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Côte d'Ivoire. Pourquoi les attaques profitent au régime Ouattara

le Mardi 23 Octobre 2012 à 06:41 | Lu 1339 fois



Côte d'Ivoire. Pourquoi les attaques profitent au régime Ouattara
Le nouveau courrier

Les attaques se suivent désormais à un rythme effréné, malgré toutes les dispositions prises par les «sécurocrates» du régime. Selon une «programmation» bien étrange, qui coïncide bien souvent avec l’actualité à la Haye de l’après crise postélectorale. Une chose qui intrigue plus d’un et suscite des interrogations bien profondes.

Chef de l’Etat, chef suprême des armées, ministre de la Défense et président du Conseil national de sécurité (Cns). Alassane Ouattara cumule toutes ces fonctions, sans pour autant garantir une sécurité aux Ivoiriens. Promotion des ex-chefs de guerre, nomination tous azimuts de ces derniers, promotion dans les grades, réarmement impressionnant violant l’embargo onusien, formation des forces spéciales, recrutement de mercenaires, de coopérants militaires…

Autant d’actes posés par Alassane Ouattara pour espérer freiner la recrudescence des attaques armées. Et maintenir dans le même temps un environnement de terreur. Malgré cette impressionnante armada déployée pour protéger son pouvoir, Ouattara n’a toujours pas résolu le mystère des incessantes attaques visant les Frci, la gendarmerie et la police. Près d’une vingtaine d’attaques perpétrées en un an, depuis les premières attaques à Taï au mois de septembre 2011. Des attaques qui surviennent chaque fois que le régime est en difficulté ou lorsqu’il s’agit d’une actualité en rapport avec Laurent Gbagbo à la Haye.

Qui attaque Ouattara ? A qui profite véritablement le «crime» ? Qui a intérêt à pérenniser une situation d’insécurité ou d’instabilité ? Autant d’interrogations qui appellent à une analyse approfondie de la situation.

La nécessité de voir l’embargo sur les armes levées

De prime abord, on pourrait pointer un doigt accusateur sur les pro-Gbagbo. Qui auraient des raisons – selon leurs détracteurs - de vouloir en découdre avec ce régime. Aux premiers coups de feu, les ADOrateurs avaient tous unanimement porté un doigt accusateur sur les partisans de Laurent Gbagbo. Mais au fil des attaques, l’ardeur accusatrice s’est estompée chez beaucoup d’entre les pro-Ouattara. Les troublantes précisions dans les attaques éveillent des soupçons chez bon nombre d’Ivoiriens au nombre desquels des ADOrateurs.

Ouattara n’a jamais caché sa volonté de voir l’embargo sur les armes à destination d’Abidjan levé par le conseil de sécurité des Nations Unies. Ses sécurocrates aux aussi n’en font pas mystère. Hamed Bakayoko l’a plusieurs fois relevé publiquement même s’il affirme qu’ils savent comment se procurer des armes, en violant notamment l’embargo. La recrudescence de ces attaques apparaissent comme une bonne raison pour souhaiter à nouveau la levée de l’embargo. Même si ce régime a pu compter avec le Burkina Faso et le Togo, vers qui transitent les armes destinées à la Côte d’Ivoire, pour se surarmer entre temps. La plupart des attaques perpétrées ont curieusement coïncidé avec le calendrier de la Cpi.

Jouer contre la mise en liberté de Gbagbo

S’il y a une personne qui demeure hanté par une probable libération de Laurent Gbagbo, c’est bien Alassane Ouattara. Son régime a si peur d’une mise en liberté même provisoire de Laurent Gbagbo qu’il est capable de mettre tout en oeuvre, y compris de planifier l’inimaginable, pour influencer la CPI et s’assurer du maintien en détention de l’exprésident. En tout cas, l’on s’explique difficilement la coïncidence entre ces attaques et l’actualité de la Haye concernant le dossier de Laurent Gbagbo.

A quelques jours du 13 août dernier, plusieurs attaques à Taï, Toulepleu, Akouedo, Yopougon et Dabou avaient été perpétrées. Alors qu’une audience à huis clos avait été programmée à la Cpi pour les 24 et 25 septembre, on enregistrait des attaques à Port-Bouët, le 20 septembre et à Noé, le 21 septembre 2012. La juge unique, Silvia Gurmendi, a fixé, le vendredi 19 octobre dernier, une audience pour réexaminer la demande de mise en liberté de Gbagbo, le 30 octobre prochain. Et voilà qu’une autre attaque est perpétrée à Bongouanou dans la nuit du samedi au dimanche 21 octobre 2012. Coïncidence tout de même troublante. Sans compter que ces attaques «planifiées» font toujours place à une terreur généralisée sur les populations de ces localités.

Maintenir un environnement de terreur

C’est désormais connu de tous. Les attaques ont toujours donné lieu à une série d’exactions sur les populations civiles. Avec son lot d’arrestations en cascade, d’enlèvement et de torture. C’est aussi un prétexte pour maintenir dans les rues et de manière désordonnée Frci et supplétifs dozos qui s’adonnent à toutes sortes d’abus et de violations de droits humains.

Dans le même temps, le régime joue à fond la carte de l’auto-victimisation qui lui sert à catalyser l’attention de la communauté internationale sur son sort. La guerre post-électorale n’at-elle pas montré que le sentimentalisme, qui consiste pour lui à jouer l’éternelle victime, lui réussi bien ? La complexité de la situation en Côte d’Ivoire, où l’incapacité de Ouattara à réconcilier les populations et à faire taire les armes n’est plus un secret, la logique aurait voulu que ses soutiens occidentaux – s’ils n’étaient pas guidés seulement par leurs intérêts - fassent une tout autre lecture de la situation. Plutôt de s’obstiner, dans un mouvement d’ensemble qui ressemble à une danse de sorciers, à accuser les pro-Gbagbo de tout et de rien. Sans un début de preuve.

Une guerre intestine au sein du régime

Et si cette recrudescence de violence était un prétexte tout trouvé pour se régler les comptes entre clans rivaux, à l’intérieur du régime Ouattara ? Rien n’est moins sûr. Une chose est évidente, cette situation a entrainé une traque sournoise et intensifiée des pro-IB encore actifs dans les rangs des Frci. Et vers qui pèsent de lourds soupçons. A côté de cette situation, il y a une interrogation majeure qui demeure. Les ex-chefs de guerre voudraient-ils plus de pouvoir ? En tout cas, dans le camp Ouattara, on accuse le haut commandement militaire d’être trop mou. Les loups ont-ils décidé de se manger entre eux, au point de susciter des «autoattaques » et des «croc-en-jambe» mortels ? Une chose est sure, ces attaques n’ont pas fini de révéler leurs secrets.

Gérard Koné

Mardi 23 Octobre 2012
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