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Côte d'Ivoire : La mascarade continue...

le Samedi 24 Novembre 2012 à 16:19 | Lu 1279 fois



Côte d'Ivoire : La mascarade continue...
Ce qui devait arriver est arrivé. La CPI et sa procureure en carton-pâte d’arachide, Fatou Bensouda, ont intimé l’ordre aux autorités de la sous-préfecture ivoirienne de leur livrer Simone Gbagbo.

Coïncidence ou non, cette annonce rend triviale la divulgation du dépôt d’une plainte visant l’ancienne Ministre de la défense française, Michelle Alliot-Marie, par les familles des militaires français, victimes du bombardement de Bouaké en novembre 2004.

Une procédure interne, engagée sous les auspices de la Cour de Justice de la République. Un tel hasard peut sembler miraculeux, mais c’est ainsi, les voies du droit sont impénétrables...

Le mandat d’arrêt, rendu public le 22 novembre 2012, devrait combler d’aise les amoureux des droits de l’homme et de la justice dans leur acception partisane et hypocrite.

Ces derniers ne peuvent en effet qu’être satisfaits de voir une responsable de « génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques » traduite devant les juges. D’autres s’offusqueront sans doute d’une énième manifestation d’un ordre juridique international politisé, frappant de préférence les plus insoumis des faibles.

Ils argueront de la partialité de la CPI, de l’absence d’équité dans les box d’accusés, puisque ni Guillaume Soro, ni Alassane Ouattara, justiciables selon les chefs d’accusation énoncés par les juges de La Haye, ne se voient inquiétés ou poursuivis.

Bien au contraire, Bensouda, négresse indigne appartenant à une espèce loin d’être en voie d’extinction, celle de l’ennemi objectif de l’Afrique, coopère en bonne intelligence avec l’autocrate préfet-sident ivoirien.

Ces analyses, qu’elles versent dans l’optimisme béat du mouton-citoyen trépané par le mondialisme et ses sirènes chantant le métissage, l’humanité une et uniforme (informe serait plus approprié), ou qu’elles versent dans la colère du pan-âne-fricain, analysant le monde selon le prisme déformant senghorien (la soi-disant émotivité nègre), au-delà d’être fondamentalement erronées, ne sont d’aucun secours pour comprendre et agir.

Nous nous devons d'être lucides et d'accepter la réalité : cette déclinaison du châtiment infligé aux perdants de la lutte pour le pouvoir ivoirien, confrontation portée à son paroxysme de novembre 2010 à avril 2011, n’est que la matérialisation d’un rapport de force planétaire défavorable à l’Afrique.

Un rapport de force largement accepté par les africains, consciemment et inconsciemment, dans la symbolique et dans les faits.

Lorsque le vin est tiré, il faut le boire, que celui-ci soit amer ou sucré.

Il se trouve que le vin et les enseignements amers, tirés depuis plus de 60 ans, n’empêchent pas les africains de se taper la tête contre les pans du même mur.

Que ce soit celui des conséquences du refus d’une réponse violente et méthodique, dirigée contre l’Occident et ses intérêts situés en Afrique, ou celui des conséquences de la tolérance envers les pantins installés à la tête des entités bâtardes que l’on s’obstine à désigner comme étant des états, alors qu’ils n’en sont que la négation.

Pourquoi geindre, gesticuler, manifester à la vue d'un Laurent Gbagbo engeôlé à La Haye ? Pourquoi s’offusquer du sort similaire se dessinant pour son épouse ?

Au risque de choquer, on se doit de souligner que Laurent Gbagbo s’est trompé sur toute la ligne. Lui qui aimait à narrer l’histoire de son père tirailleur pour la France (par ailleurs raciste et coloniale), lui qui contractait tout sourire avec les pilleurs de l’Afrique que sont les Bolloré et Bouygues (allant même jusqu’à en décorer certains), lui qui appelait l’ex-puissance coloniale à son secours lors du déclenchement de la rébellion (demande du respect des accords de défense liant le maître à l’esclave restée vaine), n’a pas semblé saisir la contradiction ontologique dans laquelle il se débattait intellectuellement, politiquement et aujourd’hui, malheureusement pour lui, judiciairement.

