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Côte d'Ivoire: La france et l'onu face à leurs «monstres»

le Samedi 25 Juin 2011 à 08:36 | Lu 545 fois



Côte d'Ivoire: La france et l'onu face à leurs «monstres»
La «communauté internationale» dénonce enfin les violences et les crimes de ses alliés ivoiriens. Son changement de ton s’explique sans doute par un «grand nettoyage» qui se prépare. Avec pour objectif de sauver le soldat Ouattara de ses propres hommes. Les puissances alliées vers un ‘‘nettoyage’’ d’envergure.


Le ton est inhabituel. Dans son dernier point de presse, qui a eu lieu hier, Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci, a vertement tancé les Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci). «Des éléments des Frci ont tué au moins huit personnes et blessé d’autres» durant des incidents qui ont eu lieu la semaine dernière. Dans la même lancée, il a affirmé que «au moins 30 autres personnes ont été arbitrairement arrêtées et détenues», ajoutant que «certaines victimes ont été soumises à des actes de torture et de mauvais traitements».

La veille, une dépêche AFP, principalement renseignée par une source au sein de l’Onuci, se révélait tout aussi accablante pour les Frci, à l’origine d’un incident à Yopougon Toits Rouges avec les gendarmes, à la suite duquel un mort civil a été déploré. Selon la source onusienne, ce sont les Frci qui ont provoqué l’affrontement en sortant un gendarme de son véhicule et en le battant. Les soldats de la nouvelle armée ivoirienne «ont fait des dégâts matériels énormes», «ils ont cassé des bureaux, emporté des ordinateurs, des armes», a accusé la source onusienne, catégorique. De nombreux articles de la presse française ont également, ces derniers jours, mis en lumière le caractère indiscipliné et prédateur des Frci.

Ces réalités ne sont pas nouvelles. Ce qui est inédit, c’est que les alliés naturels des ex-rebelles ont décidé de briser l’omerta pour les dénoncer. Sinon, certains éléments des Frci ne font en réalité qu’importer à Abidjan des méthodes qui leur ont «réussi» dans les zones Centre Nord Ouest (CNO). Les pillages les plus sévères ont eu lieu lors de la descente des Frci dans le sud du pays et la période juste après le 11 avril 2011 a été un véritable festival de la rapine. L’Onu s’est tue, la France a regardé ailleurs, les médias dominants n’ont pas voulu «salir» l’épopée des preux combattants de la démocratie qu’ils racontaient quelques semaines plus tôt.

Plus grave : alors que Gaëtan Mootoo d’Amnesty International, esseulé, tentait d’alerter le monde sur la tragédie de Duékoué où plus de 1000 personnes ont été tuées en moins de soixante-douze heures, l’Onuci se livrait à un jeu dangereux de sousestimation du carnage, et se livrait en sourdine à une indécente querelle de chiffres.

Le malaise partait d’un fait : les troupes internationales présentes en Côte d’Ivoire ayant appuyé logistiquement (convoi de troupes) et militairement (formation et don de munitions selon Le Canard Enchaîné) les Frci, pouvaient-elles dénoncer leurs crimes tout chauds sans, dans le même temps, admettre que leurs donneurs d’ordre sont, objectivement, des complices de crimes contre l’humanité ? En réalité, la France et l’Onu, qui ont sanctuarisé l’ex-rébellion, l’ont organisée et l’ont promue au point de vue diplomatique, sont face aux «monstres» qu’ils ont créés, en docteurs Frankenstein un peu inconscients. Une question se pose légitimement.

Pourquoi le ras-le-bol de la «communauté internationale» s’exprime-t-il maintenant ? A première vue, il s’agit d’une opération de sauvetage d’Alassane Ouattara. Face au discrédit de ses troupes, et à son incapacité à faire le ménage lui-même, Paris brûle de mener une opération de police d’envergure pour «nettoyer» les éléments incontrôlés des Frci et rétablir une certaine forme de sécurité, sans laquelle ses intérêts économiques ne peuvent «s’épanouir».

Anticipant les éventuelles accusations de néocolonialisme, la France officielle prépare les esprits à une opération «humanitaire» visant à protéger les Ivoiriens des forces à qui elle a choisi de donner la victoire. Du coup, elle fait quelques concessions à une vérité amère connue depuis. Depuis le 19 septembre 2002, les «mutins» devenus «rebelles», «Forces nouvelles», puis «Forces républicaines de Côte d’Ivoire » se distinguent par leur refus du pluralisme politique dans les zones sous leur contrôle, par leur rapacité financière et par leur brutalité ordinaire. C’est ce cocktail que le sociologue français Michel Galy a appelé «la gouvernance par la violence» il y a déjà de nombreuses années.


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Samedi 25 Juin 2011
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