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Côte d’Ivoire auto-emploi – Le calvaire des jeunes diplômés

le Dimanche 27 Janvier 2013 à 04:36 | Lu 495 fois



Côte d’Ivoire auto-emploi – Le calvaire des jeunes diplômés
La libre entreprise présentée comme l’alternative à la problématique de l’emploi ne se fait pas sans difficultés.

Lanciné Bakayoko Nord-Sud

Pas du tout facile pour un jeune d’obtenir un prêt bancaire quand il veut créer sa société. Sur le terrain, les jeunes qui se lancent dans une initiative d’auto-emploi, se heurtent à plusieurs difficultés sur le chemin. Sylvain Loukou qui a ouvert une menuiserie à Marcory-Anoumabo a trouvé une solution provisoire au harcèlement des services d’impôts. «Quelqu’un fait le guet. Dès qu’il nous signale un individu suspect de la mairie où des impôts, je m’em-presse de fermer boutique et de disparaître», dit-il. Des char ges comme l’impôt, la taxe sur l’espace exploité et les autres charges de location, sans tenir compte du fait qu’il y a un délai ac-cordé aux jeunes qui viennent de se lancer de s’implanter.

«Lors que vous ne payez pas, ils reviennent sans cesse avec les policiers et commencent à se saisir de vos outils pour mettre à mal votre activité. En ce moment, vous êtes obligés de négocier», explique le jeune entrepreneur. Une autre difficulté à la-quelle sont confrontés les jeunes, sans pouvoir trouver de solution miracle, c’est le coût des montages et gestion des projets. «Ça, c’est un gros pro-blème», argue Mory Cissé. Mais la difficulté évoquée sans cesse, demeure l’accès aux capitaux. Didier K s’est lancé dans la production des fongicides, des herbicides et la culture du piment qu’il transforme en jus. Tous ces produits, il les met en bouteille et les commercialise lui-même.

«Dès que je finis une pro-duction, tout est livré le lendemain, confie ce jeune homme de trente ans. Mais je n’ai pas les moyens d’é tendre mon activité pour avoir suffisamment de quoi fournir une grande clientèle », explique-t-il. En fait, ceux qui veulent bénéficier des opportunités d’auto-em-ploi ont régulièrement des difficultés à trouver un espace approprié. Angeline qui a repris ses études universitaires après deux années de chômage faute de moyens, se rappelle que pendant la période des vaches maigres, elle a ini-tié et déposé à divers en-droits des projets d’auto-emplois.

«Ces initiatives étaient appréciées par des agents financiers qui finissaient laconique-ment par dire qu’ils n’a -vaient pas les bras libres pour décaisser le finan-cement nécessaire pour le lancement de ces projets.», s’indigne-t-elle. Cette jeune fille de 26 ans rappelle au passage que le dossier déposé par elle à l’ex-Fonds national de solidarité (Fns), n’a pas prospéré. Elle avoue avoir toujours connu des difficultés à obtenir les informations sur les opportunités de fi-nancement des jeunes en auto-emploi, qui existent dans les services publics surtout.

L’accès au crédit, selon Ro-drigue Koutaba qui a fait une étude diagnostic sur ce phénomène, est la première difficulté à laquelle sont con -frontés ceux qui espèrent postuler aux projets gouvernementaux d’auto-emploi. «Du Projet emploi-jeune et déve-loppement des compétences (Pejdec) logé au ministère de l’Emploi et des af-faires sociales en passant par l‘Institut ivoirien pour l’entreprenariat (Inie) logé au ministère des Petites et mo yennes entreprises, jusqu’au différents projets agricoles du ministère de l’agriculture et autres production animale, le dispo-sitif de financement pose problème». M.K qui bénéficie d’un programme dé-plore les embûches imposées par les employés du ministère de l’Emploi : «Lorsque ton projet est à la phase pra-tique, on ne te donne pas de l’argent, mais on t’impose un contrôleur qui t’oblige à acheter le nécessaire juste chez son fournisseur. Vous avez par exemple un projet d’élevage des poules financé à 500.000 Fcfa.».

Il poursuit : «Ce contrôleur vous oblige à payer les poussins, la provende et tout le reste chez des fournisseurs avec qui il est de connivence, et qui vendent ce nécessaire au prix fort, alors qu’au moment du remboursement, vous ne serez plus assisté par ce contrôleur. Ils nous di-sent bien que nous serons accusés de détournement de deniers publics au cas où on ne rembourse pas le prêt». Autant de difficultés à réussir dans le secteur de l’auto-emploi, qui devraient doucher le satisfecit affiché par le di-recteur général du Fonds national de la jeunesse (Fnj.


Les espoirs du Fonds jeunes

Pour aider les jeunes à mettre en route leur activité, l’Etat a créé le Fonds natio-nal de la jeunesse (Fns). Selon son direc-teur général, le principe est simple: tout jeune peut emprunter, sans intérêts ni ga-rantie exigée, de l’argent auprès de ce fonds, pour compléter un emprunt contracté auprès d’une banque. A quelques conditions tout de même: le projet doit être viable. «Nous aidons les jeunes qui veulent se mettre à leur propre compte.

Il suffit pour un jeune de monter un bon projet et de venir à notre niveau solliciter un financement. Nous appuyons techniquement les jeunes lors du montage de ces projets, et même lors de la gestion rationnelle de ces petites et moyennes entreprises qu’ils lancent », précise Lancina Bamba. L’institution facilite aussi l’accès des jeunes à des formations pratiques qu’ils peuvent exploiter pour réussir dans le secteur de l’auto-emploi. «Et je peux vous assurer que le personnel de mon service apporte tout l’appui et le soutien nécessaire à ces jeunes », dit-il. Pour cette année, le Fonds va financer 500 projets individuels et 10 projets collectifs. Ceux-ci devraient générer 7000 emplois directs et 14.000 emplois indirects.

Dimanche 27 Janvier 2013
Vu (s) 495 fois



1.Posté par Hermann N'da le 27/01/2013 12:52 | Alerter
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Allez-y voir DRAME. Il avait promis 200 000 emplois par an, pour vous, les jeunes.

Il est déjà à mi-parcours de son mandat usurpé. Mais c'est toujours la même galère pour nos jeunes diplômés.

Patience, patience, il fera inévitablement jour..... quand la nuit va tomber sur DRAME;

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