Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Côte d’Ivoire Grève à l’université de Bouaké – Les ministres Bacongo et Kaba Nialé interpellés

le Vendredi 2 Août 2013 à 07:40 | Lu 627 fois



Côte d’Ivoire Grève à l’université de Bouaké – Les ministres Bacongo et Kaba Nialé interpellés
L’Université Alassane Ouattara de Bouaké est, dans le système académique, celle qui fait le moins de vague. Pourtant, elle réunit toutes les conditions pour être une Université tumultueuse. Partie pendant plus de dix ans de son site originel, l’Université, à travers ses UFR, s’est déployée sur neuf sites à Abidjan. Malgré les difficultés rencontrées, cette Université surprenante a fonctionné durant 10 ans à Abidjan.

Surprenante par les performances des étudiants aux différents concours d’entrée à l’ENA et dans les Grandes Ecoles (ENS). Surprenante aussi par les performances de ses enseignants non seulement à travers le CAMES, mais aussi les publications scientifiques. La qualité des relations entre enseignants, et entre enseignants et étudiants contribuent pour beaucoup à cet équilibre institutionnel dans ce temple du savoir.

L’on s’attendait donc à ce que cette institution soit plus soutenue une fois repartie sur son site originel à Bouaké. C’est plutôt surpris que nous avons appris que les enseignants qui ont travaillé d’arrache-pied depuis la rentrée sous le sceau du « départ nouveau », et qui, d’habitude, font rarement des vagues, ont déclenché une grève d’une semaine pour se faire entendre.

Les motifs de grève ne sont pas nouveaux. Ce sont « les passifs consignés à l’Inspection Générale des Finances (IGF), les heures complémentaires, les honoraires de vacation, la prime de recherche, les primes de correction et de délibération, le manque de bureaux pour les enseignants, l’absence de matériel didactique ». En fait, leurs revendications portent sur l’essentiel de ce qui permet à une institution académique de fonctionner.

L’on peut comprendre les difficultés de trésorerie que gère le Gouvernement actuel. Mais à défaut de répondre à tout ce chapelet d’attentes, il est important de ne pas décourager l’ardeur que manifestent les enseignants de cette Université. Il est impératif de répondre, certainement dans les limites des ressources publiques disponibles, aux sollicitations de ses enseignants, mais surtout de dialoguer avec eux, de leur tenir un langage de vérité sur la manière dont l’Etat pourrait apurer ce qu’il leur doit. Ce dialogue qui fait défaut semble mettre le président de cette Université dans une situation difficile.

Difficulté à peine voilée derrière la réponse qu’il donne aux revendications de ses collègues enseignants: « Votre grève est légitime, mais inopportune compte tenu du fait que le ministre de tutelle a promis de faire face à ces revendications ». Cette promesse tient-elle compte des contraintes du ministère de l’Economie et des Finances ? Le ministère de l’Economie et des Finances est-il vraiment sensible aux spécificités de cette Université ? Un calendrier a-t-il été accolé aux promesses faites? Certainement pas. Tout cela n’est pas de nature à créer un climat de confiance entre la hiérarchie et les enseignants.

Et comme c’est le cas de tous les présidents des Universités de Côte-d’Ivoire, celui de Bouaké est aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. Avec le risque, dans son Université, de boucler difficilement le semestre selon le système LMD, si toutefois la grève déclenchée venait à persister. N’y a-t-il pas là un retour des incertitudes sur les calendriers académiques auxquels le « Départ nouveau » était censé définitivement mettre fin ?

Madame la ministre déléguée des Finances, monsieur le ministre de l’Enseignement supérieur, conjuguez vos efforts pour un espace académique pacifié et pour des années académiques régulières comme les ont connus les Ivoiriens de vos générations. Offrons la même chance aux jeunes générations, à nos jeunes frères et enfants.

Par Gbansé Douadé Alexis, directeur de publication du site Connectionivoirienne.net

Vendredi 2 Août 2013
Vu (s) 627 fois


Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements










Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !