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Côte d'Ivoire : le dilemme onusien

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Media Libre pour tous le Jeudi 6 Janvier 2011 à 12:42 | Lu 549 fois



Quand l'ONU et la communauté internationale n'interviennent pas énergiquement pour stopper les massacres au Darfour ou en République démocratique du Congo, on les accuse de négligence. De se désintéresser de ces victimes parce qu'elles sont africaines, noires et pauvres.

En Côte d'Ivoire, l'ONU et la communauté internationale ont jusqu'ici adopté une position très ferme. Du jamais vu en Afrique. C'est la première fois de son histoire que l'ONU ose s'ingérer dans une élection nationale pour décréter un gagnant.

Cette fois-ci, on l'accuse de néo-colonialisme. Il faudrait laisser « les Africains régler cette crise africaine ». « Damned if you do, damned if you don't. » Traduction boiteuse : quoi que l'ONU fasse en Afrique, elle a toujours tort.

L'interventionnisme musclé de l'ONU en Côte d'Ivoire indique-t-il une nouvelle tendance, une nouvelle intolérance envers ces chefs d'État, nombreux partout dans le monde, à tripoter les règles électorales pour s'accrocher au pouvoir? Ou la crise ivoirienne est-elle un cas à part?

Une première onusienne

Le président contesté de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, doit se lever tous les matins depuis un mois en se demandant : « Pourquoi moi? » Il doit se demander pourquoi l'ONU a décidé de contester la réélection de l'homme fort d'Abidjan et qu'elle ne conteste pas les réélections, tout aussi contestables, d'Omar El-Béchir au Soudan, en avril, et de Paul Kagame au Rwanda, qui a été réélu avec 93 % des suffrages en août.

L'ONU a-t-elle dénoncé ces scrutins, jugés comme des simulacres d'exercices démocratiques par de nombreux observateurs internationaux? Non, sans doute parce que la Chine, qui exploite le pétrole soudanais, protège le régime de Khartoum. Le président soudanais est pourtant poursuivi par le Tribunal pénal international pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité au Darfour.

Au Rwanda, l'ONU et les diplomaties occidentales protègent encore l'homme fort de Kigali, par culpabilité pour leur inaction durant le génocide. Pourtant, le régime de Paul Kagame est soupçonné par l'ONU de crimes génocidaires en RDC.

D'où vient donc cette soudaine fermeté onusienne envers un chef d'État réélu de façon contestable? La crise ivoirienne présente de nombreux précédents. C'était la première fois que l'ONU avait le mandat de non seulement surveiller le bon déroulement d'une élection, mais d'en certifier les résultats.

En confirmant le verdict de la Commission électorale indépendante, qui donne Alassane Ouattara gagnant avec 54 % des suffrages, l'ONU s'ingérait pour la première fois de son histoire dans une bataille électorale nationale.

C'est aussi la première fois que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution qui confirme la victoire d'un candidat d'une élection présidentielle en Afrique. Depuis, la communauté internationale agit comme si cette résolution onusienne avait préséance sur la loi du pays.

Selon la loi ivoirienne, c'est le Conseil constitutionnel qui confirme l'élection d'un président. Ce Conseil a donné son aval à Laurent Gbagbo. Cela ne rend pas son élection plus légitime, mais l'ONU peut-elle ne pas respecter la loi suprême d'un pays?

Débat autour de la suprématie onusienne

On appelle cela le droit d'ingérence. Plusieurs chancelleries, Bernard Kouchner en tête, se battent depuis des années pour que l'ONU ose aller plus loin dans la défense des droits de l'homme, quitte à passer au-dessus des têtes d'États qui violent ces droits, quand ils ne tuent pas carrément leurs populations. La Côte d'Ivoire est-elle un cas qui justifie le droit d'ingérence?

Bon nombre d'intellectuels, artistes et écrivains africains, qu'on ne peut pas soupçonner de partisanerie, commencent à s'opposer à une intervention plus musclée de l'ONU ou à une intervention militaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

« [Dans les faubourgs d'Abidjan], on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise! », écrit dans Le Monde l'écrivain guinéen Tierno Monénembo, Prix Renaudot 2008.

« Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, poursuit-il, nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouatarra. Nous disons simplement que [...] l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays. Le faisant, elle outrepasse ses droits [...] au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. »

Les dangers de l'intervention armée

Voilà pourquoi l'ONU aura de la difficulté à aller au bout de sa logique, comme le lui demande le camp Ouattara, de plus en plus impatient d'assumer le pouvoir. Forcer le départ de Laurent Gbagbo avec les tanks blancs des forces de la paix serait franchir une frontière dangereuse.

Le mandat des Casques bleus est d'imposer la paix, et non de provoquer la guerre. Or, une intervention militaire extérieure, qu'elle vienne de l'ONU ou de la CEDEAO, risquerait d'allumer l'étincelle de la violence qui couve depuis le 28 novembre.

C'est peut-être le plus étonnant dans cette crise. Les médias du monde entier répètent, à chaque jour depuis un mois, que la situation à Abidjan est tendue et explosive. Or, les deux camps ennemis ont jusqu'ici réussi l'impensable : éviter l'affrontement armé tant redouté.
Peut-être parce que les Ivoiriens ne sont pas descendus dans les rues, ni d'un côté ni de l'autre.

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo savent que les Ivoiriens n'embarqueront pas dans une autre guerre civile. Il faudra bien qu'ils acceptent un jour de se parler. L'ONU tente ces jours-ci de provoquer cette rencontre. Mais Laurent Gbagbo refuse de prendre l'appel de Barack Obama.

Source: radio-canada.ca

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Jeudi 6 Janvier 2011
Vu (s) 549 fois



1.Posté par LARISSA le 06/01/2011 13:02 | Alerter
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On vous raconte du mensonge. l'onu est là uniquement pour enlever gbagbo et c'est sa mission depuis 2002 en côte d'ivoire. il tire sur des jeunes ivoiriens à balle réelle comme il le veut parce que lorsque alasane va venir gouverner la cote d'ivoire, ce sont des boeufs et des moutons qu'il va gouverner et non des ivoiriens. l'avis du peuple ne compte pas pour l'onu sinon il n'allait pas plonger ce peuple dans ce qu'il vit aujourd'hui. Dieu du haut des cieux, regarde tout le monde. que l'ecomog arrive pour tuer les vrais ivoiriens et l'onuci et alasane s'installe dans le pays. on les attend.

2.Posté par Jean Luc le 06/01/2011 13:34 | Alerter
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Et on attend qu'ils viennent installer ce mouton et on verra s'il aura une seconde pour gouverner. Il faut qu'il tue tout le monde en un instant-éclair. Car le plus petit des ivoiriens, femme ou garçon est prêt tous les jours à toute heure, à toute seconde à descendre ce mouton du calvaire des ivoiriens. D'ailleurs, Dieu même S'EN CHARGE! Ce n'est qu'une question de temps.

3.Posté par antu le 06/01/2011 16:26 | Alerter
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C'est bien de vouloir faire l'analyse de la situation en Cote d'ivoire mais de grace faite une analyse sur la cote d'ivoire et ce qui s'y passe. On se moque de ce que ailleurs ceci ou ailleurs cela, il faut faire les analyses ciblées pour que les gens comprennent.

Aujourd'hui on dit que le pays est sous tension, mais pourquoi?
Vous n'expliquer pas cela a vos auditeur/lecteurs radio.canada

Parce que pour qu'elle agisse comme le souhaite Koushner il faudrait qu'elle change ses status. Aucune ingerance dans les affaires d'un état souverain et membre. Et cela je ne suis pas sur que les pays comme la France et les Etats Unis soient d'accord avec cela.

Et qu'est ce que cela voudrait dire que l'ONU joue un plus grand role quand y a un conseil de sécurité avec 5 membres permanent. y a plus de 180 pays dans le monde....?????

Et je ne vais pas m'etaler sur ce que souhaite l'Afrique sur ce sujet par la voie de Laurent Gbagbo.

Donc de grace expliquer a vos lecteurs le vrai probleme. QUI A GAGNÉ LES ELECTIONS EN COTE D'IVOIRE?

Qui fait quoi? et comment? Ca c'est d'abord le debat ensuite on aura le loisir de parler du "Machin".

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