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Coup d’Etat de la France et des Usa en Côte d’Ivoire : La vérité éclate au Canada

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - News le Mercredi 12 Janvier 2011 à 15:36 | Lu 685 fois



«La désinformation et la crise en Côte d’Ivoire : l’inversion de la réalité». C’est sous ce titre que M. Bernard Desgagné, animateur d’un blog au Canada, a publié, sur son site, le premier article d’une série de quatre productions qu’il compte consacrer à la crise ivoirienne. En quelques heures, le premier article qu’il a écrit a pulvérisé les records de visite des internautes canadiens sur son site. Au Canada, l’opinion commence à s’apercevoir qu’elle a été dupée sur toute la ligne et commence à se poser des questions sur le bien-fondé de la décision du gouvernement canadien de renvoyer l’ambassadeur ivoirien sur son sol. Nous vous proposons le texte par lequel Bernard Desgagné a fait éclore la vérité au Canada.


L’année 2010 s’est terminée comme elle a commencé à Radio-Canada et à d’autres antennes : dans le mensonge et l’occultation. Le cartel médiatique occidental participe actuellement à une opération psychologique masquant une tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire orchestrée depuis Paris et Washington. Comme cela s’est produit au Rwanda, en 1994, le cartel a procédé à une inversion des rôles : les agresseurs sont devenus les bons et les agressés des méchants.

Aidés par l’Agence France-Presse (AFP), plaque tournante du dispositif de désinformation en langue française de la ploutocratie, Radio-Canada et quelques autres journalistes aveugles, le nez collé à leur fil de presse, essaient de mettre dans la tête des Québécois que le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, se maintient au pouvoir illégitimement. Selon eux, le chef de l’État ivoirien refuserait le verdict du deuxième tour de l’élection présidentielle, tenu le 28 novembre 2010.

En fait, ce qu’essaie de nous faire croire le cartel médiatique est exactement à l’opposé de la vérité. M. Gbagbo a remporté l’élection et préconise la négociation pour régler le conflit. Son rival, Alassane Ouattara, qui a perdu après avoir triché, se montre intransigeant et préconise la violence.

Contrairement aux affirmations hypocrites de l’Élysée, qui se pare d’une objectivité feinte depuis l’envoi en Côte d’Ivoire des troupes françaises de l’opération Licorne, en 2002, M. Ouattara a toujours été le candidat favori de l’ancienne puissance coloniale et de ses maîtres étasuniens. Le club des ploutocrates occidentaux basé aux États-Unis essaie d’endiguer la marée chinoise en Côte d’Ivoire, où la grande entreprise française est néanmoins encore très présente, voire favorisée. Loin de faire office d’arbitre, les bons clients de l’Empire qui se font appeler la «communauté internationale» sont en train de priver le peuple ivoirien de son droit de choisir librement son chef d’État.

La primauté du
droit bafouée

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire s’efforce, malgré la guerre civile, de respecter la primauté du droit. Selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, qui a été approuvée par 86 % des électeurs lors de la consultation populaire de 2000 et que les défenseurs occidentaux de la démocratie devraient être les premiers à respecter, l’autorité suprême de l’Etat ivoirien est le Conseil constitutionnel. Or, Radio-Canada et les autres acteurs du cartel se gardent bien de donner les détails de la décision prise le 3 décembre 2010 par le Conseil constitutionnel à la suite du deuxième tour de l’élection présidentielle, et pour cause.

Le Conseil constitutionnel a constaté que des violations flagrantes des règles électorales, allant du bourrage d’urnes à l’empêchement de voter, en passant par l’intimidation et la violence contre les électeurs, ont été commises dans les régions sous l’emprise des Forces nouvelles, la rébellion armée à laquelle est associé M. Ouattara. C’est à l’issue de ce constat dument étayé que le Conseil constitutionnel a déclaré M. Gbagbo vainqueur du deuxième tour de l’élection.

Fidèle à ses méthodes insurrectionnelles, M. Ouattara s’est retranché dans un hôtel d’Abidjan, et ses alliés étrangers l’ont proclamé vainqueur avant même que ne soit connue la décision du Conseil constitutionnel, en s’appuyant uniquement sur les résultats provisoires annoncés hors délai dans le même hôtel par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, un organisme en réalité largement favorable à M. Ouattara. M. Bakayoko aurait été emmené à l’hôtel par l’ambassadeur de France et l’ambassadeur des Etats-Unis, selon Laurent Gbagbo.