Il n’y a pas de négociation, d’entente ou de relation possible avec la France ou tout autre représentant de l’Occident en Afrique pour la simple raison que ne négocient entre eux que des égaux.

Nulle âme sensée ne se piquerait d’organiser une table ronde avec des ovins pour discuter des quotas d’abattage. Pourtant les chefs des entités bâtardes africaines, occupant la position de l’ovin sur la scène internationale, raffolent de la comédie de relations avec l’Occident qui seraient basées sur le respect de leurs pseudo-souverainetés.

En pure perte : le moment venu leurs bêlements ne comptent guère et ils ont la certitude d’être sacrifiés sur l’autel des intérêts des plus forts, ceux des occidentaux.

Les pleurs et les récriminations journalistiques, les manifestations et trépignements populaires ne sont d’aucun effet, lorsque s’exprime la volonté du maître.

Leur seul intérêt réside en ce qu’ils sont didactiques et démontrent à l'envie l’aporie de la lutte anti-impérialiste africaine actuelle, son immaturité et son incapacité corrélatives à saisir les réels enjeux et y apporter de réelles réponses.

Contradiction (vouloir négocier alors qu’on a les mains liées ou un statut d’inférieur) et aveuglement (ne pas voir que l’instauration du seul véritable facteur d’équilibre qui soit, les rapports de force, est la clé), voilà défini en deux mots le brouet infâme dans lequel baigne la pensée politique africaine.

Celle-ci, sûrement contente d’elle-même et satisfaite des impasses dans lesquelles elle mène sans coup férir les peuples africains, doit faire l’objet d’un toilettage vigoureux. Il suffit de lire la production intellectuelle actuelle (presse, essais politiques etc.) pour comprendre l’urgence d’une remise à plat fondamentale et paradigmatique, sans laquelle toute lutte ne peut être que vaine, toute pensée ne peut être qu’une flatulence de l’esprit, car manifestation d’un désordre conceptuel initial, lui-même né du désordre fait ordre : la vision occidentale, dominante en Afrique, des relations internationales.

Sans renversement des paradigmes intellectuels de la pensée anti-impérialiste africaine, sans révolution copernicienne axiomatique, l’Afrique ne pourra accéder à elle-même.

En termes clairs et intelligibles : la situation du couple Gbagbo est un épiphénomène.

Elle n’est qu’une conséquence parmi tant d’autres de l’acceptation d’un rapport de force plaçant l’Afrique en position de soumission.

S’étonner ou s’offusquer pour leur sort, équivaudrait à se soucier d’un ongle mal coupé, assis confortablement en première classe dans un Boeing d’Air Afrique en chute-libre, moteurs coupés et sans pilote...

Réclamer justice et respect du droit là où ne résident que violence et duperie ne peut être que le souhait d’êtres immatures et émotifs.

Là où le sage ne réclamerait rien et imposerait par la force sa volonté, le fou demande à l’Occident d’appliquer, à son propre désavantage, les constructions intellectuelles fallacieuses dont ce dernier saupoudre par convenance son application méthodique et barbare de la loi de la jungle.

Il n’y a plus à disserter sur les solutions, nous les connaissons : le recours à la force par la mise à mal systématique et rationnelle des intérêts économiques occidentaux en terre africaine.

La destruction effective et hautement symbolique de son emprise sur l’Afrique et ses populations passe par le dynamitage de ses moyens de pompage des richesses continentales.

Ces solutions, extrêmes en ce qu'elles instaurent un point de non-retour dans les relations Sud-Nord, sont évidentes pour qui se donne la peine de réfléchir et de faire abstraction du sentimentalisme, ce sédatif de l’action révolutionnaire.

Si le cadre et les structures que celui-ci abrite doivent d’évidence être dynamités, il reste à remplir la condition préalable à la détermination des modalités d’application du dynamitage.

Avant que d’être réelle et mise en œuvre, une action doit non seulement être pensée, mais être intégrée dans l’inconscient populaire.

