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Côte d’Ivoire / Vie de femmes maîtresses, 2eme bureau : Decouvrez les vérités qu’on cache

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Vendredi 10 Avril 2015 à 10:07 | Lu 1468 fois



Il est déjà si difficile de gérer les ...

Pourquoi ne pas tomber amoureuse d’un homme marié ? On dit souvent que l’amour ne se contrôle pas, mais il faut parfois se forcer d’écouter sa raison.

Il est déjà si difficile de gérer les problèmes du quotidien dans une vie à deux. Si une tierce personne fait son apparition, l’un des protagonistes, voire deux, ou même les trois vont inévitablement en souffrir d’hommes. Mais elle endosse également toutes les responsabilités de la relation secrète, et se retrouve dans une situation d’attente interminable mêlée de solitude et d’incompréhension. Cette semaine, nous avons immergé dans un monde vicieux où dans la plupart des cas, la femme se trouve prise dans un engrenage duquel, il lui est quasi-impossible de ressortir.

Nombreux sont les hommes et femmes mariés qui avouent avoir trompé leur partenaire au moins une fois. Et ce qui est surprenant, les chiffres sont hallucinants, selon des statistiques à nous fournis discrètement par une source au Ministère de la Solidarité de la Famille, de la Femme et de l’Enfant. Après 5 ans de mariage, 72% des hommes et 42% des femmes déclarent avoir été, au moins une fois, infidèles. On ne sait pas, en revanche, s’il s’agit de “coups d’un soir” ou de liaisons entretenues dans le temps.

Dans tous les cas, les professionnels du couple expliquent souvent que s’il y a adultère ou envie d’adultère, c’est qu’il y a un manque dans le couple, que seul un(e) autre peut combler. Il est par conséquent évident que le partenaire habituel ne peut pas compléter son conjoint à 100%. Quitte à être l’avocat du Diable, il est donc presque surhumain d’être monogame toute sa vie.

Pour eux, il y a risque d’adultère quand l’un mène une vie impossible à l’autre, quand l’un ou l’autre a besoin d’une tendresse devenue impossible voire ridicule face à la monotonie du couple et enfin quand l’épanouissement sexuel n’est plus au rendez-vous. On sait que l’homme cherche à semer ses graines quand la femme cherche la bonne personne avec qui procréer.

Il est donc biologiquement naturel qu’il y ait plus de maîtresses que d’amants. Si, aujourd’hui, l’opprobre et la honte ne sont plus au rendez-vous dans la vie des maîtresses, la frustration et le chagrin demeurent. Le plus souvent, c’est la maîtresse qui souffre le plus, car il est rare qu’un homme quitte sa femme pour elle et même s’il le faisait, elle devra porter la culpabilité d’avoir brisé une famille… et se convaincre qu’elle ne se fera pas plaquer à son tour pour une “nouvelle Autre”.

Ces femmes de l’ombre

Généralement, les femmes se retrouvent maîtresses des hommes mariés pour plusieurs raisons dont trois essentielles. La première n’a aucune envie de s’engager et trouve parfaitement son compte dans l’idée d’être l’Autre. Elle est persuadée de la véracité de tout ce qui est écrit ci-dessus, autrement dit qu’elle a le meilleur de l’homme interdit, il n’y a que le plaisir, la tendresse, la douceur des prémices… L’acte sexuel devient presque accessoire, voire anecdotique. C’est une sorte “d’amitié-amoureuse” chère aux ados, deux manques se complètent en toute honnêteté, chacun reste à sa place et personne n’est blessée, pas même l’épouse, sauf si cette dernière découvre l’existence de celle qui n’est pourtant pas une rivale.

La seconde catégorie qui est la plus inquiétante est la femme dotée d’un ego démesuré. Elle cherche l’homme marié précisément parce qu’il appartient à une autre et ressent une sorte de toute puissance dans ce “vol”. Elle devient envahissante, persuadée que sa proie est folle d’elle et quittera inévitablement sa femme pour lui revenir. Elle est de celles qui appellent au domicile de l’amant, raccroche ou insulte si l’épouse décroche, celle qui envoie de nombreux messages enflammés et ne laissant aucun doute sur une passion soi-disant partagée et, parfois douée, arrive à ses fins.

Enfin, il reste celle qui tombe par hasard sur un homme déjà pris mais n’en aura cure. Elle ne se contentera pas d’instants volés comme la première, mais ne ruinera pas la vie de son amant comme la deuxième. Elle ne s’encombrera pas de principes à ses yeux dépassés et ne verra aucun inconvénient, ni aucune immoralité à cet adultère, partant du principe qu’il n’est plus heureux dans ce ménage déjà mort. Beaucoup plus fine et subtile, elle deviendra souvent la deuxième épouse.

