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Déportation du Président Gbagbo à la Cpi : Ouattara fossoyeur de la démocratie africaine !

le Vendredi 2 Décembre 2011 à 10:20 | Lu 501 fois



Déportation du Président Gbagbo à la Cpi : Ouattara fossoyeur de la démocratie africaine !
Publié le vendredi 2 décembre 2011 | Le Temps - Etre peiné, désabusé, interloqué par le dernier acte de Ouattara, qui envoie le président Laurent Gbagbo à la Cpi est tout à fait normal, car

l’émotion tirée d’un tel acte ne peut laisser indifférent, quoi qu’on pense de Laurent Gbagbo et de sa responsabilité dans cette prétendue et interminable crise ivoirienne. Cependant, en être surpris, c’est faire preuve d’aveuglement et se mentir sur la nature de Ouattara, de ses sbires et de ses soutiens. Car, en réalité, cette nature abjecte, nous la connaissons depuis maintenant près de 20 ans, et depuis, elle est allée en se durcissant, au point d’en devenir tout sauf humaine.

Au-delà, cette décision porte un certain nombre de messages et surtout, sonne le glas d’une véritable construction démocratique en Afrique. Et c’est cela le plus grave, car elle hypothèque profondément en elle toutes les motivations pour compliquer l’avancée de la démocratie sur notre continent. Quel président en fonction accepterait désormais de se faire voler sa victoire, si, pour sauver des vies humaines, le prix à payer pour lui est de se voir soumis à un tribunal politique totalement injuste et dirigé, manipulé et aux ordres ?

Les messages de Ouattara à travers cet acte sont simples et clairs. Cet imposteur nous dit clairement, à nous Ivoiriens, mais aussi au reste de l’Afrique assoiffée de démocratie, de paix, d’unité et de fraternité que :

• Premièrement, peu pour lui, la paix et la fraternité, tant que lui est au pouvoir. Il est déterminé à imposer sa seule loi et n’entend nullement poser les bases d’un quelconque dialogue pour la sauvegarde du peu d’unité nationale qui reste à la Côte d’Ivoire. Tous ses actes, toutes ses décisions, depuis le succès de son coup d’état suivent cette logique et jamais, malgré les fausses promesses et profession de foi, il ne s’en est jamais départi. Jamais !

• Deuxièmement, Ouattara dit clairement que la réconciliation ne l’intéresse nullement et qu’il n’en a nul besoin, tant sa force est imposante et sans brutalité sans limite. Il s’agace que l’opposition Lmp avec laquelle il fait mine de dialoguer, revendique un minimum de garantie pour s’engager dans la construction d’un environnement apaisé et promouvoir un dialogue républicain favorable à l’unité du pays et la réconciliation de ses fils et filles, simplement parce qu’il veut soumettre à sa seule loi toutes les forces politiques vives, afin d’assoir un pouvoir, qui de toutes façons est bien mal parti.

De fait, il devrait, dans sa juste logique, liquider désormais la Commission réconciliation, car désormais, celle-ci se voit totalement torpillée et inutile. Le président de cette commission devrait d’ailleurs et en toute honnêteté, en tirer les leçons les plus objectives et démissionner, tant sa tâche est rendue totalement impossible. Manifestement, cette mascarade qu’on lui a confiée n’a d’intérêt pour personne, si ce n’est par son caractère cosmétique pour soutenir un discours contradictoire. Maintenant, chaque Ivoirien le sait, il n’y aura pas de réconciliation et notre pays doit se préparer à des moments encore plus durs, plus incertains et plus délicats. Le seul responsable de cela, en dehors du sanguinaire Soro, sera bien sûr Ouattara, comme pour confirmer et affirmer sa vraie nature et sa volonté de détruire totalement notre pays, qu’il a entretemps servi à la France et mis aux biens du Burkina.

• Troisièmement, et c’est là le plus grave, si l’on considère que la destruction de notre pays n’est pas assez grave, c’est l’énorme hypothèque qu’il fait ainsi peser sur l’avenir de la construction démocratique de l’Afrique. Désormais, chaque président africain en poste va se poser en permanence la question de son sort à la suite d’une élection et tendra fatalement à ne pas être exposé à être vulgairement et illégalement envoyé à un tribunal politique et donc s’accrochera au pouvoir, en le durcissant, et en éliminant ses adversaires.

