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Depuis l’exil, Konaté Navigué : «Le peuple ivoirien est dans l’enfer »

le Samedi 11 Mai 2013 à 19:59 | Lu 921 fois



Depuis l’exil, Konaté Navigué : «Le peuple ivoirien est dans l’enfer »
Notre voie-11/05/2013

Contraint à l’exil depuis le kidnapping du président Gbagbo, le 11 avril 2011, le Secrétaire national de la jeunesse du Fpi, Konaté Navigué, demeure cependant attentif à la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Dans cet entretien, il parle des récentes élections locales, de la candidature d’Alassane Dramane Ouattara à la présidentielle de 2015, de l’extradition des exilés politiques (Charles Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et Abéhi) d’Accra vers Abidjan ainsi que du rapport des experts de l’Onu.

Notre Voie : Charles Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et le Commandant de Gendarmerie Abéhi, trois exilés politiques ivoiriens, ont été récemment extradés vers Abidjan dans une procédure opaque conclue entre les gouvernements ivoirien et ghanéen. Quel regard jetez-vous sur tout cela ?

Konaté Navigué : Je ne pense pas du tout que ce soit un arrangement entre le gouvernement ghanéen et les autorités Ivoiriennes. Vous m’offrez l’occasion de rassurer tous les Ivoiriens que les autorités ghanéennes qui nous accueillent ne peuvent être complices d’une telle forfaiture. Il faut plutôt les remercier pour ce qu’elles font pour ces milliers d’exilés et de réfugiés ivoiriens depuis plus de deux ans. Ce serait vraiment être ingrat et irresponsable de notre part de dire ou même de penser que le gouvernement ghanéen peut faire de la duplicité. Je pense que Blé Goudé, Dibopieu et Abéhi ont été les victimes d’un kidnapping mené par les autorités ivoiriennes à la suite d’un guet apens dont les intéressés étaient la cible. C’est ma conviction jusqu’à ce que j’obtienne d’autres éléments sur les faits. Il faut donc éviter les amalgames sur ces événements.

N.V. : Le régime Ouattara affirme que les exilés politiques pro-Gbagbo installés au Ghana veulent le déstabiliser. Qu’en dites-vous ?

K. N. : Le régime de M. Ouattara fera toujours de nous des boucs émissaires. C’est une vieille stratégie de communication qui consiste à cacher son incompétence en accusant toujours l’autre de tous les péchés. Aujourd’hui, les Ivoiriens ne vivent plus, ils survivent. Il n’y a plus de sécurité, plus de pouvoir d’achat, plus de cohésion sociale. Vous avez écouté les différents discours des travailleurs à l’occasion de la fête du travail, le 1er mai dernier. Toutes les centrales syndicales sont unanimes que rien ne va. En clair, les Ivoiriens survivent dans le désespoir. C’est un désastre. Le peuple ivoirien est dans l’enfer. Au lieu de trouver des solutions aux problèmes existentiels du peuple, on fait toujours de la diversion en indexant les pro-Gbagbo. Mais à force de l’utiliser, ce disque est rayé. C’est du déjà entendu. Le régime Ouattara fait une marche cyclique. Il part du pareil au même et du même à l’identique. Il veut nous faire passer forcément pour des démons alors qu’en la matière, nous sommes des anges. Non, arrêtons ça et pensons à la Côte d’Ivoire qui se meurt.

N.V. : Dans un rapport de l’Onu rendu public, le dimanche 28 avril 2013, des experts mandatés reprennent cette accusation du régime Ouattara. Que répondez-vous à ces accusations contenues dans ce nouveau rapport de l’Onu ?

K. N. : Ah! Parce que vous faites une différence entre les soi-disant experts de l’Onu et les autorités ivoiriennes ? Je pense que ce sont les mêmes, car ils travaillent ensemble. J’ai lu tout le rapport (300 pages) et j’ai été ahuri de constater qu’un organe comme l’Onu a pu pondre un rapport aussi léger, incohérent, contradictoire et illogique. C’est une misère morale et intellectuelle. Ce sont des allégations fantaisistes sur la base d’informations infondées que les autorités ivoiriennes ont livrées à l’Onu juste pour incriminer les pro-Gbagbo. Ce qui enlève tout crédit à un tel rapport. Je ne crois même pas que les Ivoiriens accordent une importance particulière à ce rapport parce qu’ils savent que dans le contexte actuel, des individus trouveront toujours des prétextes pour pondre des textes.

