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Cote d'Ivoire : Interrogé par France 24 et Rfi: Ouattara entre contradictions et contrevérités

le Lundi 30 Janvier 2012 à 07:28 | Lu 963 fois



Cote d'Ivoire : Interrogé par France 24 et Rfi: Ouattara entre contradictions et contrevérités
Les premières questions des journalistes français (Rfi-France 24), vendredi dernier, à Alassane Dramane Ouattara, sont relatives aux moyens militaires colossaux déployés par Nicolas Sarkozy pour assurer la sécurité de son hôte. Sur ces questions, Ouattara a joué de mauvaise foi. En effet, il semble être le seul à n’avoir pas vu tout ce déploiement militaire pour sa sécurité.

A savoir, cinq divisions de l’armée française mobilisées, quatre hélicoptères pour survoler son cortège et la cavalerie républicaine. « Je n’ai pas vu tous ces moyens dont vous parlez», a-t-il déclaré. Répondant aussi à la question relative à la signature d’un nouvel accord militaire avec Sarkozy, il s’empresse de dire que cet accord ne vise pas à protéger son pouvoir.

Une mauvaise foi
manifeste

Les réponses de Ouattara sur ces ponits sont aux antipodes de la vérité. La réalité, c’est que Nicolas Sarkozy est parfaitement conscient de ce que son protégé Ouattara est issu d’un coup d’Etat réalisé par l’armée française sur ses instructions. Il sait donc que le pouvoir de Ouattara n’émane pas du peuple ivoirien. Et que, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger, la majorité des ivoiriens contestent ce pouvoir. Sakozy avait donc peur pour la sécurité de son poulain à Paris. C’est ce qui explique tout cet arsenal militaire déployé. C’est à cette même logique de protection du régime Ouattara que répond l’accord de défense signé entre Sarkozy et le nouvel « homme fort » d’Abidjan. Lequel accord maintient en Côte d’Ivoire, l’armée française, là où Laurent Gbagbo avait négocié et obtenu son départ définitif du pays.

Par ailleurs Alassane Dramane Ouattara a piqué une colère noire dès que les journalistes français ont abordé la situation de ses chefs de guerre susceptibles d’être traduits devant la Cpi pour crimes de guerre. « Pourquoi vous voulez les indexer a priori ? », s’est-il plaint. Et quand les journalistes rétorquent que «c’est parce qu’il y a eu Duékoué (massacres des populations, ndlr)», le nouvel homme fort d’Abidjan s’empresse d’affirmer que la situation de Duékoué est consécutive à un conflit ethnique et foncier. Ouattara reconnait implicitement ce qu’il tente de nier.

A savoir que ses hommes, les ex-rebelles qu’il a baptisés Frci ont massacré les populations Wê pour s’emparer des terres de la région. A preuve, quand vous vous rendez dans la région de Duékoué, vous découvrez des villages dont les maisons sont majoritairement occupées par les allogènes Burkinabè qui se sont ralliés aux Frci ou aux dozos, supplétifs des Frci. En revanche, les populations autochtones Guéré sont refugiées en ville où elles vivent sous des tentes dans des conditions inhumaines.Le peuple wê vit donc en exil sur ses propres terres quand ceux qu’il a accueillis y règnent en maîtres absolus sous la protection des «forces pro-Ouattara».

Quand les journalistes demandent à Ouattara, sa préférence entre traduire les chefs de guerre qui serontreconnus coupables de crimes contre l’humanité devant la Cpi ou devant la justice ivoirienne, il dit préférer la seconde option. Alors pourquoi avoir envoyé le Président Gbagbo à la Cpi si la justice ivoirienne a les moyens de juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ? A cette question pertinente, Ouattara répond que si Gbagbo était jugé en Côte d’Ivoire, on aurait traité la justice de partiale. Comment jugera-t-on alors la Justice ivoirienne lorsque les chefs de guerre comparaîtront devant elle ? En réalité, en préférant la justice ivoirienne pour juger les chefs de Guerre, Ouattara vise à les disculper. Car on sait tous que la Justice ivoirienne est aux ordres du Pouvoir Ouattara.

Ouattara se fout de
la base du Pdci

Abordant la question de la Primature, Ouattara a dit qu’il en discute avec Bédié. A la question de savoir s’il n’a pas le sentiment que les militants du Pdci à qui il avait promis la Primature sont impatients ? La réponse de Ouattara est sans équivoque : « Ecoutez, moi je discute avec le président Bédié. Je n’ai pas eu de signe d’impatience. Si le président et moi nous pensons que nous pouvons passer à autre étape, nous pouvons le faire.

Le Rdr a la majorité au parlement, le président du parlement sera Rdr». On le voit donc, pour Ouattara, l’avis des militants de base du Pdci ne compte pas s’agissant de la question de la primature. Seul celui de Bédié l’intéresse. Or, c’est un secret de polichinelle que Bédié convaincu qu’il n’a plus d’avenir avec le Pdci du fait de son âge avancé, il n’agit plus qu’en fonction de ses intérêts et non pour son parti.

