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Côte d’Ivoire : comment survivre aux dégâts de la Libération ?

le Samedi 2 Juin 2012 à 06:52 | Lu 1511 fois



Côte d’Ivoire : comment survivre aux dégâts de la Libération ?
Vous l’imaginez peut-être déjà. Les canons se sont tus. Les rues sont peu à peu débarrassées des charognes de FRCI et Dozo dont la gueule cassée pue dans le pays. La France a voulu sauver ses acquis mais elle a échoué. Les cadavres des barbouzes qu’elle a envoyés détruire les vies et les infrastructures ivoiriennes flottent eux aussi sur la lagune Ebrié. Nous pleurons les guerriers tombés au Front. Mais un vent nouveau de Liberté et de Souveraineté souffle sur le pays. La Nouvelle Côte d’Ivoire est née.

Mais elle est née les mains vides, la Nouvelle Côte d’Ivoire. Les milices burkinabès ont d’abord délogé les populations autochtones de l’Ouest. Ensuite, elles ont chassé et tenté de massacrer les planteurs Baoulé et Sénoufo. Enfin, les guerriers de la Révolution sont arrivés et ils ont nettoyé la Boucle du cacao de fond en comble. Les autochtones reviennent progressivement sur leurs terres. Les Planteurs Baoulé et Sénoufo qui ont été traqués par les milices Burkinabès ne sont plus la bienvenue sur les terres de l’Ouest ou bien, ils ont peur d’y revenir.

Alors, bienvenue à "Ground Zero". Bienvenue à la case départ. Côte d’Ivoire.

Lisez donc maintenant avec une attention particulière, les lignes qui vont suivre, afin de comprendre tout le sens historique de la Chronique de ce jour.

Les exportations du café et du caco produits dans les zones comme Soubré, Sinfra, Lakota, Duekoué, etc. se sont arrêtées. Aucun navire ne vient au Port d’Abidjan ou de San Pedro, en attendant les premiers rapports des chancelleries étrangères qui seront autorisées à rester en Côte d’Ivoire. L’Administration publique retrouve des bâtiments en ruine perforés ici et là par les tirs à l’arme lourde consécutifs aux premiers affrontements entre la Licorne, l’ONUCI et les rebelles FRCI d’Alassane Ouattara. D’autres dégâts ont suivi, cette fois-ci, sous l’Autorité des guerriers de la Résistance Patriotique et Révolutionnaire qui ont finalement mis de l’ordre dans le pays. C’est donc la ruine. C’est aussi et surtout, une reprise timide, difficile mais soutenue par une volonté inébranlable de remettre le pays debout afin de lui faire écrire ses nouvelles pages pleines de gloire.

Pendant ce temps, comment paie-t-on les fonctionnaires ? Comment fait-on fonctionner le service public ? Comment approvisionne-t-on la population civile en vivre ? Comment procédons-nous à la rénovation des édifices publics affectés ou détruits ? Comment renoue-t-on avec le monde extérieur au plan commercial, diplomatique et surtout financier avec une monnaie désormais nationale ? Et le plus important, comment redémarrons-nous avec la Nouvelle économie cacaoyère qui devra tirer toute son essence des principes révolutionnaires du « Développement Souverain » que la Révolution Permanente entend promouvoir ?

Il faut achever ici et maintenant la réflexion qui a déjà commencé. Il faut prendre toutes les dispositions utiles. Il faut interroger et lister les pays amis, les pays frères, ceux qui seront là, pour accompagner la Côte d’Ivoire née de nouveau mais démunie pour au moins six à 12 mois.

Pour la Révolution Permanente, les réponses à ces questions sont déjà prêtes. Nous les transmettons, si ce n’est déjà fait, aux membres de la Caste très fermée des Chasseurs de félins à laquelle nous appartenons.

Mais la réflexion mérite d’être menée à votre niveau, dignes et fiers ivoiriens. Répondez à la question de savoir comment vous éviterez à votre économie cacaoyère d’être une victime irrécupérable de la Révolution. Répondez à la question de savoir comment vous remettez en route votre Administration et comment vous financez cette reprise alors que les caisses de l’Etat pourraient être en souffrance et le seront pour un certain temps. Répondez à la question de savoir quel sacrifice vous êtes prêts à consentir afin de rendre possible, le rêve d’une Révolution ivoirienne modèle et fer de lance d’une Afrique digne et souveraine.

L’heure des débats sérieux est enfin arrivée. L’aube étant très proche, il importe absolument que nous n’attendions pas de voir le lever du soleil, avant de chercher des solutions concrètes aux contradictions qui naîtront dès le lendemain de la Libération citoyenne. La réflexion n’est-elle pas le préalable à toute construction durable ? Je serai tenté de vous le demander. Alors au TRAVAIL !



A Très bientôt.

Hassane Magued


Samedi 2 Juin 2012
Vu (s) 1511 fois



1.Posté par Appolosjosue le 02/06/2012 14:27 | Alerter
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De manière pratique et au niveau individuel et familial, il faudrait prévoir des provisions (eau et nourriture) et le necessaire (médicaments, bougies, argent...) pour pouvoir vivre 30 jours minimun sans avoir besoin de l'extérieur (ce ne sera pas possible de s'approvisionner suite aux pillages et aux destructions). La nourriture doit pouvoir se conserver sans électricité (garri, sucre, sel, lait en poudre, attieke seche, pates alimentaires, conserves diverses...) et renouveller les stocks jusqu'au jour J. Il faut prévoir en plus de la maison d'autres endroits de stock relais (au bureau, au campement, dans des caisses/cantines...). Ceci est Ainsi dit le Seigneur car la famine et les épidémies vont suivre les combats.
Je laisse les autres aspects à des voix plus autorisées.

2.Posté par Ariété le 04/06/2012 00:43 | Alerter
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La vente du cacao étant suspendue, l‘administration interrompue, il n‘y aura certainement plus d‘activité et de circulation d‘argent. Mais une solution est que les révolutionnaires, après le nettoyage de l‘ouest cacaoyer des miliciens burkinabés, devra élaborer un vaste programme de mobilisation des produits cacaoyers présents dans les champs alors abandonnés, avec la participation active des ivoiriens restés sur place. Ça sera ainsi le début du travail acharné des ivoiriens en vue de donner le souffle économique au pays affaibli.
En ce qui concerne l‘administration, une solution est d‘identifier dès maintenant les personnes ressources ayant des compétences administratives, ainsi que des jeunes intellectuels, pas forcément rompus au métier d‘administrateur, mais facilement reconvertibles. Ces personnes poursuivront le rôle de la gestion de l‘Etat ad hoc...

3.Posté par Nichiren le 05/06/2012 01:58 | Alerter
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Merci HM. On sent bien que le jour J approche...

Pour compléter les propositions précédentes, une des solutions au chaos qui suivra le nettoyage, est de s'engager auprès de partenaires fiables (BRICS ?), susceptibles d'être intéressés par la poudre de cacao.

Ces partenaires nous fourniraient de quoi installer des usines de broyage de cacao et de décorticage de riz, mais également des devises qui alimenteraient des comptes ouverts dans des banques centrales et commerciales de leurs pays respectifs.

Ces dépôts serviraient à faciliter nos transactions extérieures payées cash, mais aussi et surtout, à soutenir la nouvelle monnaie nationale.

Vous l'avez compris, la préparation consiste à localiser les meilleurs sites pour accueillir les usines. Par ailleurs, ceux qui seront appelés à faire fonctionner les Administrations et autres Services, devront être rémunérés de façon décente, (éviter les niveaux de salaires hérités de la colonisation !). Ce serait une façon de relancer l'économie.

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