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Côte d'Ivoire : Sarkozy aux côtés de Ouattara

L'Afrique en mouvement - Afrik 53 - Les News en Ligne - 24h / 24 - 7 / 7 le Samedi 21 Mai 2011 à 07:32 | Lu 619 fois



Côte d'Ivoire : Sarkozy aux côtés de Ouattara
Samedi matin, Nicolas Sarkozy se rend en Côte d'Ivoire. Une visite éclair, de quelques heures, officiellement purement protocolaire. Le président français vient assister, en compagnie d'une vingtaine de ses pairs, à l'intronisation en grande pompe du chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara. «Nicolas Sarkozy vient représenter un pays frère de la Côte d'Ivoire », insiste-t-on dans l'entourage d'Alassane Ouattara. La présence du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et de celui de la Coopération, Henri de Raincourt, montre qu'à Paris aussi on entend marquer les esprits.

Aucun président ne s'était rendu dans l'ancienne vitrine de la décolonisation depuis Jacques Chirac en 1995. Une autre époque. Entre ces deux dates, Paris et Yamoussoukro se sont brouillés. Abidjan a connu un coup d'État, une élection contestée, les émeutes anti-françaises de 2004, une guerre civile et l'intervention des troupes françaises le 11 avril dernier qui a permis aux forces fidèles à Alassane Ouattara de mettre un terme au régime de Laurent Gbagbo. Une aide décisive désormais assumée.

Présence militaire

« L'aide militaire française est indiscutable, reconnaît un diplomate. Le gouvernement d'Alassane Ouattara parle sans complexe de la portée du raid tricolore : « Il faut maintenant passer à autre chose, à la reconstruction du pays et là encore on souhaite que la France nous aide. » Paris a déjà débloqué une enveloppe de 400 millions d'euros. Dans les jours à venir, un conseiller militaire devrait être détaché auprès du président ivoirien. D'autres experts, notamment juridiques, devraient le rejoindre. Des nominations très rapides remarquées. Les fonctionnaires français, pléthoriques autour du président Houphouët-Boigny, avaient totalement disparu des palais ivoiriens.

Au-delà de la relance de la coopération, bloquée depuis 2004, le long entretien prévu entre Alassane Ouattara et son homologue français devrait se nouer autour d'un point délicat : la présence militaire française en Côte d'Ivoire. Dans le cadre des accords de défense signés au lendemain de l'indépendance en 1960, la France a longtemps entretenu une base militaire permanente en Côte d'Ivoire. Baptisé «43e bima» (bataillon d'infanterie de marine), ce corps a été dissous en 2009. Depuis lors, Paris n'entretenait plus que «Licorne», une force engagée dans le cadre du déploiement de Casques bleus de l'ONU en Côte d'Ivoire. Cette mission internationale, dont l'objectif était de sécuriser les élections, devait plier bagages après le scrutin.

C'est de ce dernier retrait qu'Alassane Ouattara ne veut plus. Pour le président ivoirien, la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire, où prolifèrent les armes, est encore trop instable pour une armée locale totalement désorganisée. Et un maintien des troupes françaises à moyen terme serait la seule garantie de maintenir la stabilité du pays. Jean-Louis Billon, le très influent président de Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire, va plus loin. « Il faut que le 43e bima soit rouvert. C'est le seul moyen de rassurer les investisseurs et de relancer le développement de la Côte d'Ivoire. »

«C'est une demande extrêmement difficile», souligne un diplomate. De fait, accéder à la demande ivoirienne entraînerait pour Paris un véritable changement de doctrine. La fermeture de Port-Bouët s'inscrit dans le cadre du redéploiement à la baisse des troupes françaises en Afrique. En février 2008, lors d'un discours au Cap en Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy avait souligné que « la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique ».

Quelques mois plus tard, le livre blanc de la défense entérinait ce désengagement pour ne plus garder que deux bases à Djibouti et au Gabon. Un retour en arrière serait complexe tant d'un point de vue stratégique que diplomatique. Alors que la France peine à mettre en œuvre sa nouvelle politique africaine, l'Afrique du Sud notamment verrait d'un mauvais œil ce changement. Quand au ministère français de la Défense, il compte déjà sur les gains financiers et humains que devaient entraîner ces départs pour soulager un peu son budget et ses troupes engagées sur de nombreux fronts.

Paris pourrait gagner un peu de temps avant de prendre une décision. La mission de l'ONU devrait en effet être maintenue plus longtemps que prévu.

Dans son bureau d'Abidjan, Pierre, un homme d'affaires français installé, ne cache pas sa satisfaction face au retournement de la situation en Côte d'Ivoire. «Être français en Côte d'Ivoire est de nouveau facile. Il y a comme un parfum des fastueuses années 1970. De toute façon l'armée française restera ici. C'est cher, sans doute. Mais ce que le France a perdu d'une main, elle le regagnera largement de l'autre.»

Source : Figaro : Dernière Mise à jour : 21/05/2011 (Auteur : Le Figaro)

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