Cela indique que Bédié peut renoncer à la Primature en fonction de ce que Ouattara pourrait lui proposer. Et si Ouattara parle encore aujourd’hui de discuter de la question de la Primature avec Bédié alors que, depuis un an, il a promis ce poste au Pdci, c’est qu’il n’a plus envie de le lui céder. Le Pdci pourrait donc ne pas avoir la Primature.

De quel pays parle Ouattara ?

Parlant de la sécurité dans le pays, Ouattara estime que tout est parfait. La sécurité est, selon lui, tellement au beau fixe que les hôtels, les restaurants et les avions sont pleins. C’est à se demander de quel pays Ouattara parle. En tout cas, pas de la Côte d’Ivoire où nous vivons tous. Où l’insécurité est la chose la mieux.

Les forces armées pro-Ouattara continuent de commettre, en toute impunité, des exactions à travers le pays. La Côte d’Ivoire est donc devenue un Etat de non droit où chaque habitant qui sort le matin n’est pas sûr de rentrer le soir. C’est la réalité quotidienne du pays.


Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
notrevoie

Lundi 30 Janvier 2012
Vu (s) 963 fois



1.Posté par Nkrumah JANANI LUMUMBA le 30/01/2012 11:35 | Alerter
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is is reasonably appropriate to expect any coherence from a chap whose mere facial disposition in itself lacks co ordination???? in a nut shell the physical desintegration of ouattara the french ivorian divisional officer reflects his mental capabilities!!!

2.Posté par Jesus Fils du Dieu très Haut le 30/01/2012 15:57 (depuis mobile) | Alerter
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Frère et sœur tout ceci aura une fin tôt ou tard et ce criminel serra jugé en CI par des Juges ivoirien lui et toute sa clique.

3.Posté par AAA le 30/01/2012 20:43 | Alerter
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Cour penale internationale : Un deal Sarkozy-Ouattara pour libérer Gbagbo ?
Source : L'Inter : Dernière Mise à jour : 30/01/2012 (Auteur : Anassé ANASSE)
Lu : 1385 fois
C`est le périodique «Les Afriques» qui livre l`information sur son site Internet. Dans un article intitulé «Le président Ouattara de Côte d`Ivoire en France, les dessous d`une réconciliation», ce magazine dans sa version électronique, croit savoir que le cas Gbagbo figurerait en très bonne place dans les échanges entre les présidents français et ivoirien Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara, lors de la visite d’État de 72 heures du chef de l’État ivoirien à Paris (du 25 au 27 janvier). «On susurre que l’avenir de Laurent Gbagbo (sera) parmi les sujets majeurs qui seront auscultés au cours de cette visite», indique le journal. Selon «Les Afriques», il se tramerait un deal Sarkozy-Ouattara pour extraire Laurent Gbagbo de la procédure de la Cour Pénale Internationale (CPI), où il a été transféré le 30 novembre 2011. «Relativement à ce volet, qui a trait à la réconciliation, d’aucuns font allusion à un règlement dans un cadre ivoiro-ivoirien, et sortir du cadre CPI… Une telle solution pourrait, pour cet État souverain, permettre d’aboutir à une amnistie. Il y va de l’avenir de ce pays», justifie le magazine. Si a priori, l`éventualité d`une libération de Gbagbo de la prison hollandaise de Scheveningen paraît inimaginable voire invraisemblable avant la tenue de son procès prévu le 18 juin prochain (audience de confirmation des charges), il n`en demeure pas moins que certains indices peuvent renforcer la thèse du magazine «Les Afriques». En effet, le simple fait que le président Alassane Ouattara ait effectué ce voyage officiel en France avec Charles Konan Banny, le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), démontre bien que cette préoccupation était au centre des débats à Paris. Or en Côte d`Ivoire, la question de la réconciliation semble étroitement liée au sort de l`ancien chef de l’État ivoirien. Si l`on s`en tient aux chiffres communiqués par la Commission Électorale Indépendante (CEI) lors du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010, Laurent Gbagbo est crédité du soutien de 46% de la population (électorale) ivoirienne. Cette donnée fait de l`ex-chef du régime de la Refondation, un acteur incontournable de la vie politique et du processus de réconciliation nationale en cours dans le pays. Et depuis que les partisans de Laurent Gbagbo, à travers sa grande famille politique constituée par le Front populaire ivoirien (FPI), le Congrès national pour la Résistance et la Démocratie (CNRD) et La majorité présidentielle (LMP), ont décidé de suspendre leur participation de toutes les activités liées à la vie publique et à la marche de la nation, on voit bien que le président de la CDVR éprouve d`énormes difficultés à (re)mettre sur les bons rails un processus de réconciliation qui a du mal à être lancé. Face à tous ces écueils, les présidents Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara ont-ils opté pour un règlement politique du cas Gbagbo au détriment de toute considération d`ordre judiciaire ? L`avenir nous situera.

ANASSE ANASSE

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