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Côte d'Ivoire. Le règne sans fin de la terreur et des tortures

le Jeudi 8 Novembre 2012 à 07:58 | Lu 949 fois



Côte d'Ivoire. Le règne sans fin de la terreur et des tortures
Le nouveau Courrier

Alassane Ouattara et son système sont aux commandes de la Côte d’Ivoire depuis l’après-midi du 11 avril 2011.
Dans un environnement de traque, arrestations, enlèvements, assassinats et autres cas de tortures. Un environnement qui perdure depuis dix-huit mois.

Lors de l’unique face-à-face télévisé entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, à l’occasion du second tour de la présidentielle de 2012, le second avait péremptoirement affirmé qu’il avait des hommes capables à tous les niveaux pour diriger la Côte d’Ivoire. Si au niveau des hommes et femmes qui composent son gouvernement, les choses laissent clairement à désirer, la situation est proprement catastrophique dans d’autres secteurs stratégiques, notamment la défense et la sécurité nationale. Où ce sont les ex-chefs de guerre qui ont pignon sur rue. Des chefs de guerre qui tiennent entre leurs mains le régime Ouattara.

Mais se sont-ils réellement débarrassés de leurs anciens habits, dont ils s’étaient revêtus depuis le 19 septembre 2002 ? A la réalité non, puisque les violations constantes des droits de l’homme constatées dans le «Soroland» entre septembre 2002 et décembre 2010, se sont élargies au pays entier depuis le 11 avril 2011 sous le «règne» d’Alassane Ouattara.

Les ex-chefs de guerre, aujourd’hui dépositaires du système sécuritaire du régime des «rattrapeurs», n’ont de cesse de multiplier les violations des doits humains. Dans une vaste opération de traques, enlèvements, arrestations et tortures de détenus, assassinats… Mais les Ivoiriens pouvaient-ils s’attendre à autre chose que cette terreur quand des ex-rebelles sont parachutés aux postes stratégiques, vont de promotion en promotion, alignent les grades à un rythme effréné ?

Si ce n’est la consécration de huit années de rébellion et de perpétuation de non droit sur la partie nord de la Côte d’Ivoire, cela y ressemble diablement. Un règne ponctué par les trafics de tous genres (café-cacao, diamants, or, bois…) et une constante violation de droits de l’homme en zone CNO, dont le point de départ aussi choquant que cruel a été le massacre d’une soixantaine de gendarmes désarmés avec plus d’une cinquantaine de leurs enfants et proches le 6 octobre 2002.

Quand les méthodes de la rébellion refont surface

A quoi devrait-on s’attendre quand les «sécurocrates» du régime Ouattara ont fait toutes leurs armes dans la rébellion ? Quand (pour la plupart), ils sont accusés des pires crimes de guerre ? Les différents rapports des organisations nationales et internationales des droits de l’homme n’ont eu cesse de dénoncer les violations graves des droits de l’homme en zone CNO, dans le «Soroland». Koné Zakaria, véritable patron de la «Gestapo» sous Ouattara, Issiaka Ouattara dit Wattao, Fofié Kouakou, Morou Ouattara, Losseni Fofana dit «Loss», Chérif Ousmane ont été tous épinglés dans ces différents rapports.

On se souvient encore des exécutions extrajudiciaires, des fusillades de détenus, des assassinats par étouffement dans des containers, des cas de tortures extrêmes dans des lieux de détention officiels et officieux. Socles du régime Ouattara qui les a gavés de grades et autres promotions, les exchefs de guerre n’ont pas varié dans leurs méthodes.

Arrestations et détentions arbitraires, séquestrations, détentions dans des conditions quasi-inhumaines, avec une floraison de camp de concentration à Abidjan. Des tortures à l’électricité, des brûlures au caoutchouc, des méthodes de noyade ou d’étouffement dans des barriques d’eau… tout y passe. Des faits maintes fois dénoncés par Le Nouveau Courrier, preuves à l’appui, et désormais relevés par des organisations internationales de défense des droits humains, notamment Amnesty International et la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme).

Pourquoi le régime a toléré ses pratiques Même si officiellement c’est Ouattara qui tient les commandes de l’Etat, dans la pratique, les ex-chefs de guerre continuent de détenir une parcelle de pouvoir et de régner en «Com’zones». Puisqu’en même temps qu’ils ont des postes dans l’ «administration» Ouattara, plusieurs de ses ex-chefs de guerre maintiennent encore sous leur domination des zones dans le nord du pays. Et dans la plupart des cas, les lieux de détention illégale où on pratique les actes de tortures à volonté sont connus des tenants du pouvoir.

Si Ouattara et ses «sécurocrates» laissent faire, c’est pour la simple bonne raison qu’ils entendent maintenir aussi longtemps que possible une situation de terreur, afin d’avoir la sensation de maitriser parfaitement la situation du terrain. Et dans le même, il est plus que difficile à Ouattara de «discipliner» ses troupes et de les faire entrer dans le canevas d’un état de droit, eux qui ont vécu huit années durant dans une sorte de non-droit, ponctuée par d’innombrables violations des droits de l’homme. Coulibaly Gnénéma, ministre en charge des droits de l’homme, un ex-rebelle, a-t-il la capacité de dénoncer dans son propre camp des auteurs de violations des droits humains ?

A la réalité non. Il est loin d’avoir assez de cran pour désavouer ses alliés de la rébellion de septembre 2002. On est donc loin de sortir des sentiers de la terreur et de la torture sous Ouattara si le régime n’a même pas l’honnêteté d’admettre les actes de tortures et autres violations des droits humains des pions essentiels du régime Ouattara.

Gérard Koné

Jeudi 8 Novembre 2012
Vu (s) 949 fois



1.Posté par le nationaliste le 08/11/2012 15:15 | Alerter
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Diantre,comment voulez vous que des gens qui accomplissent si bien leurs missions de massacrer le peuple ivoirien puissent être sanctionnés ?Ils seront inquiétés dès l'instant où ils s'attaqueront aux intérêts français en Côte d'Ivoire ,mais pour le moment ,nous sommes loin de ce scénario.Ils empêchent le peuple de se révolter et cela permet au mossi et à ses maîtres de piller tranquillement les richesses de ce pays.Les rapports des ONG servent à encadrer l'usurpateur et permettre aux impérialistes français de s'accaparer des richesses de ce pays.La seule issue qui s'impose à nous est de nous organsier pour libérer notre pays sous domination des armées étrangères.

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