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Côte d’Ivoire: une situation sécuritaire encore incertaine

le Lundi 27 Juin 2011 à 10:39 | Lu 865 fois

Le pays dirigé par Alassane Ouattara reste une poudrière, en attendant l’avènement hypothétique de la confiance entre les anciens combattants des deux camps.



Côte d’Ivoire: une situation sécuritaire encore incertaine
Deux mois après son avènement au pouvoir, Alassane Ouattara se débat dans des problèmes de sécurité lourds de menaces pour l’avenir. La plus grande méfiance règne encore, entre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, ex-rébellion des Forces nouvelles), qui ont permis à Ouattara de défaire militairement son rival, et les Forces de défense et de sécurité (FDS) jadis inféodées au régime de Laurent Gbagbo.

«Il y a urgence à redéployer les policiers et les gendarmes sur tout le territoire national», insiste Young-jin Choi, le représentant en Côte d’Ivoire du secrétaire général des Nations unies. Un gage de réconciliation et de retour progressif à la normale… Le responsable de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) annonce par ailleurs à SlateAfrique le renforcement de son dispositif dans l’ouest du pays, une région toujours instable où se trouvent 17.000 déplacés. Huit bases supplémentaires seront instaurées d’ici la fin août, avec passage des effectifs de 4.000 à 5.250 Casques bleus, soit la moitié des contingents de l’Onuci.

Un axe entre le sud ivoirien et le Ghana

Le risque sécuritaire paraît sérieux. «Sous Laurent Gbagbo, il y avait un axe entre le Nord et Ouagadougou, et sous Ouattara, il risque d’y avoir un axe entre le Sud et Accra», souligne un diplomate en poste à Abidjan. En cause: le repli vers le Bénin, le Togo et d’autres pays, via Accra, la capitale du Ghana voisin, de partisans de Laurent Gbagbo interdits de séjour en Europe, et qui pourraient réarmer. Ceux qui se sont arrêtés à Accra représentent un fardeau pour les autorités ghanéennes. Ces dernières ne se montrent pas prêtes à jouer un rôle comparable à celui de Blaise Compaoré, accusé d’avoir aidé à lever une rébellion nordiste en 2002. Jusqu’à présent, le Ghana a tout fait pour se tenir à l’écart du conflit ivoirien.

Le danger, en Côte d’Ivoire, n’est pas seulement militaire. Alassane Ouattara est loin d’avoir réussi à s’imposer comme le président de tous les Ivoiriens. La présence des FRCI à Abidjan et la relative anarchie dans laquelle ils opèrent, se livrant notamment au racket, est perçue comme une invasion des Nordistes, à Abidjan, par une population majoritairement issue des ethnies du Sud du pays. Aux «checkpoints», des barrages érigés par les FRCI pour contrôler les automobilistes, les sommes extorquées aux automobilistes dépassent le billet de 1.000 F CFA (1,5 euro) qui suffisait aux FDS. C’est un véritable tribut de guerre que prélèvent les FRCI, qui ne toucheraient pas de solde. «Des hommes en uniforme se tiennent à l’entrée des cimetières et demandent 15.000 F CFA avant de pouvoir enterrer quelqu’un», affirme ainsi un témoin joint par téléphone.

Des jeunes pratiquent le racket à Abidjan

Au camp Gallieni, à Abidjan, la suspicion et l’hostilité paraissent évidentes, selon des témoignages recueillis par l’AFP. Des éléments des FRCI se plaignent du mépris des officiers des FDS à leur égard. De leur côté, les soldats des FDS refusent de prendre des ordres venus de «vendeurs de rue ou d’apprentis chauffeurs qui portent armes et uniformes mais n’ont pas été entraînés», selon un policier. Vexations et humiliations seraient quotidiennes: le général Philippe Mangou, maintenu par Alassane Ouattara à son poste de chef d’état-major, aurait vu son bureau et sa voiture réquisitionnés par le général Soumaïla Bakayoko, le chef d’état-major des anciennes Forces armées des forces nouvelles (FAFN), rebaptisées FRCI en mars.

Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), en mission en Côte d’Ivoire du 1er au 15 juin, témoigne de la complexité de la situation:

«Au départ, il y avait environ 9.000 hommes des FRCI qui respectaient les accords de Ouagadougou, 5.000 militaires et 4.000 policiers partis en mars de Bouaké pour prendre le contrôle du Sud du pays. Arrivés à Abidjan, ils n’étaient plus que 2.500, beaucoup étant restés dans les villes tombées entre leurs mains. Selon un recensement en cours, pas moins de 26.000 hommes se revendiquent des FRCI: il y a donc un surplus évident de gens qui recrutent parmi des petits conducteurs de bus, des vendeurs à la sauvette, ceux qu’on appelle les “petits singes” à Abidjan et qui sont pro-Ouattara. Ces jeunes mettent un treillis et un T-shirt des FRCI et pratiquent le racket, créant de l’insécurité. Il va falloir les désarmer et les démobiliser».

Quant aux vrais hommes des FRCI qui se livrent aussi à des exactions à Abidjan, la responsabilité de leurs crimes ne paraît pas directement imputable aux autorités, d’après Florent Geel. «Selon toute vraisemblance, les chefs de zone couvrent leurs hommes sans avoir reçu d’ordres de leur hiérarchie, les commandants de zone. Aucun élément ne permet de dire qu’il existe un plan coordonné d’attaque contre les miliciens pro-Gbagbo ou les militants du Front populaire ivoirien (FPI, le parti de Laurent Gbagbo, ndlr). En revanche, il y a des dénonciations, des vengeances personnelles, avec meurtres, tortures et racket à la clé. Certains sont dénoncés à tort comme des miliciens, et on les force ensuite à payer, soit pour acheter leur survie, soit pour rembourser de vieilles dettes.»