Par cet acte, toute l’Afrique est donc interpellée et doit s’interroger, tant sur Ouattara lui-même, que sur son futur à elle. Il donc désormais de la responsabilité de tous les Africains, et de leurs leaders politiques, s’il en ait, de se déterminer et se prononcer sur cet acte majeur et hautement important, au-delà de simples symboliques et déclarations de principes. L’Afrique sera-t-elle capable de se mobiliser pour agir contre cette logique et se donner enfin les moyens de prendre son destin en mains ? Telle est une des grandes interrogations que posent aujourd’hui l’acte de Ouattara, tant aux leaders africains qu’à toute la jeunesse.

Les réponses à cette interrogation, à ce défi que nous opposent Ouattara et l’Occident détermineront certainement et en grande partie les perspectives démocratiques et souveraines de notre continent et en général, son destin. Le président Eyadema disait récemment, à l’occasion d’une rencontre des Acp-Eu à Lomé, que l’Afrique ne devait pas accepter la logique dirigée et politisée de la Cpi ! Il disait aussi que l’Afrique avait bien de choses à apprendre à l’Occident en crise perpétuelle et en déclin avérée ! Chacun peut se faire l’interprétation qui lui convient de ces propos, mais, au moins, nous devrions être tous d’accord sur leur pertinence, en ces temps de croisées de chemins, susceptibles de déterminer la voie pour l’Afrique de demain et même celle d’aujourd’hui.

• Le quatrième message que l’acte de Ouattara nous envoie, c’est que tous les Africains ne travaillent pas pour nos pays et notre continent. Soumis à l’obligation de reconnaissance, ils sont prêts à sacrifier nos vies, notre avenir et hypothéquer nos ressources dans l’unique souci de sauver l’Occident. Ce qu’ils ne nous disent pas, c’est ce que cela nous rapporte de sauver l’Occident, quand nous voyons bien qu’un Occident fort n’a aucune espèce d’égard pour nous.

Ce message, qui complète le précédent, démontre que les fossoyeurs de nos destins se retrouvent en priorité chez nous, de marionnettes viles dont l’existence se prétend supérieure à celle de centaines de millions d’africains, toujours appauvris, sans espoir de lendemains meilleurs et dont le désarroi n’a d’égal que le seul souci du quotidien. L’avenir n’a pas de sens et n’existe pas. Nos vies n’ont aucune valeurs, et le souci pour leur donner les moyens de s’épanouir ne fait nullement partie d’une quelconque perspective ni contrainte ni obligation. Nous restons des sacrifiés permanents d’une évolution, processus au sein duquel même servir de faire valoir est trop nous accorder.

• Le cinquième message, entre autres, c’est que la paix en Afrique n’intéresse personne, ni nous-mêmes, ni nous juges, ni qui que ce soit. D’ailleurs, une Afrique instable, soumise à l’incertitude permanente est un gage de son exploitation aisée. Pourquoi donc se soucier d’y créer les conditions de paix, de stabilité et de démocratie, alors qu’en faisant simplement le contraire, les objectifs de l’Occident se réalisent bien plus aisément ? Alors que chacun sait que l’Afrique a les moyens de se prendre en charge, de conduire sa destinée et de devenir un pôle majeur de développement mondial, on arrive à nous convaincre totalement du contraire et nous faire croire que nous sommes incapables et maudits.

Bien sûr, d’autres messages peuvent être tirés de cet acte inqualifiable et chacun pourrait y aller de son interprétation. Cependant, tout le monde sera d’accord que c’est un acte majeur d’une dimension incroyablement importante. Les implications de cet acte son encore incertaines, mais il reste indéniable que des implications en découleront. Il ne peut être pris comme anodin et certainement que notre continent sera divisé sur son bien-fondé et sa pertinence. Mais, sans aucun doute, cet acte ne restera pas sans conséquences majeures. Car, il est ainsi des faits, des actes et des circonstances qui forcent le destin et la nature humaine et les convictions, dans un sens ou un autre. Une certitude demeure: quoi qu’il arrive, la Côte d’Ivoire et l’Afrique ne seront plus jamais les mêmes après ceci et cela se verra bientôt !

Aboubacar Fofana, politologue aux Usa

Vendredi 2 Décembre 2011
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