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Côte d’Ivoire : une lutte anti-apartheid s’impose !

le Vendredi 7 Octobre 2011 à 00:16 | Lu 581 fois



Désormais plus que jamais, nos espoirs nés de la libération de Nelson Mandela en 1990 se sont envolés. Nous qui avions cru que l’apartheid était mort en Afrique, sommes en train de déchanter avec l’avènement de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire.

A l’époque, du temps de Nelson Mandela, l’apartheid était une affaire de Blancs contre les Noirs d’Afrique du Sud. L’apartheid (mot afrikaans signifiant « séparation, mise à part ») était une politique dite de « développement séparé ».

Elle visait à tenir les Noirs loin de la gestion du pouvoir d’Etat, des hauts emplois dans l’Administration, de l’exercice du pouvoir de commandement sur les forces armées et de sécurité, de la possibilité de poursuivre des études supérieures dans les écoles et universités d’Excellence et enfin loin de certains secteurs d’activité. L’enjeu, c’était de maintenir dans la paupérisation la plus totale, sur la base de critères raciaux ou ethniques, une partie de la population sud africaine qui se trouve être la plus nombreuse parce que représentant environ 80% de toute la population du pays.

Même si loin des terres du peuple Zulu, nous avons partagé par nos émotions, nos écrits, nos chants, notre voix de politique ou d’intellectuel, les cris du coeur du peuple noir d’Afrique du Sud contre cette injustice humiliante et destructrice, nous n’avons pas pu vivre dans notre chair la meurtrissure qui aura marqué à jamais l’histoire des Noirs d’Afrique du Sud de l’année 1948 au 30 juin 1991 date d’abolition de l’apartheid.

Les Blancs qui ont institué cette doctrine étaient les Afrikaners constitués d’émigrés européens venus principalement des pays suivants : Pays-Bas, France, Allemagne, Grande Bretagne.

Un homme, Nelson Mandela et ses amis, dont Steve Biko et bien d’autres paieront qui de leur vie qui de leur liberté, ensemble de leur dignité d’homme, leur refus de ce système.

De 1991 à 2011, cela fait 20 ans que l’apartheid est aboli en Afrique du Sud. Mais ce 20e anniversaire introduit une nouvelle ère de l’apartheid dans l’Ouest de l’Afrique, précisément en Côte d’Ivoire. Oui. Les média de l’Occident n’en parleront pas. Comme l’apartheid en Afrique du Sud, ils attendront que la doctrine de l’exclusion promue par Dramane Ouattara porte les fruits qu’il en attendent et un jour, leurs organisations dites de défense des droits de l’homme viendront pour sortir leurs grimoires et y transcrire des rapports accablants.

En attendant, cet apartheid d’un genre nouveau, basé essentiellement sur une exclusion politique et ethnique, prend forme et fait des victimes beaucoup plus nombreuses que celles faites par les bombardements de la France et de l’ONU contre les civils ivoiriens.

Alors pour ceux qui ne le savent pas, l’apartheid qui a cours aujourd’hui en Côte d’Ivoire vise essentiellement les militants de la Majorité Présidentielle traités de militants pro-GBAGBO par les Occidentaux et leurs affidés ivoiriens afin de justifier que ces millions de personnes partagent le sort qu’ils entendent réserver à Laurent GBAGBO.

Ainsi, tous les cadres en activité dans l’Administration publique, parfois de puis plus de 20 ans, jugés pro-GBAGBO et occupant des postes de responsabilité, sont démis sans motif de leurs fonctions et rétrogradés dans la hiérarchie administrative.

En dehors des cadres occupant des postes de responsabilité, tous les autres y compris les agents de maîtrise et les cadres assimilés, sont privés d’activité, isolés des centres de travail ou de discussions techniques. La plupart d’entre eux et notamment, ceux dénoncés à tort par certains collègues pour régler des vieux comptes, sont systématiquement licenciés sous le fallacieux prétexte de la restructuration des entreprises publiques ou des services administratifs.

Pendant ce temps, plusieurs recrutements sont lancés pour organiser leur remplacement par des personnes venant du même bord politique où de la région dont se réclame originaire Monsieur Dramane Ouattara qui n’oublie pas de faire de temps à autre, un clin d’oeil à son allié Konan Bédié pour les postes de peu d’intérêt.

Cette dynamique d’exclusion qui est déclenchée avec des consignes fermes, visant une mise à l’écart de toutes personnes soupçonnées d’être pro-GBAGBO pourra aboutir dans quelques mois, aux résultats suivants :

- aucun cadre se réclamant du FPI ou des partis alliés ou dénoncé comme sympathisant de Laurent GBAGBO ne sera encore en activité car des notations éliminatoires seront mises en oeuvre en fin d’année 2011 par les chefs de service ou d’administration désignés par Ouattara et cela aboutira au licenciement de tous ces cadres pro-GBAGBO ;

- aucun jeune jugé Patriote pro-GBAGBO ne sera reçu à aucun concours professionnel ou éligible à aucun programme d’insertion des jeunes, que des institutions engagées dans la réinsertion des jeunes, dans le cadre des programmes de démobilisation et de réinsertion post crise, initieront ;
- aucun syndicat d’étudiant jugé pro-GBAGBO ne pourra être libre de se constituer et d’exercer ses activités ;

- aucun élève ou étudiant jugé pro-GBAGBO ne pourra bénéficier de bourses d’études ;

- aucune commerçante jugée pro-GBAGBO ne pourra avoir une étable dans aucun marché de Côte d’Ivoire ;

- aucun commerçant jugé pro-GBAGBO ne pourra se réinstaller après la destruction des commerces sous le fallacieux prétexte d’une opération "pays propre" dont la vraie ambition est d’instituer une autorisation de faire le commerce qui ne sera délivrée qu’aux militants pro-Ouattara ;
- etc. etc.

Ce programme d’exclusion basé sur la haine politique et ethnique de Dramane Ouattara est le nouveau visage de l’apartheid qui vient de voir le jour en Côte d’Ivoire.

Cette doctrine de l’exclusion défendue par des journalistes comme Venance Konan, comme il l’a fait hier pour l’Ivoirité, est mise en oeuvre sous divers angles.

Sous celui de la communication dirigée par Venance Konan et des journalistes des Quotidiens du RDR aidés de ceux du PDCI, il s’agit d’insister sur la notion de "Refondateur" et d’attribuer la responsabilité des dysfonctionnements économiques, administratifs, institutionnels et politiques provoqués par la rébellion de Dramane Ouattara créée en 2002, au FPI de Laurent GBAGBO.

L’objectif, c’est de convaincre les pro-Ouattara ou pro-Bédié qui trouveraient à redire face à cette pratique haineuse, que c’est pour leur propre bien que tous ces cadres, travailleurs, étudiants devenus tous des "Refondateurs" doivent être liquidés et exclus de l’exercice de toute activité ou de toute liberté. Car cet apartheid crée de l’emploi pour eux, introduit la pensée unique dans la vie publique ivoirienne et permet d’anéantir à jamais ceux qui ont osé mettre fin au parti unique qui existait avant que Laurent GBAGBO n’introduise son idée de multipartisme en Côte d’Ivoire.

Sous l’angle de la lutte contre l’impunité, il s’agit d’attribuer des crimes et délits imaginaires à l’ensemble des cadres engagés publiquement dans la vie politique ivoirienne aux côtés de Laurent GBAGBO afin de souiller leurs casiers judiciaires de condamnations dont le seul but est de les exclure de l’exercice de certains emplois ou de certaines libertés.

Sous l’angle de la lutte contre les atteintes imaginaires à la sûreté de l’Etat, il s’agit de justifier les exécutions sommaires, les arrestations arbitraires, l’expatriation forcée des militants et cadres jugés pro-GBAGBO afin de créer une homogénéité politique dans un environnement où l’expression d’une opinion taxée de pro-GBAGBO peut vous coûter, et la vie et la carrière professionnelle ou un reniement de vos proches.

Mais comme en Afrique du Sud, l’apartheid se combat ! Avec tous les moyens ! En comptant sur nous-mêmes. En ayant du courage. En ayant le sens du devoir citoyen. Afin de vaincre, même au péril de notre vie.

Car la forfaiture de l’exclusion, de l’apartheid, de la haine qu’on attribuait à GBAGBO Laurent pour le diaboliser, ne vise rien d’autre que l’instauration d’une ségrégation politique et ethnique en Côte d’Ivoire au profit de Dramane Ouattara est ses alliés.

La haine, le monde entier sait désormais qui la porte en Côte d’Ivoire. Parce que ceux qui prétendaient dénoncer l’exclusion dont ils auraient été victimes, montrent à la face du monde après seulement 5 mois d’imposture, qu’ils ne sont point capables d’aimer ceux qui pensent différemment d’eux.

Finalement, cela devient clair que c’était ces "exclusionnistes", qui n’arrivaient pas à accepter Laurent GBAGBO et ses camarades de lutte comme des cadres méritants, des fils de la Côte d’Ivoire ayant le droit de diriger cette Nation, qui auront pourri la vie politique et sociale en Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie.

Par l’apartheid qu’ils viennent d’instaurer, tous ceux qui sont honnêtes reconnaîtront enfin que c’est Laurent GBAGBO et ses proches qui étaient plutôt victimes d’un rejet politique et ethnique.

Car le temps d’une imposture de 5 mois, et voici Dramane Ouattara et ses partisans mettre en oeuvre leur doctrine du développement séparé, de l’exclusion ethnique et politique à tous les nivaux de la vie sociale, économique, politique et professionnelle.

C’est pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que d’engager ici et maintenant, la lutte anti-apartheid pour libérer les fils de Côte d’Ivoire et ramener l’espoir de l’égalité de tous les enfants de ce pays, devant les lois, les opportunités professionnelles, économiques et politiques !

Laurent GBAGBO a sacrifié sa dignité d’homme pour nous. A nous de lui faire honneur en faisant triompher son idéal d’une Côte d’Ivoire débarrassée des prédateurs, des clans et bourgeoisies ethno politiques.

Notre devoir est donc de vaincre et de corriger les éventuelles erreurs du passé afin que notre combat soit vrai et juste pour tous.

La Révolution Permanente vous prie de croire que cela est possible !



A très bientôt.

Hassane Magued

Vendredi 7 Octobre 2011
Vu (s) 581 fois



1.Posté par Marie le 07/10/2011 16:24 | Alerter
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Oh oui,mais où est mr koulibaly qui traite L.G. de tribaliste,lui mr propre à de quoi faire.Que Dieu vous bénisse,du courage tous.

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