Traitées à tort où à raison de ‘’méchantes’’ briseuses de foyer et au-delà du choix qu’elles opèrent, pour les maîtresses, s’attacher à un homme marié n’est pas toujours synonyme d’une vie rose, tant ces femmes vivent dans la détresse d’une solitude sachant qu’elles partagent ‘’leur’’ homme avec une autre femme qui, elle aussi, connaît la souffrance de femme trompée. Au début d’une liaison, elle a le meilleur de son nouvel amant. Pas encore de routine sexuelle, pas de paroles interminables sur sa journée au bureau, pas de belle-famille à supporter, ils se voient avec le plaisir de la nouveauté, l’excitation de l’interdit, ils font l’amour partout, se cachent dans des cafés sombres comme des adolescents, refont le monde, bref, c’est le bonheur.

Quand le plaisir devient amer …

Cependant, au fil du temps, les choses commencent à changer. Arrive alors le moment où elle passe ses nuits seule, ses Noël, Jour de l’An, Saint Valentin, week-ends sont autant de déceptions. Elle ne comprend pas, malgré souvent des années à ce régime, qu’elle sera toujours la maîtresse, un divertissement pour lequel aucun homme ne mettrait son couple ou sa famille en péril. Parfois, elle lui fera un enfant, persuadée que ce sera pour lui un déclic, toujours en vain.

Ces femmes sont victimes d’elles-mêmes car le plus souvent, l’amant annonce tout de suite la couleur : il aime sa femme et ne la quittera pas. Elles passent à côté du bonheur, à côté d’hommes qui pourraient n’être qu’à elles, souvent à côté de la maternité car elles ne veulent pas d’enfant sans père. Elles sont plus à plaindre qu’à blâmer, elles ont souvent un coeur de midinettes et croient dur comme fer qu’il n’y a qu’un seul prince charmant et qu’il s’est trompé de femme.

Mariam, cadre de banque, la quarantaine révolue, une belle dame, vit dans le chic quartier de Cocody dans un appartement non moins insolent de luxe où le parc auto garni de deux flambantes grosses cylindrées, frappe le visiteur, de l’opulence dans laquelle baigne cette femme qui partage l’imposante résidence avec une fille de ménage raconte : ‘’ Il ne vient que les week-ends, s’il n’est pas en mission. Je suis avec un homme marié dont je n’avais jamais voulu par respect pour ma personne et surtout pour celle qui vit déjà avec lui.

Nous vivions une relation platonique où j’ai senti qu’il s’éprenait de moi et de mon côté j’étais attachée à lui mais je ne voulais pas d’une relation avec un homme marié. Mais, au fil du temps, mon amour pour lui a pris le pas sur ce que je pensais être mes principes de vie, mon code de conduite pour devenir son deuxième bureau à mon corps défendant”, affirme-t-elle. Cependant, Mariam dit souffrir de la ‘’solitude qui ne lui permet pas d’être avec lui quand elle veut.

”Je pleurais, je dormais mal à l’idée de savoir qu’il se rapprochait de sa famille. Car, je me reprochais de ne pas vivre cet amour en plein soleil. Je lui cachais mon désarroi, ma détresse de peur de le perdre. Il m’est arrivé de ne plus m’accommoder de cette vie malgré tout ce que j’ai à ma disposition. L’absence d’un homme dans le foyer est difficilement supportable, surtout quand il m’a dit qu’il ne quitterait pas sa femme” ajoute t-elle, peinée.

Mariam, tout comme Alexandra ont un même domaine de définition, elles sont maîtresses. Mais chez Alexandra, les choses ne sont pas arrivées de la même manière. ”Cela fait deux ans que je suis avec Marc, il a le même âge que moi, une femme et deux enfants. Je suis sa maîtresse, celle qui lui change les idées et le ”rajeunit” comme il dit. On s’est rencontré lors d’un séminaire et nous nous sommes tout de suite attirés. Je me serai crue dans un film, on ne s’est pas quittés du week-end, mais sans jamais rien faire. Nous nous sommes par la suite donnés rendez-vous à Bingerville où nous habitons tous les deux.

Et c’est là que nous nous sommes embrassés la première fois. Je ne voulais pas briser sa famille et je ne voulais pas non plus d’une relation secrète. Si je devais être avec lui, ce serait en tant que ”femme officielle” et pas en tant que maîtresse. Mais il m’a dit que ce n’était pas aussi évident. Il était avec sa femme depuis 20 ans et avait eu deux enfants, il ne pouvait pas partir comme ça. Cependant, il voulait plus que tout être avec moi et moi aussi, on a donc commencé une vraie relation, mais j’étais bel et bien une maîtresse et on ne devait en aucun cas se montrer ensemble” nous a t-elle confié avec un brin d’amertume.

” L’absence d’un homme dans le foyer est un désastre”

Le cas de Catherine, 35 ans, est différents des deux sus-cités. En effet, ‘’fatiguée” de vivre sous le toit de sa sœur aînée, elle ne s’est pas gênée pour prendre un appartement en location à la demande de son homme. ‘’Au début de notre relation, il m’a regardée dans les yeux pour me dire qu’il est marié mais qu’il tenait à moi. Cette franchise a été un plus dans la balance et j’ai pris cette maison où je vis qui est la sienne aussi. Il passe pratiquement tous les soirs avant de rentrer chez lui. Cependant, je ne peux pas m’afficher avec lui en public par peur d’être découverte ou que lui-même le soit. Cela pourrait mettre fin à notre idylle, même si je conviens que l’absence d’un homme dans le foyer est un désastre” relate t-elle de façon objective.

Ces femmes vivent donc ces situations, consciente des risques qu’elles prennent et de l’incertitude du lendemain. L’on se souvient encore des drames qui ont eu lieu à Marcory-Remblais il y a quelques années. Une jeune dame a été retrouvée morte, criblée de balles par un visiteur qui est reparti sans laisser de traces. Quelques mois après, l’on a appris que c’était l’épouse de son amant qui a envoyé quelqu’un pour mettre fin à la vie de sa ”rivale”. Un autre cas s’est signalé à Koumassi-Sicogi où une épouse a fait incendier la maison de la maîtresse de son époux lorsqu’elle a appris que cette dernière venait d’accoucher d’un petit garçon pour son homme alors qu’ils avaient déjà quatre filles dans le foyer.

Des exemples sont légions pour décrire ces situations dramatiques que vivent les maîtresses. Certaines deviennent des proies de ces hommes qui les tiennent par le luxe. C’est le cas de nombreuses étudiantes qui ont accepté de devenir des maîtresses d’hommes mariés pendant qu’elle étaient encore à l’école et qui se voient contraindre de continuer cette vie qu’elles ne veulent souvent plus vivre. ‘’ Je vis un drame avec mon amant marié qui ‘’m’interdit toute visites.

Depuis deux ans qu’il m’a trouvé ce studio au Plateau-Dokoui, je n’ai plus droit à des visites de personnes qui lui sont étrangères. Il lui est arrivé de me battre parce qu’il est tombé sur le plombier dans la douche. Nous vivons le calvaire avec les hommes mariés qui menacent pour un oui ou un non de nous arracher tout. Voiture, maison…Si en plus de vivre seule, nous sommes l’objet de chantage, c’est difficile la vie de maîtresses”, fait savoir Patricia, la trentaine. Pour elle, le luxe dont se prévalent les maîtresses n’est qu’une partie de la récompense de tous les efforts fournis pour se mettre à leur ”service”.

Pour la plupart des jeunes dames rencontrée, il faut légaliser la polygamie afin de donner la chance à toutes les femmes de vivre sous un toit avec un homme quitte à le partager publiquement avec une autre femme. Pour leur part, les hommes que nous avons rencontré estiment qu’ils ne peuvent pas mettre tous les moyens financiers et le luxe au service d’une femme qui va se permettre de se pavaner avec un autre. ”Lorsque je fais l’effort de la mettre à l’aise, ce n’est pas pour qu’un farfelu viennent en profiter dans mon dos”, nous fait clairement savoir M.K, un homme que nous avons rencontré à Biétry.

Raoul, lui, est même allé jusqu’à contribuer à l’organisation de la cérémonie de mariage de son ancienne maîtresse parce que selon lui, elle a été franche et respectueuse lorsqu’elle a rencontré son époux actuel. ”Comme je savais que je ne pouvais pas lui offrir plus, lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle a rencontré quelqu’un qui voulait l’épouse, je ne me suis pas opposé. Elle est venu me le présenter, je lui ai prodigué des conseils avant de lui donner une participation pour la cérémonie de mariage’‘, nous a t-il expliqué fièrement. Même si rien ne nous dit si entre les deux ex-amants, la relation a vraiment pris fin.

Dans tous les cas de figures, selon Pierre N’da, psychologue, les maîtresses doivent s’abstenir de se juger ou de se culpabiliser car, estime-t-il, ‘’on banalise la détresse des maîtresses dont la vie sociale se trouve être étiolée parce que dans bien de cas, elles doivent faire le deuil de la maternité” selon l’appréciation de leur homme.

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Afrik53.com : Infos 7J/7
Vendredi 10 Avril 2015
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1.Posté par TRIBUNE ANONYME le 10/04/2015 22:23 | Alerter
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