D’ailleurs, pour bien montrer le manque de sérieux du rapport, les pro-Gbagbo ont écrit un ouvrage collectif disponible actuellement dans les librairies dans lequel, sans être experts, nous avons démonté les arguments des « experts » de l’Onu. Il n’est peut être pas superflu de rappeler que dans sa démarche, le Front populaire ivoirien (Fpi) a choisi la transition pacifique à la démocratie et que le très célèbre slogan du Président Laurent Gbagbo, « asseyons-nous et discutons », est notre marque déposée.

N.V. : Le 21 avril dernier, se sont tenues des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire marquées par un très fort taux d’abstention des populations. Comment de l’exil, avez-vous interprété cette attitude des Ivoiriens ?

K.N. : Le Fpi a lancé le mot d’ordre du boycott passif en toute responsabilité. Les Ivoiriens l’ont suivi. Le 21 avril dernier, les Ivoiriens étaient partout sauf dans les bureaux de vote. C’est une victoire politique. Lorsqu’un parti politique lance un mot d’ordre qui est suivi, cela signifie que ledit parti compte dans l’opinion. Nous avons salué cette victoire électorale et félicité la direction du Fpi pour son option. Parti de masse, le Fpi gagne chaque jour et toujours en popularité. Si le peuple a écouté le parti, c’est qu’il a fait le bon choix. Le désaveu du peuple au régime Ouattara vient rappeler que le régime n’est pas légitime.

De plus, ce désaveu montre que le président Gbagbo incarne toujours l’espoir du peuple ivoirien. Je voudrais saluer toutes les structures du parti pour leur implication dans l’exécution du mot d’ordre. Je salue particulièrement la Jeunesse du Fpi qui a mobilisé plus de 30 délégations à l’intérieur du pays pour la campagne du boycott. Du bureau national jusqu’aux comités de base, en passant par les fédérations, je les félicite tous. Parce que la lutte continue, nous devons rester debout. Je voudrais profiter de cette interview pour féliciter et saluer également nos camarades d’Aboisso qui viennent d’être libérés. J’invite tout le monde à davantage de cohésion, de responsabilité et de sérénité dans les différentes fédérations. Il faut avoir le réflexe militant de saisir systématiquement le bureau national en cas de problème. C’est ensemble dans la solidarité et la cohésion que nous serons utiles à notre parti et à la Côte d’Ivoire. Pour tout dire, ces élections sont une victoire des Ivoiriens.

N.V. : La Commission électorale indépendante (Cei) soutient que ces élections locales ont connu un taux de participation avoisinant les 60%. Une estimation totalement différente du constat fait par tous les observateurs nationaux et internationaux. Qu’en pensez-vous?

K.N. : J’ai ri aux éclats quand j’ai entendu le taux de 60%. C’est ridicule parce que personne ne croit à ce taux y compris même les membres de la Cei. A force de vouloir sauver la face du régime Ouattara, la Cei l’enfonce. Tous les observateurs ont parlé du très faible taux de participation. La presse occidentale qui est leur soutien a même parlé de désert électoral. Malgré cela, la Cei, par on ne sait quelle magie, annonce un taux de 60%, là où les chancelleries parlent d’un taux qui oscille entre 13 et 15 %. C’est aussi la preuve que la Cei n’est pas crédible. Le Pdci-Rda a même dénoncé la mascarade. Une commission électorale aux ordres, il faut la casser, tout simplement.

N.V. : Quelle Cei voulez-vous pour 2015 afin d’éviter les désastres électoraux que le pays connait depuis 2010 ?

K.N. : Il nous faut une commission électorale véritablement indépendante. Elle l’était avant les accords de Pretoria. Pendant ces accords, pour rétablir la paix, on a changé la composition en y introduisant les partis politiques et des mouvements rebelles. Dès lors, elle a été prise en otage et est devenue inopérante. C’était d’ailleurs une commission électorale adh’oc qui devrait cesser de fonctionner après les élections présidentielles. Il faut donc la casser et revenir à l’esprit et à la lettre du code électoral, c’est-à-dire prendre des gens de la société civile dont l’intégrité morale ne fait l’ombre d’aucun doute et leur donner le pouvoir de leur indépendance politique et financière. Ça se passe comme ça ailleurs et cela peut se faire en Côte d’Ivoire. Certaines personnes estiment qu’il faut faire appel à des organismes internationaux pour l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Je suis contre une telle proposition parce qu’étant souverainiste, je pense qu’il faut faire confiance aux Ivoiriens et à leur intelligence.

N.V. : Alassane Dramane Ouattara a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2015. Votre commentaire ?