Au premier tour, pourtant, M. Ouattara et ses alliés avaient attendu que le Conseil constitutionnel se prononce. Au deuxième tour, ils n’ont pas attendu, car ils se savaient coupables de fraudes électorales massives dans le nord du pays. M. Ouattara et son Premier ministre fantoche, Guillaume Soro, sont devenus les chouchous de l’AFP, dont les journalistes ont, eux aussi, élu domicile dans le fameux hôtel.

Le président Gbagbo a proposé que la crise soit dénouée pacifiquement en formant un Comité d’évaluation international pour vérifier la validité des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel. Ce comité serait dirigé par un représentant de l’Union africaine, comprendrait des représentants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, des Nations unies, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine. Or, cette proposition, dont le cartel médiatique ne nous dit mot, a trouvé comme seule réponse les appels à la guerre lancés par le camp Ouattara et certains de ses complices, en particulier le Nigéria.

Les deux poids,
deux mesures de la
communauté internationale

Lorsque la soi-disant communauté internationale parle vaguement du Conseil constitutionnel, c’est pour semer le doute sur son impartialité en prétextant que ses membres ont été nommés par Laurent Gbagbo. Or, au Canada, par exemple, les juges de la Cour suprême sont nommés par le tout puissant Premier ministre, qui choisit aussi d’autres juges ainsi que les sénateurs, les ministres, les sous-ministres, les présidents des sociétés d’Etat et le commissaire de la GRC.

Et pourtant, la communauté internationale n’a pas envoyé des Casques bleus s’interposer lorsque le cabinet de Pierre Elliott Trudeau, composé de ministres nommés par lui, a proclamé la loi sur les mesures de guerre, en 1970, pour intimider et emprisonner sans motif valable près de 500 Québécois. L’ONU n’a pas proclamé l’indépendance du Québec après les fraudes massives du camp fédéraliste lors du référendum de 1995.

Le cartel médiatique n’a pas jeté l’opprobre sur l’inique Loi de clarification de Stéphane Dion et son patron Jean Chrétien. Ni Paris, ni Washington n’ont mis en doute l’objectivité de la Cour suprême lorsqu’elle s’est prononcée en réponse au renvoi sur la sécession du Québec. Personne n’est venu de l’étranger pour protéger avec des blindés le millier de Canadiens intimidés, arrêtés arbitrairement, jetés en prison et maltraités, parfois jusqu’à la torture, au sommet du G20 de Toronto.

Les pays occidentaux ont le droit de combattre les mouvements pacifiques de contestation ou de libération nationale par la supercherie, les menaces et la violence. Ils ont le droit de se draper dans une fausse démocratie, alors que leurs dirigeants agissent en véritables dictateurs. Mais les pays africains, eux, n’ont pas le droit de se défendre contre les agresseurs lourdement armés qui déclenchent des guerres civiles, qui sont financés par de puissants intérêts étrangers et qui n’ont aucun respect pour la démocratie, les lois et la vie humaine.

Bernard Desgagné
(in chronique du jeudi 6 Janvier 2011 906 visiteur ce jour)

Afrik53 - News
Mercredi 12 Janvier 2011
Vu (s) 685 fois



1.Posté par Kouamé Kan le 12/01/2011 22:11 | Alerter
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MAIS CELA EST ALUSSINANT QUE DES GENS PARLENT AU NOM DU PEUPLE IVOIRIEN. TOUJOURS DES GENS POUR CROIRE EN LA THEORIE DU COMPLOT. JE SUIS IVOIRIEN ET SI VOUS VOULEZ VRAIMENT SAVOIR CE QUE NOUS EN PENSONS, EH BIEN, DEMANDEZ NOUS.
CELUI QUE NOUS RECONNAISSONS PUISQU'ON L'A ELU EST M. OUATTARA. M. GBAGBO A BEL ET BIEN PERDU ET IL REFUSE DE SE BARRER, ET MAINTENANT EC QU'IL FAIT, IL UTILISE L'ARGENT DU PAYS QU'IL A VOLE PENDANT 10 ANS DE REGNE DICTATORIAL POUR FAIRE UN LYNCHAGE MEDIATIQUE. IL PAIE DES AVOCATS, DES JOURNALISTES ET DES INDIVIDUS POUR FAIRE PASSER SON MESSAGE DE MENSONGE A DES GENS QUI N'ONT JAMAIS VU LA CÔTE D'VOIRE, MÊME PAS SUR UNE CARTE.
JE VOUS DEMANDE UNE CHOSE, RESPECTEZ LES IVOIRIENS ET LEUR CHOIX QU'ILS ONT PORTE A M. OUATTARA, MÊME SI VOUS RECEVEZ DE L'ARGENT DE M. GBAGBO POUR RACONTER DES SALADES PAREILLES.

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