Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Côte d'Ivoire : Pourquoi nous devons aller jusqu'au bout ?

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Samedi 23 Janvier 2016 à 17:03 | Lu 931 fois



L'histoire de la guerre en Côte d'Ivoire (abusivement appelée crise post-électorale), née d'un simple contentieux électoral, est assez récente pour qu'on essaie de la falsifier. Le drame qu’a vécu les Peuples de Côte d'Ivoire est encore prégnant . Car les conséquences perdurent jusqu’à présent.

La Plateforme de l'Opposition Ivoirienne du Benelux (POIB),à l'instar des autres organisations, est soucieuse du fait que l’Histoire constitue le tribunal des Peuples. Comme ces structures en lutte depuis longtemps, elle veut que la vérité historique éclate pour que l'imposture ne serve plus comme baromètre de l'Histoire. C'est pourquoi, elle (POIB) entend mener le combat jusqu'au bout auprès de tous les démocrates et de ces organisations soeurs. Ce combat revêt deux aspects très importants : la justice et la souveraineté. La POIB, comme les autres, est convaincue que l'aboutissement de ce combat permettra de parvenir à une véritable réconciliation entre les Ivoiriens.

1. Bref rappel historique d'avant la guerre en Côte d'Ivoire

En juillet 2000, la Côte d'Ivoire s'est dotée d'une constitution (la plus haute norme juridique dans presque tous les pays du monde), sous le régime militaire du général Robert GUEI. Elle a été votée à 84, 23 %. M. Laurent GBAGBO, alors candidat devient Président de la République à la suite des élections du 22 octobre 2000. Le 19 septembre 2002, un coup d'Etat organisé au Burkina Faso par l'ex-président Blaise Comparé du Burkina Faso et M. Alassane Dramane Ouattara (ADO), va échouer. Mais, grâce à la bénédiction de la France politique, ce coup d'Etat va se muer en rébellion armée scindant le pays en deux. Le président GBAGBO ne ménagera aucun effort pour que le pays retrouve la paix et recouvrir la totalité de l'intégrité territoriale.

Il va tenter, à travers divers accords : Accra 1& 2 (Ghana), Lomé (Togo), Marcoussis (France), Pretoria (Afrique du Sud) et Ouagadougou (Burkina Faso), de rechercher la Paix en Côte d'Ivoire. Mais si le président GBAGBO respecte toutes les revendications des rebelles, eux, par contre, ne respecteront pas ce qu’ils ont signés volontairement, surtout leur désarmement avant élections présidentielles. Donc, c'est sans désarmer ; et avec la partition du pays (la partie nord du pays sous le contrôle des rebelles= appelée ZONE CNO) qu'eurent finalement lieu les élections présidentielles de 2010. Le premier tour se tint le 31 octobre 2010 à l’issue duquel, le président GBAGBO arrive en tête avec 38,40%, suivi de M. Alassane Dramane Ouattara avec 32,07%. Le 28 novembre eut lieu le second tour.

Et, conformément à l'Article 36 de la Constitution ivoirienne, M. Laurent GBAGBO fut opposé à M. Alassane Dramane Ouattara. Et comme lors du premier tour, le Conseil Constitutionnel, seul organe , au vu de la Constitution ivoirienne proclama M. Laurent GBAGBO Président de la République de Côte d'Ivoire. Ce dernier va prêter serment le lendemain [4 décembre 2010]. L'ambassadeur de France et celui des Etats-Unis, amèneront le président de la Commission électorale (M.Youssouf Bakayoko) à l'Hôtel du Golf, au quartier général (QG) de campagne de M. Alassane Dramane Ouattara. C’est là-bas, que seul, Youssouf Bakayoko, va à son tour proclamer Alassane Dramane Ouattara vainqueur de ces mêmes élections.

