Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Crise post-électorale en Côte d’Ivoire : Les dossiers qui attendent les émissaires de l’UA

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - News le Mercredi 2 Février 2011 à 12:19 | Lu 431 fois



La 16è session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine (UA), qui s’est tenue les 30 et 31 janvier 2011 à Addis-Abeba (Ethiopie), a décidé de l’envoi de 5 chefs d’Etat africains en Côte d’Ivoire. L’objectif est d’en savoir, un peu plus, sur la crise post-électorale ivoirienne. Et, dans la foulée, trouver une issue pacifique à ce conflit qui oppose le président Laurent Gbagbo à son adversaire Alassane Dramane Ouattara.

La tâche n’est pas aisée. Il s’agira, sans doute pour ces émissaires de l’UA, d’écouter, d’interroger, d’analyser et de faire des investigations. Dans le but de savoir qui de Gbagbo ou de Ouattara a réellement remporté l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Et sur quelle base doit-on affirmer pareille chose. Et quelles sont les mesures politiques à mettre en œuvre afin d’aboutir à un climat de paix. Il faudra une bonne dose de vigilance et même un esprit d’impartialité à toute épreuve à ces présidents africains afin d’éviter les obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur leur chemin. Le chemin de la vérité.

En effet, sur le chapitre de la vérification des faits de l’élection présidentielle deux tendances s’affrontent qui mettent en scène deux structures et deux visions. D’un côté celle défendue par Youssouf Bakayoko, ex- président de la Cei, Young J. Choi, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, l’Union européenne (emmenée par la France) et les Etats-Unis. On peut adjoindre à cette liste la Cedeao. La thèse brandie par ce bloc peut se résumer ainsi. Les résultats du second tour de l’élection présidentielle donnés par Youssouf Bakayoko, bien que provisoires, sont valables. Parce qu’ils ont été validés par le certificateur Young J. Choi. En dehors de sa certification, aucun autre résultat n’est valable.

L’Onu ayant autorité, dans leur entendement, est au-dessus de toute autre institution nationale. Et de l’autre, ceux qui revendiquent, conformément à la Constitution ivoirienne, la primauté du Conseil constitutionnel ivoirien en matière électorale. Une institution qui a proclamé Laurent Gbagbo vainqueur et l’a investi telle que le prévoit la Constitution. De plus, ils font remarquer que les résultats proclamés par l’ex-président de la Cei ne sont que provisoires (telle que le stipule la loi électorale). Ils ont été proclamés hors cadre (au Q.G de Alassane Ouattara) et hors délai. Dans ce camp, l’on retrouve une grande partie de l’opinion nationale.

Il faudra donc aux émissaires de l’UA, le courage de trancher cette question. Quelle est l’institution qui devrait être le recours en matière électorale en Côte d’Ivoire ? Réponse évidente en référence à la Constitution ivoirienne. Il faut tout de même vider le contentieux au regard des passions que suscite cette question. Bien plus que la résolution d’un simple contentieux, les cinq Chefs d’Etat mandatés par l’Union africaine, par l’orientation de la médiation sur cette question, enverront des signes à l’Afrique et au reste du monde. L’UA a déjà revendiqué la résolution des crises africaines par les Africains eux-mêmes. Il s’agit de savoir, dans la présente crise post-électorale ivoirienne, si l’UA compte s’appuyer sur les institutions africaines afin d’atteindre cet objectif. Et par ricochet, affirmer la liberté de l’Afrique de disposer d’elle-même.

En dehors de ce fait, les émissaires de l’Union africaine auront à plancher sur la question du désarmement des rebelles qui ont fait irruption sur la scène politique nationale depuis septembre 2002. Cette rébellion, dont le soutien indéfectible à Alassane Dramane Ouattara n’est plus à démontrer, est celle par qui le malheur est arrivé lors de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

C’est elle qui a brutalisé, violenté, violé et tué dans les zones centre, nord et ouest (zone Cno) sous leur contrôle afin de réduire à néant, l’électorat de Laurent Gbagbo, adversaire de Alassane Ouattara. Si le processus de sortie de crise est grippé au point de se muer en crise post-électorale, c’est parce que des chefs de guerre tels que Watao, Mourou Ouattara, Fofié Kouakou, Sherif Ousmane ont donné des ordres pour «casser» les militants et sympathisants de Gbagbo lors du vote. Alors, il faut bien que les présidents qui viendront au nom de l’UA règlent ce problème afin que pareilles actes anti-démocratiques n’existent plus en Côte d’Ivoire. Et que cette rébellion, dont l’acte principal est de rendre laide toute démocratie, disparaisse.

Le défi à venir des élections législatives, municipales et des conseils généraux le commande. Comment peut-on organiser à l’avenir d’autres élections en Côte d’Ivoire en sachant que nous avons des rebelles en armes, prêts à tuer tous les autres militants autres que ceux de Ouattara, sur une partie du territoire ivoirien ?

Or depuis huit ans, la question du désarmement des rebelles à la solde de Ouattara est devenue comme un serpent de mer. Jamais, l’on n’a pu la résoudre. Et pourtant tous les accords conclus depuis 2003 ont mentionné la nécessité de procéder au désarmement des rebelles. Les accords de Lomé, Marcoussis, Accra I, II, Pretoria I, II et Ouaga ont tous insisté sur ce fait.

En ce qui concerne l’accord politique de Ouaga, le quatrième accord complémentaire du 22 décembre 2008, précise concernant le désarmement ceci en son article 3. «Afin de favoriser l’organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux parties (pouvoir et rébellion) ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants ; des Forces nouvelles.

En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle». Cette disposition n’a pas été respectée. C’est donc le nœud du problème que les Chefs d’Etat africains devront s’atteler à résoudre. Pour prévenir d’autres contentieux post-électoraux.

Serge Armand Didi (sardidi@yahoo.fr)

Afrik53 - News
Mercredi 2 Février 2011
Vu (s) 431 fois


Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !