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Crise post-éléctorale/ Alassane Ouattara : « Mon souhait, juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire »

le Lundi 30 Juillet 2012 à 05:18 | Lu 801 fois

Après avoir été reçu à l’Élysée jeudi 26 juillet dernier, Alassane Ouattara a accordé une interview à Rfi samedi dernier. Il revient notamment sur les récents incidents de Duékoué et le débat sur le transfert éventuel de Mme Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi). Nous vous en proposons l'extrait relatif au contexte politique en Côte d'Ivoire.



Crise post-éléctorale/ Alassane Ouattara : « Mon souhait, juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire »
C'était une première rencontre avec François Hollande, comment ça s'est passé ?

Dans une très bonne ambiance, des sujets importants étaient à l'ordre du jour, bien sûr, au delà de la Côte d'Ivoire, de la Cedeao. Un entretien très fructueux.

L'ambiance, est-ce que ce n'était pas un tout petit peu crispé au début, étant donné votre lien d'amitié passé avec Nicolas Sarkozy ?

Point du tout. Vous savez, c'est la continuité, les choses se sont très bien passées, pas de crispation ni de son côté ni du mien.

Vous vous souvenez qu'après la défaite de Nicolas Sarkozy et votre visite auprès de votre ami Nicolas Sarkozy à l'Elysée, certains membres de l'entourage de François Hollande n'avaient pas bien compris. Est-ce que tout cela est dissipé ?



Oh, je ne pense pas que le président François Hollande en avait fait un problème. Il m'avait appelé bien avant les élections pour me dire que quels que soient les résultats, s'il était président, il aurait les meilleurs rapports avec moi. Il l'a répété, non, je pense que c'est un monsieur bien ; je crois qu'il n'y a rien à dire.

(...)



L'année dernière, pendant la bataille d'Abidjan, vos relations avec l'Afrique du Sud étaient compliquées. Avec Mme Vlamini Zuma est-ce que ça ne risque pas d'être encore plus compliqué ?



Non, pas du tout, le président Zuma et moi sommes devenus amis, nous avons des discussions enrichissantes et nous travaillerons ensemble comme nous l'avons fait avec son prédécesseur, M. Jean Ping.



En Côte d'Ivoire, 14 mois après l'investiture, l'urgence c'est le retour de la sécurité dans l'Ouest. Le 20 juillet à Duékoué, l'attaque des camps de déplacés a fait au moins 12 morts ; les Guéré accusent les Dioula, est-ce que les tensions communautaires ne deviennent pas inquiétantes ?



Il faut préciser les choses, la sécurité est revenue en Côte d'Ivoire. Il y a des éruptions de temps en temps, il y en a eu il y a quelques mois, il y en a eu il y a une semaine. Les miliciens sont sortis du camp de réfugiés, ils sont allés attaquer les populations civiles qui elles, ont voulu se venger. Alors, je condamne, bien sûr, l'acte criminel, je condamne la réaction des populations de vouloir se faire justice elles-mêmes. Et nous avons entrepris une enquête et les auteurs seront transférés devant la justice. Il n'y aura plus d'impunité en Côte d'Ivoire.



Alors, vous parlez de justice, plus de soixante personnalités de l'ancien régime sont en prison, aucune du côté des anciennes Forces nouvelles. Est-ce que la justice ivoirienne n'est pas inéquitable ?



Non, point du tout. Les personnalités qui sont en prison ont commis des crimes, soit économique, soit de sang, donc ce sont des personnes qui méritent d'être en prison. Maintenant, il s'agit de faire la lumière sur tout ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire. A cet effet, j'ai mis en place une commission nationale d'enquête, les résultats me seront présentés dans les prochains jours, en fin juillet et tous ceux qui ont commis des actes criminels passeront devant la justice.



Y compris d'anciens officiers des Forces nouvelles ?



Je ne peux pas aller m'attaquer à des gens au niveau de la justice s'il n'y a pas de soupçons avérés ou de preuves. Si des personnes liées à celles qui m'ont soutenu ont commis des crimes, elles seront jugées ; il n'y aura pas d'exception.



Outre Laurent Gbagbo, le général Dogbo Blé et Charles Blé Goudé sont poursuivis par la Cour pénale internationale. Est-ce que Simone Gbagbo et le général Dogbo Blé pourraient être transférés à La Haye ?



Quand mon prédécesseur a été transféré, la Cpi a diligenté les enquêtes parce que nous n'étions pas en mesure de le faire à cette époque-là. Les juges ne venaient plus au travail, donc la justice ne fonctionnait pas, donc nous n'avions pas les textes juridiques nécessaires pour juger Laurent Gbagbo. Maintenant, tout cela a été remis en place et mon souhait, ce serait de juger tous les Ivoiriens en Côte d'Ivoire.



Il y a deux mois, votre gouvernement a annoncé qu'il avait déjoué un complot des exilés pro-Gbagbo installés au Ghana. Au même moment, Lida Kouassi était extradé du Togo. Est-ce que ça veut dire que vous excluez toute réconciliation avec le premier cercle de Laurent Gbagbo, ceux qui vivent aujourd'hui en exil en Afrique de l'Ouest ?



Vous avez une logique bizarre : ce n'est pas parce que quelqu'un qui a commis des crimes est extradé que ça porte atteinte à la réconciliation. Les choses sont très claires, il y a eu des crimes, les criminels doivent être traduits devant la justice si nous voulons construire un Etat de droit.

Nous avons d'ailleurs hésité à dévoiler cette tentative de déstabilisation, mais vous savez, il y a tellement de rumeur et de mensonge que j'ai pris le risque de demander au ministre de l'Intérieur de faire connaître ce qui s'est passé. J'ai été en contact avec les autorités togolaises et ghanéennes. Les extraditions ont commencé et ça ne va pas s'arrêter à M. Lida Kouassi, ça va continuer. Je n'apporterai pas seulement la prospérité aux Ivoiriens, mais je leur apporterai la paix et la sécurité...



Retranscris par Assane NIADA
L'Inter

Lundi 30 Juillet 2012
Vu (s) 801 fois



1.Posté par Dani le 30/07/2012 10:50 (depuis mobile) | Alerter
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Depuis qu il est venu au pouvoir ,au lieu de donner le bonheur aux ivoiriens , ouattara passe son temps à narguer les ivoiriens.

2.Posté par Hermann N'da le 30/07/2012 12:51 | Alerter
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Après s'être empressé de transférer SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE à la Haye suite à son coup de force, et surtout par crainte de voir ce dernier à la tête de l'opposition, le voleur de nationalité se croyant plus rusé que les Ivoiriens déclare qu'il ne veut plus transféré personne à la CPI. Subitement, les tribunaux à ses ordres sont devenus opérationnels. La vérité est que, procédant de cette façon, le MOSSI pense naïvement que les criminels de son camp qui ne cessent d'endeuiller la CI seront épargnés des poursuites de la CPI. Mais ce qu'il ignore, c'est que les chefs d'accusation qui concernent les sanguinaires à sa solde, sont imprescriptibles. Et que demain sera différent d'aujourd'hui. Quelle que soit la durée de la nuit, il finit toujours par se faire jour.

3.Posté par Hermann N'da le 31/07/2012 13:48 | Alerter
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"MON SOUHAIT, JUGER TOUS LES IVOIRIENS EN COTE D'IVOIRE". Cette phrase est très révélatrice et met en évidence le réflexe dictatorial d'un sanguinaire hors paire. Sinon dans une république respectable caractérisée par la séparation des pouvoirs, aucun président de la république démocrate ne peut affirmer de telles absurdités. Dramane est-il donc devenu un juge? En dehors de tout procès formel, Dramane affirme que "les personnalités qui sont en prison ont commis des crimes de sang, des crimes économiques...Il transforme les soupçons et autres simples chefs d'accusation en décisions judiciaires en lieu et place des juges et avant même que les procès ne s'ouvrent au fond. Drôle de chef d'Etat qui ne connaît même pas les limites de ses pouvoirs. Pauvre CI. Tu seras bientôt délovée de la dictature d'un apatride.

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