2. Du contentieux électoral à la guerre contre la Côte d'Ivoire ( du 4 décembre 2010 au 11 avril 2011)

Dès ce 4 décembre 2010, la Côte d’Ivoire va être attaquée. D'abord, à travers des « sanctions » : Fermeture unilatérale des Banques ivoiriennes, qui sont en réalité des succursales des banques françaises. Pire, un embargo injuste, criminel et immoral sur des médicaments sera même imposé par l’Union européenne, à la demande d’Alassane Dramane Ouattara, et avec la bénédiction de Nicolas Paul Stéphane SARKOZY de Nagy-Bosca, dit Nicolas SARKOZY, alors président de la république française. Pendant que l'union européenne imposait ces mesures inhumaines, Alassane Dramane Ouattara et ses troupes « […] baptisées forces républicaines et grossies de soldats recrutés dans les pays voisins… » attaquèrent les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ivoiriennes. Et ce, grâce au concours et à la complicité de la France et des forces de ONU (ONUCI). Cela est illustré par la journaliste d'investigation française Leslie Varemme :

« (…) c’est la France et l’ONU qui soutiennent coûte que coûte Ouattara et qui l’aident à préparer cette guerre, (…) qui aident Alassane Ouattara à constituer une armée et à la former. C’est la France et l’ONU qui fournissent toute la logistique de ‘‘l’Etat du Golf’’, le plus petit Etat du monde. (…) À partir du moment où la France comprend que les FRCI n’y arriveront pas et perdent beaucoup d’hommes, elle leur donne un dernier coup de main. Elle pilonne alors avec assiduité la résidence présidentielle où se terre Laurent Gbagbo, ainsi que tous les sites stratégiques.» .

Mais les FDS vont imposer de lourdes défaites aux rebelles d'Alassane Dramane Ouattara. Voyant que les troupes rebelles d 'ADO sont vaincues par l'armée ivoirienne, Nicolas Sarkozy trouver un subterfuge pour que l'armée française entre en guerre officiellement pour attaquer la Côte d’Ivoire. En effet, prenant prétexte d’une résolution que la France a, elle-même, concocté en vue de « protéger des civils » Nicolas Paul Stéphane SARKOZY de Nagy-Bosca va ordonner l’entrée en guerre de la France pour porter secours à M. Alassane Dramane Ouattara et ses rebelles .

« […] En vertu de la résolution 1975 du conseil de sécurité, les français de l’opération Licorne, entrées en guerre sur décision personnelle du président Sarkozy, ont bombardé Abidjan. […]. Les forces françaises sont entrées en action, épaulant les hélicoptères MI 24 de l’ONUCI, la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire. Leur mandat était, en principe, de protéger les civils, mais en réalité, il s’agissait de forcer en faveur de Ouattara, l’issue de l’épreuve de force. »
C'est finalement, le 11 avril 2011, que Nicolas Sarkozy arrive à parachever le coup d’Etat en Côte d’Ivoire, par l’arrestation du président GBAGBO, de sa femme, de son fils et de nombreuses personnes (qui se sont réfugiées) au Palais présidentiel par les forces françaises. Ensuite, ils seront livrés aux forces rebelles de M. Alassane Dramane Ouattara. Cela est confirmé par Leslie Varenne:

« C’est le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale, une unité d’élite de la gendarmerie française, spécialisée dans les opérations de contre-terroriste et de libération d’otage) qui arrête Laurent Gbagbo à l’intérieur de la résidence et le garde avec une centaine d’hommes qui l’entourent jusqu’à l’arrivée des FRCI.» .
Ce jour-là, on dénombra au moins trois cents morts Ivoiriens lors de cette attaque. Ce qu'indique M. Pierre Sané, ex-responsable d'Amnesty internationaldans cette interview .

Sur toute l'étendue du territoire, des massacres eurent lieu. Il eut même un génocide, celui des Wê, dont nous en parlerons par la suite. Les Ivoiriens vont massivement fuir leur pays pour aller s'exiler au Ghana, au Libéria, au Bénin, au Togo, au Cameroun, etc. Certains seront parqués dans des camps de réfugiés, surveillés par l'ONU, dans leur propre pays.

Après son arrestation brutale, le président GBAGBO sera conduit et détenu à l'hôtel du Golf (Q.G du candidat Alassane Dramane Ouattara), puis transféré à Korhogo, au nord de la Côte d'Ivoire. Pendant sa détention de l'hôtel du Golf à Korhogo (du 11 avril au 29 novembre 2011), le président GBAGBO ne pourra voir ses avocats que seulement six fois. Et ce, malgré les demandes répétées de ces derniers. Le 30 novembre 2011, le président GBAGBO est transféré à La Haye (en Hollande), sans que la Côte d'Ivoire ait au préalable ratifié le Traité de Rome Cela fut finalement fait le 15 février 2013 . Et pourtant, normalement, aucune loi n'est pas rétroactive.