C’est là que doit porter l’action de tout anti-impérialiste africain : la conversion des masses populaires, non pas des élites gagnées au cosmopolitisme abject du mondialisme, de son modèle économique consumériste et libéral non moins répugnant.

Cette conversion, lutte considérée comme pré-requis, n’est pas simplement idéologique, elle est avant tout générationnelle.

La magie de l’Histoire réside dans le concept de remise à zéro qui se manifeste par la disparition naturelle et mécanique de toute génération, et de l’affaiblissement corrélatif de ses référents intellectuels.

Les générations « d’anciens africains » que sont les Ouattara, Gbagbo, Compaoré et aliud, sont heureusement à conjuguer au passé.

Leur référence fondamentale qui n’est autre que la grandeur ou la supériorité du « blanc » ou de tout ce qui vient de lui, n’est pas la nôtre.

Appliquant les raisonnements les plus rigoureux et le bon sens populaire, nous ne respectons et ne respecterons aucune imposition venant de l’Occident.

Appliquant les raisonnements les plus rigoureux et le bon sens populaire, nous acceptons de voir en l’Occident un ennemi objectif et non un partenaire.

C’est ce que nous appelons la rupture idéologico-générationnelle, rupture qui débouchera invariablement sur l’exacerbation et l’explicitation de rapports fondamentalement antagoniques, insusceptibles de négociation ou de calculs sur un coin de table.

Il ne pourra à terme y avoir deux maîtres en Afrique : soit eux ou soit nous.

Il va sans dire qu’ils ne pourront s’imposer si nous changeons les mentalités des générations à venir. Un changement impératif qui rendra aux peuples africains la mentalité du combattant qui leur a permis, aux heures les plus sombres, de demeurer la tête haute.

Cette mentalité qui fut celle de Zumbi Dos Palmares, chef de guerre du royaume autonome des Palmares, fondé au XVIIIème siècle par des Nègres Marrons, dans le nord-est du Brésil.

Zumbi Dos Palmares, figure trop méconnue de la lutte anti-esclavagiste dont l’anniversaire de la mort, fêté le 20 Novembre, coïncide par le plus grand des hasards avec la poursuite de cette mascarade qui n’a que trop duré.

Ahouansou Séyivé





Samedi 24 Novembre 2012
Vu (s) 1279 fois



1.Posté par antu le 24/11/2012 20:15 | Alerter
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Ce texte une insulte. Je sais que je commence mal mon intervention mais y a pas d'autre mots. C'est une insulte a l'nitelligence des africains et patriote qui partage sur ce site leur lutte pour une nouvelle Afrique.

En dehors des beaux mot qui jongent cet article on n'y trouve que des insultes a la nouvelle génération africaine consciente.

Meme si malheureusement les auteurs (bloggeurs) ici sont toujours des passants n'ayant pas le temps d'echanger avec les visiteurs, je dis quand meme ce que je pense.

Si vous mettez le Président Laurent Gbagbo dans le meme lot d'individu que dramane ou compaoré c'est que vous avez decidez de nous insulter et cela n'est pas pardonnable.

Donc arreter de nous parler de lutte de rapport de force et autres conscientisation.

Je ne me rappelle pas qu'une puissance occidentale, soit venu bombarder la présidence du Burkina Faso, ou tenté de faire assassiner l'occupant actuel de la presidence d'Abidjan.

D'un coté on cherche un leader qui pourra aider les futures générations a ne plus donner l'autre joue, on en a un sous la main, et il faudrait tout recommencer parce qu'un certain @Ahouansou le dit?

Si aujourd'hui les patriotes africains se reconnaissent dans la lutte de Laurent Gbagbo, qui se ne bat pas contre les puissances nucléaire mais qui par sa lutte conscientise toute la jeunesse africaine, ou est votre probleme?

Comme je disais c'est une réaction a chaud, mais votre insulte est trop evidente. Arreter de vous auréoler de militant ou de patriote parce que vous ne l'etes pas et il parait évident que vous ne comprenez rien a ce qui se joue sur le continent notamment en Cote d'ivore. Arrter d'ecrire et surtout de penser.

Antu

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