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Côte d’Ivoire, terre d’espérance.

News en temps réel - Claude B. Djaquis le Mardi 10 Mai 2016 à 06:00 | Lu 1051 fois

Mon opinion !



En politique tous les coups sont permis. Malheureusement en Afrique on emprisonne, viole, éventre, égorge et tue pour des pouvoirs éphémères. Oui les pouvoirs africains sont éphémères parce qu’ils ne s’obtiennent pas de haute lutte démocratique mais plutôt à la suite de guerres civiles inutiles, pourtant il aurait suffi de donner sa place au peuple pour bâtir des institutions fortes dans nos états fragiles.

Prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire mon beau pays. Depuis son accession à la magistrature suprême Le président Ouattara, bon élève de feu Houphouët Bouagny s’est lancé dans une course effrénée pour tenter d’accomplir un second miracle ivoirien (parachever les projets de société mis sous cale depuis le coup d’état de noël 1999), boom économique des années 80 où la bourgeoisie agraire avait pignon sur rue.

Il y a cinq ans, Abidjan la capitale économique, a été le théâtre de combats meurtriers et une brève intervention militaire soutenue par l'ONU et la France pour installer le nouvel homme fort d’Abidjan. Depuis, la croissance économique ivoirienne semble être la plus fulgurent du continent, d’où l’affluence des anciens et nouveaux investisseurs vers « le Paris de l'Afrique occidentale". Cette croissance n’ayant pas encore contribué à améliorer le quotidien de la plupart des citoyens, économistes et analystes soutiennent qu’elle est loin d'être « inclusive ».
A 73 ans, l'ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international a été élu pour un second et dernier mandat, mais nombreux sont les observateurs qui s’imaginent que les élections de 2020 pourraient être emmaillées d’incidents. Certains acteurs des crises successives qu’a connu la Côte d’Ivoire pourraient être tentés de se positionner comme successeurs d’ADO, faisant ainsi ressurgir les enjeux de la justice, de l’impunité et des représailles. Comment peut-on espérer si rapidement tourner la page de la crise ? Sommes-nous enclins à nous interroger car les acteurs impliqués dans la crise de 10 ans pointeront à coup sûr du nez dans trois ans. Qui sait s’ils seront à même d’utiliser des tactiques politiques pacifiques. Nul ne sera donc à l’abris des tensions et de la violence politique.

Deux scénarios alternatifs se sont imposés à l'administration Ouattara ; Dans le premier, étant donné que le pays aspire à l’émergence en 2020, Il était impérieux d’accélérer la reconstruction durant le deuxième mandat présidentiel. Dans le second, il est peut-être trop tôt pour réfléchir aux questions épineuses de la réconciliation que les critiques du président disent avoir été abandonnées sans réponse réelles, mais 2020 c’est bel et bien trois après les prochaines législatives. Comme quoi les années s’égrènent à une vitesse grand V en politique.

Pour l'instant, la trajectoire économique positive semble largement suffire aux investisseurs même si en 2020 M. Ouattara sera logiquement interdit par la constitution de se présenter à nouveau. Son ouverture a attiré une vague d'investissements étrangers entraînant une croissance de 9 pour cent par an depuis cinq ans. La chute des prix du pétrole qui mine le Ghana et le Nigeria n’aura eu aucun impact sur l’économie ivoirienne dominée par l’agriculture. La Banque mondiale a d’ailleurs félicité le gouvernement pour la mise en œuvre de réformes favorables aux entreprises, classant la Côte-d'Ivoire parmi les 10 meilleures économies africaines.

Pour certains initiés le gouvernement a encore un long chemin à parcourir. Il est indispensable de disposer de mesures d’accompagnement à l’endroit des petites et moyennes entreprises, telles que des allégements fiscaux et l'amélioration de l'accès au crédit. La création d'une entreprise peut être faite dans les 24 heures, mais la négociation des transactions foncières avec les communautés est un processus ardu de longue haleine.

Par-dessus tout, de nombreux hommes d'affaires affirment que la nécessité de payer des « frais de facilitation » pour faire avancer les choses dans le secteur public n'a pas reculé sous l'administration Ouattara. La corruption refuse de reculer mais des sociétés telles que CFAO, la société de distribution française, ont commencé à cibler une population de plus de 22m dont le pouvoir d'achat augmente selon elle. Selon Xavier Desjobert, Abidjan était le choix naturel de cette multinationale pour conquérir le continent et il prévoit de construire plusieurs de ses succursales en Afrique dans la prochaine décennie.

La relation chaleureuse entre les grandes entreprises françaises et le gouvernement Ouattara n'a pas empêché d'autres investisseurs à participer à la ruée vers Abidjan. Le géant américain GE (General Electric) ouvre bientôt un bureau régional dans la capitale économique. Unilever et Nestlé sont déjà présents. Une société marocaine appartenant à l'Etat réhabilite la célèbre mais polluée baie de Cocody sur la lagune Ebrié, en partenariat avec le gouvernement.

Il semble trop tôt de s’imaginer que tout ce qui a été accompli depuis que M. Ouattara a pris ses fonctions aidera son successeur à gouverner sans accrocs pour les besoins de la continuité de l’Etat, car la propension du gouvernement à miser sur l'économie au détriment de la réconciliation pourrait se transformer en un exercice périlleux.
« Les défis de la gouvernance et les graves déficiences des droits humanitaires auxquels fait face la Côte-d'Ivoire pourrait nous ramener dans le cercle infernal de la violence politique", selon Jim Wormington, chercheur à Human Rights Watch pour l’Afrique de l'Ouest. Le système judiciaire demeure fragile, largement sous-financés, et sujet à l'ingérence politique. Les tribunaux ivoiriens continuent de maintenir en détention de nombreux auteurs présumés des atrocités de la crise post-électorale, ou ceux qui sont impliqués dans des crimes économiques, dont de nombreux membres des anciennes forces de sécurité ivoiriennes. Selon lui, les conflits fonciers non résolus, en particulier dans l'Ouest. . . pourraient à long terme porter préjudice à ce semblant de stabilité.

Au nom de la réconciliation, le bon sens aurait voulu que notre président à tous pose l’ultime geste d’apaisement à l’endroit de toutes les communautés vivant sur le territoire ivoirien et en dehors de nos contrées. Libérer, pardonner et gracier, oui gracier surtout cette ancienne première dame, Madame Simone Gbagbo dont les images émouvantes ont fait le tour de la presse ce Lundi.

A Madame Henriette Konan Bédié, et à la Première dame Dominique Ouattara : n’est-il pas venu ce temps d’implorer la clémence de nos décideurs, vos époux afin qu’ils redécouvrent la fibre de tendresse de ce pays d’hospitalités dont nous sommes tous les fiers artisans. Artisans d’une générosité sans borne, prêts à relever avec vaillance tous les défis qui s’imposent aux légions venues de nos quatre points cardinaux pour assumer notre dignité, celle des fils et filles de la mère patrie. Ainsi, Ils auront gravé dans les annales de notre jeune nation, le modèle d’espérance auquel nous aspirons tous. Ainsi, Ils honoreront l’espérance tant promise à l’humanité, forgeant unie dans la foi nouvelle, une Côte d’Ivoire soudée, émergente, prospère, pierre angulaire de l’économie ouest africaine et patrie de la vraie fraternité.

Claude B. Djaquis

Claude B. Djaquis
Mardi 10 Mai 2016
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