Comble d'ironie, Alassane Dramane Ouattara se feramême proclamé président de la République le 4 mai 2011, en présence de Nicolas SARKOZY, par le même Conseil Constitutionnel. Il (Alassane Dramane Ouattara) prêtera même serment sur la Constitution du 23 juillet 2000. Il faut aussi remarquer, que c'est le même Conseil Constitutionnel qui, cinq mois auparavant, avait proclamé Laurent GBAGBO Président que la France avait refusé.

3. La libération du président Laurent GBAGBO et de tous les prisonniers politiques

Rappelons que le 11 avril 2011, M. Laurent Gbagbo est constitutionnellement président de la République de Côte d'Ivoire, au vu de la décision du Conseil Constitutionnel du 3 décembre 2010. Son arrestation et sa détention violent la Constitution ivoirienne, notamment dans ses Articles 109 et 111.
Article 109:

Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cours de Justice qu'en cas de Haute trahison.
Article 111 :
La mise en accusation du Président de la république est votée au scrutin secret par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers.
Outre la Constitution ivoirienne, la Charte Africaine des droits de l'homme, signée et ratifiée par la Côte d'Ivoire, est aussi violée. En effet, elle (la Charte) prévoit que :
Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminées par la loi ; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement .

Mais mieux, cette agression étrangère viole également la souverainété d'un Etat indépendance, et ses institutions.
D'autre part ; le fait la Côte d'Ivoire n'avait pas ratifié le traité de Rome, démontre l'illégalité de la déportation du président GBAGBO à La Haye (Hollande).

M.Charles Blé GOUDE fut kidnappé au Ghana (pays voisin), le 17 janvier 2013. Il sera détenu au secret en Côte d’Ivoire pendant plus d'un an, sans qu'il ait recour à un avocat. Le 22 mars 2014, il sera transféré à La Haye. Ses torts ont été d'avoir été ministre dans le gouvernement du président GBAGBO, mais surtout d'avoir organisé la résistance contre l’attaque rebelle du 19 septembre 2002. Que ce soit son kidnapping, sa détention ou sa déportation, tout cela est aussi illégal et contraire au lois ivoiriennes et internationales.

Outre ces deux personnalités, plusieurs personnes, notamment madame Simone GBAGBO (l'épouse du Président Gbagbo) sont détenues dans les geôles depuis le 11 avril 2011 en Côte d'Ivoire. De nombreuses le sont sans jugement : soit près de 95% d’entre elles. Pour ceux qui ont eu la chance de passer en justice, ce furent des procès inéquitables et non respectueux des droits de la défense (en violation sans cesse de la Constitution de Côte d'Ivoire du 23 juillet 2000, notamment l'Article 22 , et le droit international . Ces personnes sont donc aussi des prisonniers politiques. Et dans le rapport du 4 août 2015 – 4ème édition- et, téléchargeable sur le site :

http://www.panafricain.com/site/fr/docs/Rapport%20Att%200815.doc.pdf, - on en dénombre officiellement 384 détenus politiques.


4. Le Génocide des Wê de Côte d'Ivoire (Guérés et Wobè) en mars 2011

Les massacres des populations Wê (Guéré et Wobè) qui ont lieu le 28 et 29 mars 2011 à Duékoué (Ouest de la Côte d'Ivoire) et environs, par les forces rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, peuvent-ils être qualifiés de Génocide ? La réponse est sans conteste : Oui.
D’abord, dans leur rapport, en date du 4 août 2015 (dont nous avons parlé ci-dessus), il expressment mentionné à la page 22: « [...] le génocide Wê des populations de l'ouest ivoirien... »
Amnesty International avait explicitement, dans son rapport du 17 mai 2011, que les massacres des Wê s'étaient faits sur une base ethnique et politique. Donc, c’était un massacre sur une base bien précise. Lisons ensemble cet extrait de ce rapport:
« Lors de leur prise de contrôle de Duékoué et des villages environnant, les FRCI et les Dozos ont massacré des centaines de Guérés sur des critères essentiellement ethniques et politiques. [ ...] Avant de les abattre, ils leur ont demandé parfois de décliner leur nom ou de montrer leur carte d'identité. Certaines de ces cartes d'identités ont été retrouvées sur les lieux, à côté des cadavres. » .

L'ampleur du génocide des Wê est caractérisé à travers ce village Wê, environnant de Duékoué :

« Ainsi, le village de Diahouin (à environ 20 km de Duékoué) qui, avant l’offensive des FRCI, était peuplé de 2 675 habitants n’en comptait plus que 263 au moment du passage de la délégation d’Amnesty International, le 10 avril 2011 .»

Les survivants ( à savoir 263 rescapés du génocide dans ce village), représentent à peine 10 % (soit plus précisement 9,83%). Ce qui signifie que sur 100 personnes de ce village, 90 ont été massacrées par les forces rebelles de M. Alassane Dramane Ouattara. Comment qualifier ce massacre sur bas éthnique si ce n'est pas un génocide ?

5. Le retour des réfugiés de guerre et de tous les exilés politiques

En 2011, la Côte d'Ivoire connait pour la première fois, depuis son indépendance en 1960, un exode aussi massif de ses filles et de ses fils. Cet exode est dû à l'attaque et aux massacres de l'armée française et des rebelles de M. Alassane Dramane Ouattara. Pour leur sécurité, surtout physique beaucoup d’Ivoiriens sont devenus des réfugiés de guerre et d'exilés civiles et politiques.

Par exemple, au Libéria (pays voisin,les Wê qui ont pu échapper au génocide et se réfugier dans ce pays, représentent presque 99% des exilés. Leur nombre atteint pas moins le million comme le montre leur repartition dans 70 villages libériens. Par Médecins Sans Frontière à travers la vidéo qu'on peut regarder sur le site suivant (http://www.dailymotion.com/video/xhso8d_refugies-ivoiriens-au-liberia_news),
Si à ces derniers, on ajoute ceux du Togo, du Bénin et au Ghana, on atteint facilement au minimum les deux millions d'exilés et de refugiés de guerre.

À côté de ceux qui ont pu fuir, il y a ceux qui sont réfugiés dans leur propre pays. Notamment les Wê pour échapper aux massacres. Pis, même ceux-ci, pourtant gardés et surveillés, dans les camps, par les soldats de l'ONU, ne sont pas en sécurité. Nous avons pour preuve les attaques du camp de Nahibly survenues, le vendredi 20 juillet 2012, par les forces d'Alassane Dramane Ouattara (FRCI, Dozos et groupes armés) qui ont fait 50 morts et 300 disparus .
Cet état de fait constitue encore une violation de la Constitution ivoirienne, comme le stipule l'article 12, alinéa 1, de cette Constitution stipule: Aucun Ivoirien ne peut être contraint à l'exil.


Conclusion

À la suite des élections du 28 novembre 2011, le président élu par les Ivoiriens est M. Laurent GBAGBO. C’est lui, le Président légal et légitime. Son arrestation, suivie de son incarcération, et enfin de sa déportation à La Haye constituent des violations de règles nationales et internationales. C’est aussi la même violation des mêmes normes nationales et internationales pour toutes les personnes arrêtées à la suite du coup d’Etat du 11 avril 2011.
La Plateforme de l'Opposition Ivoirienne du Benelux (POIB), comme les autres organisations est respectueuse des règles nationales et internationales . Elle est contre l’injustice et l’imposture. C’est pourquoi, elle dénonce cette forfaiture et ira jusqu'au bout avec les structures soeurs et des simples Démocrates pour :
 la libération du président GBAGBO et du ministre Blé GOUDE de La Haye ;
 la libération de tous les prisonniers politiques, notamment Mme Simone Gbagbo, qui croupissent dans les goulags de M. Alassane Dramane Ouattara,
 la justice pour le génocide des Wê, perpétré par les rebelles (FRCI, Dozos et supplétifs) d'Alassane Dramane Ouattara ;
 le retour des réfugiés de guerre sur leurs terres et dans leurs habitations ;
 le retour de tous les exilés politiques
 lé dégel de tous les avoirs et la restitution des biens et propriétés de tous les prisonniers politiques, civiles et militaires, ainsi que les déplacés de guerre.
Car c’est à cette condition qu’une réconciliation vraie pourra se faire entre les Ivoiriens d'une part, et d'autre part, les Ivoiriens et les autres. Et éviter à ce pays une guerre fratricide


Fait à Bruxelles, le 16 janvier 2016

Pour la Plateforme de l'Opposition Ivoirienne du Benelux (POIB)

Le porte-parole : Tapé GROUBERA

Email : plateforme.ivoriennedubenelux@gmail.com


Afrik53.com : Infos 7J/7
Samedi 23 Janvier 2016
Vu (s) 931 fois



Dans la même rubrique :
< >

Mardi 22 Novembre 2016 - 00:00 Du rattrapage ethnique au parti unique.

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !