à avancer. C’est plus facile d’aller à pied et c’est peut-être la bonne stratégie pour voir arriver les douze. Plusieurs automobilistes ayant fait ce calcul stationnent leurs véhicules et terminent le parcours à pied. L’accès au siège est encombré de monde.

27 minutes d’extase

17 h. Devant le portail du QG, c’est l’assurance. Les informations sont sûres et c’est sûr que les douze seront là. Fini le suspense. Il faut pour autant patienter. Quelques minutes. Les premières grosses clameurs s’élèvent. Sur le toit d’un véhicule, le fils de Laurent Gbagbo. Debout. Michel Gbagbo est habillé en t-shirt blanc sur lequel il est écrit : « tous pour Gbagbo ». Après Michel Gbagbo, arrivent Kuyo Téa Narcisse, Sokouri Bohui, le gouverneur Dacoury, Alcide Djédjé, Lida Kouassi Moise… puis Affi N’Guessan. C’est l’extase, le délire. Comment faire rentrer Sokouri, Dacoury, Alcide Djédjé et à plus forte raison Affi N’guessan. Il a fallu que ceux qui font office d’agents de sécurité jouent des coudes. A l’intérieur du siège, d’autres camarades et parents attendaient encore les douze. Pendant plusieurs minutes, les ex- Premiers ministres Affi N’Guessan et Aké N’Gbo se tiennent par les mains. Puis tout ce monde se retrouve dans le bureau où les attendent Maurice Lohourignon, Georges Armand Ouegnin, Ettien Amoakon … mais aussi tous les membres de la direction. Ici encore, l’ambiance est éclectique.

Les échanges de sentiments et d’émotion passés, arrivent les échanges de nouvelles. Bamba Franck Mamadou, Secrétaire national du Fpi chargé de la communication, a du mal à faire sortir ceux qui ne doivent pas y participer. Dehors comme dans l’enceinte du siège, il n’y a plus de place. La grande salle de réunion affiche complet. Les bousculades sont donc inévitables dans une salle de réunion manifestement trop exigüe. Les journalistes n’échappent pas aux bousculades.

Ils sont mêmes au restreint un peu plus que les autres. Quand les douze arrivent encore dans la salle, c’est l’hystérie. Le premier à prendre la parole, c’est Kodjo Richard, SG par intérim et porte-parole du FPI. Il constate que contrairement à ce que les faux prophètes ont dit, le FPI n’est pas mort. Puis arrive le tour du président intérimaire. Miaka Ouréto salue le combat de tous les militants et des prisonniers qui ont su garder le profil. Et quand Affi N’Guessan prend le micro, c’est pour redire l’engagement du FPI. « Le parti est présent et veut prendre sa part », dira-t-il. Au total, les péripéties du retour à « la maison » se sont terminées dans la ferveur.



Armand Bohui bohuiramand@yahoo.fr

Samedi 10 Août 2013
Vu (s) 799 fois



1.Posté par kone cote divoire* le 10/08/2013 14:12 | Alerter
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MERCI ET SURTOUT BEAUCOUP DE COURAGE POUR TOUT CE QUE VOUS AVEZ VECU COMME BRIMADES HUMILIATION TORTURE ZELE DES ZOZOS FRCI SE DISANT VAINQUEURS ALLUSION FAITE A MOROU CE SOIT DISANT "COMMANDANT"...........TON TOUR ARRIVE.............BRAVO A VOUS POLITICIENS..........POUR LA LIBERATION ARMEE QUI ARRIVE CE COMBAT EST POUR NOUS MILITAIRES COMBATTANTS ET AUX INITIES.......A BON ENTENDEUR SALUT.......................................

2.Posté par WALACE le 10/08/2013 23:27 | Alerter
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dites merci à OUATTARA
saurait été GBAGBO , mon viéeeeeeeeeeeeeeeee tous mort et sans justice
qui pouvait parler dans abidjan là ,faut parler les Bété finissent avec toi sur place

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