De leur côté, les ex-FDS, qui étaient 50.000 avant la crise, seraient toujours présents à 85 %, selon la FIDH. L’armée avait voté à 60 % pour Alassane Ouattara, mais elle avait été privée de moyens, au profit d’unités d’élite recrutées sur une base ethnique et fortement politisées.

Personne n’a été arrêté dans le camp Ouattara

Les combattants des deux camps ont été accusés par les Nations unies de se livrer à des exactions: exécutions sommaires, pillages et viols. L’insécurité empêche encore les 300.000 déplacés qu’a fait la crise post-électorale de rentrer chez eux, selon le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

Selon Human Rights Watch (HRW), les nouvelles autorités ne paraissent disposées à enquêter que sur les exactions commises par le camp Gbagbo. «Il y a un fossé croissant entre la réthorique du gouvernement Ouattara, qui consiste à dire que personne n’est au-dessus des lois, et la réalité d’une justice lente et partisane», a notamment affirmé Corinne Dufka, une chercheuse de HRW. Personne, à ce jour, n’a été arrêté dans le camp Ouattara, rappelle l’ONG américaine de défense des droits de l’Homme. Amnesty International, de son côté, a dénoncé le 22 juin la détention sans inculpation de dizaines de partisans de Laurent Gbagbo -au moins cinquante personnes, dont plusieurs politiciens en vue, dont Alcide Djédjé, ancien ministre des Affaires étrangères, détenu à l’hôtel Pergola à Abidjan.

L’enquête ouverte le 23 juin par Luis Moreno-Occampo, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), à la demande du président Alassane Ouattara, devrait changer la donne, au moins sur le plan symbolique, dans un premier temps. Elle doit porter sur les éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à partir du 28 novembre 2010, date du second tour de la présidentielle. Le 17 juin, a CPI a donné un mois aux victimes pour témoigner des violences qui ont fait 3.000 morts entre novembre 2010 et avril 2011. Une première mission d’experts de la CPI est attendue du 27 juin au 4 juillet à Abidjan. Sa priorité: évaluer la situation sécuritaire sur le terrain.

Source: Sabine Cessou – SlateAfrique

Lundi 27 Juin 2011
Vu (s) 865 fois



1.Posté par FLANTINTIN le 27/06/2011 14:28 | Alerter
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Vous avez dit "invasion des nordistes",justement c'est cela la triste réalité en Côte d'Ivoire aujourd'hui.En effet, pour ne rien subir comme rcket, pillage ou autres exactions il faut savoir prononcer au moins quelques mots en dioulas.Ou encore avoir une attache à l'Hotel GOLF ou même connaître le nom d'un haut ou moyen dignitaire du RHDP.C'est triste mais c'est la réalité ici en terre déburnie.

2.Posté par FAOUZY le 27/06/2011 14:45 | Alerter
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c'est CHOI et SARKOZY le cloun et L'OTAN qui ont tué les ivoiriens ,nous connaissons nos commenditaires .Arrêter votre diversion envers des peuples opprimés par les occidentaux ,tous ceux qui ont attaqué ou ont apporté un soutient pour tuer les IVOIIRENS seront tous puni par le DIEU le tout puissant ,que le seigneur JESUS essuie nos larmes et qu'il nous donne l'inteligence les moyens de developper notre continent AFRICAIN

3.Posté par FAOUZY le 27/06/2011 14:58 | Alerter
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QUE le conseil constitutionnel SENEGALAIS rejette la candidature du CLOUN Me WADE , il est (VIEUX ) et refuse de partir avec son âge très très avancé ,comment un des prefet français Me WADE est le courage de se presenter ,avec son fils (le pédé international) puisse occuper 05 PORTE FEUILLES MINISTERIELLES ,le pédé KARIM WADE est ministre d'etat -cooperation internationale - transport - aerien- infrastructures- energie .EN COTE D'IVOIRE le fils de notre president SEM LAURENT GBAGBO qui est professeur de crimnologie à l'université de cote d'ivoire qui ne fait pas la politique ,qui passe inaperçu est illegalement detenu par le prefet ALASSANE sous les ordres des occidentaux detenu SEM GBAGBO ET SES PROCHES dans des conditions inhummaine

4.Posté par FAOUZY le 27/06/2011 15:05 | Alerter
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QUE tous les africains se reveillent ,les occidentaux nous font la guerre parce que nous ne somme pas solidaire ,reveillons nous l'afrique perd des digne fils ,SEM LAURENT GBAGBO ,SEM KADHAFI sauvons vite nos dirigents digne ,les occidentaux n'ont plus rien ,ils nous font la guerre pour mieux (volé , pillé, tué ,..)

5.Posté par Cyrille KIBILA le 27/06/2011 17:00 | Alerter
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Tranquilisez-vous mes frères. Les voleurs ( Sarkozy et sa bande) ont 99 jours pour opérer, mais le 100ème appartient au propriétaire qui va les capturer et leur faire payer tous les crimes commis en Afrique. Ces donneurs de leçon de droit de l'Homme qui s'acharrnent aujourd'hui à vouloir tuer KADDHAFI finiront par le payer cher. Si pas eux, leurs enfants ou petits enfants.

6.Posté par Quartar le 28/06/2011 12:28 | Alerter
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Chers dignes frères d'AFRIQUE , les prétestes avancés par les crimels présidents occidentaux pour venir envahir l'AFRIQUE , c'est la prétendue protection des populations civiles . Mais sachez que l'homme blanc n'a jamais voulu du bien à l'homme noir . Le blanc pense toujours que le noir n'aspire pas au bien etre social .

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