K.N. : En annonçant maintenant sa candidature pour la présidentielle de 2015, M. Ouattara, à mon avis, entendait lancer un message. C’est quand même curieux que seulement après deux ans de gouvernance et à trois ans de la fin de son mandat qu’un candidat annonce déjà sa candidature. Pourquoi si tôt? A qui s’adresse-t-il ? Vraisemblablement, il s’adresse à ses partisans qui sont dans une logique de querelles intestines de succession. Il veut leur dire de cesser toute velléité de lutte parce qu’il est encore dans la course. En dehors d’un tel message, je ne vois pas pourquoi il annoncerait maintenant sa candidature.

N.V. : Comment jugez-vous l’appel du Fpi au Pdci-Rda pour sauver la Côte d’Ivoire qui sombre ?

K.N. : Je veux limiter cet appel à sa juste proportion. Je pense qu’il s’agit d’un appel de circonstance. Face au hold-up électoral qui se préparait, le Fpi a vivement interpellé le Pdci-Rda sur le danger qui le guette en tant que parti et qui guette la Côte d’Ivoire entière si le Pdci était complice d’une telle mascarade. Les faits donnent aujourd’hui raison au Fpi. Pour le reste, s’il doit y avoir un appel ou un rapprochement stratégique dans le futur, le parti mènera sereinement un débat en interne et avisera.

Interview réalisée par Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

Samedi 11 Mai 2013
Vu (s) 921 fois



1.Posté par WALACE le 12/05/2013 00:51 | Alerter
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Donc toi tu es ivoirien et KONATE SIDIKI est Guinéen
on aura tout vu avec le fPI EN COTE DIVOIRE

2.Posté par LABEL le 12/05/2013 12:46 | Alerter
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WALACE
Je me suis rendu compte que mon commentaire sur les prisonniers politiques du WAT-TANAMO (sur le site" ivorian.net ")t'a intéressé au point où tu en as pondu une réplique. Mais saches que je maintiens ce que j'ai dis ; à savoir que les prisonniers politiques du RAT-TRAPPEUR ne constituent pour lui en fait que des otages. Il a voulu ainsi créer la peur et la psychose chez les patriotes pro-Gbagbo qui sont de loin plus nombreux que ses ado-boys et girls, afin de s'assurer de gouverner la Côte d'Ivoire jusqu'en 2015. Car il est conscient qu'il a usurpé ce mandat puisque issu d'un coup d'état orchestré par la France alors dirigée par son copain et témoin de mariage sarkozy. Mais le RAT-TRAPPEUR est conscient qu'il va falloir qu'il libère ces otages avant les échéances électorales de 2015 pour ne pas hypothéquer son éventuelle réélection. En effet son adversaire lors du très probable 2è tour que ces futurs élections vont nécessiter va absolument vouloir attirer l'électorat majoritaire pro-Gbagbo ( d'après les résulats du 1er tour des élections de 2010 : Gbagbo : 38 % , ADO : 32 % , Bédié:: 25 % malgré les fraudes perpétrées par les partisans du RAT-TRAPPEUR dans les 60 % du territoire ivoirien appelé zone CNO). Son adversaire en question n'aura qu'à promettre la libération de tous les otages politiques s'il est élu. Et le travail sera fait proprement sans besoin de fraudes ni de l'intervention d'une quelconque armée extérieure comme cela a été le cas en 2010 pour que l'usurpateur Wat-le-rat aidé par le poltron Bédié vienne au pouvoir dans des conditions apocalyptiques. Et si par malheur l'un des otages arrivait à mourir dans ces prisons du WAT-TANAMO, quelles qu'en soient les circonstances et les raisons, alors ce sera la fin immédiate du mandat usurpé de ce RAT-TRAPPEUR. Raison pour laquelle il s'emprese de les envoyer à la PISAM chaque fois que nécessaire, afin de les maintenir en vie bien que les maltraitant au quotidien dans le but de les affaiblir physiquement et moralement en bon dictateur francmaçon. A bon entendeur, SALUT !

3.Posté par Sekongo le 12/05/2013 15:17 (depuis mobile) | Alerter
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Oui konate Navigue est ressortissant du nord par contre Sidiki est bien guinéen comme sa sœur kamissogo dit capturation dont le grand frère décédé tenant d une auto école n a jamais voulu changer sa nationalité jusqu à sa mort

4.Posté par WALACE le 13/05/2013 00:52 | Alerter
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LABEL
L'occasion pour moi de mieux débattre avec toi sur ton post
tu conviendras avec moi que les 32% DE OUATTARA au premier tour équivaut aux taux du résultat des élections présidentielles de 2000 faisant de GBAGBO président de la côte d'ivoire
qu'en dis tu?

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