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Cote d'Ivoire : Dix mois après la supposée réunification du pays: L’essence se vend à 4000 Fcfa au Nord

le Jeudi 16 Février 2012 à 07:33 | Lu 885 fois



Cote d'Ivoire : Dix mois après la supposée réunification du pays: L’essence se vend à 4000 Fcfa au Nord
Après le 11 avril 2011, on avait cru que le pays était réellement réunifié au regard des discours de Alassane Ouattara et Soro Guillaume. On se rend compte que tout est
mensonge et que deux économies cohabitent : une au nord et une au sud.

« Ce n’est pas normal, il n’y a pas d’Etat ici », fulminait, hier au téléphone, un habitant de Korhogo, environ 600 km d’Abidjan au nord de la Côte d’Ivoire. C’est que la situation est devenue intenable au nord à cause de la pénurie de carburant qui sévit en ce moment dans cette partie de la Côte d’Ivoire autrefois aux mains de l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. «Selon les quartiers, il y a une va-riation des prix qui partent de 1000 FCFA à 5000 FCFA. Par exemple, au quartier Banaforo, le litre d’essence 3500 FCFA ; au quartier Sinistré, il se négocie entre 2000 FCFA et 2500 FCFA ; au quartier Soba, c’est entre 1000 FCFA et 1500 FCFA.

Un ami a dû payer 5000 FCFA le litre pour avoir du carburant sur la route de Boundiali parce qu’il était en panne d’essence. Ça dure depuis une semaine », explique notre interlocuteur. Un autre que nous avons joint au téléphone à Boundiali (700 km d’Abidjan), parle de 4000 FCFA le litre dans cette ville située à 100 km de Korhogo.

Dans le département de Kouto (45km de Boundiali), l’essence se négocie à 3000 FCFA le litre. C’est aussi une réalité à en croired’autres témoignage,à Ferkessédougou, la ville natale de Guillaume Soro, actuel Premier ministre du gouvernement Ouattara et chef de file de l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. Et la situation est la même dans plusieurs autres villes de l’ex-zone assiégée. «On ne comprend pas cette variation à la hausse. Les quartiers qui ont un accès facile à l’essence vendue par les trafiquants proposent des prix meilleurs », explique un autre interlocuteur à Korhogo.

Celui-ci explique cette pénurie par le fait que l’administration fiscale redéployées’est engagée à mettre fin au trafic de carburant qui faisait rage dans toute la zone occupée durant dix ans par l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. Du coup, les stations d’essence conventionnelles qui vendent le carburant distribué par la Société ivoirienne de raffinage (Sir), seule structure de l’Etat habilitée à distribuer les produits pétroliers en Côte d’Ivoire, sont prises d’assaut. Alors, très vite, les réserves s’épuisent sans que ces stations soient ravitaillées.

Ce qui provoque donc une pénurie. Les trafiquants dans ce contexte reprennent du poil de la bête et profitent de la situation. Ils font entrer leurs produits dans la zone et les proposent à prix d’or. Cette situation de pénurie oblige les populations à marcher ou à se déplacer à vélo. Pour plusieurs habitants du nord, il y a un sentiment d’abandon, près d’un an après l’arrivée au pouvoir du couple Ouattara-Soro. Mais quelle était la situation avant cette hausse rapide en une semaine ?

Flash back !

Jeudi 2 février, après avoir pris tôt le matin la route pour Kouto, nouveau département, nous arrivons à 15h 45 dans la petite commune de Napié, à une vingtaine de kilomètres de Korhogo, la capitale du pays sénoufo, elle-même à 100 km de Boundiali. Dans cette commune, le jaugeur à carburant de notre voiture vire au rouge. Il est impératif de prendre du carburant. Mais, où aller ? Korhogo étant à une vingtaine de kilomètres,c’est évidemment impossible de l’atteindre.

Alors, nous décidons de nous renseigner sur où trouver de l’essence. «Retournez jusqu’au carrefour là-bas. Il y a une station », indique un habitant de Napié. Ce que nous faisons. Une fois sur les lieux, nous voyons un gros réservoir d’essence estampillé Socomat-SA et plusieurs barriques pleines d’essence. «A combien faites-vous le litre ici ?», demandons-nous. «A 600 FCFA», répond le vendeur, un jeune de grande taille. Ce qui nous surprend. C’est dire que le super qui est vendu à Abidjan à 774 FCFA le litre dans toutes les stations, coûte 174 FCFA de moins dans le nord de la Côte d’Ivoire. Nous faisons alors le plein du réservoir de notre voiture.

Mais, nous décidons de creuser pour voir si cette pratique est répandue. Au nord, il est bon de savoir qu’il y a beaucoup plus d’engins à deux roues qu’à quatre roues. Et la quasi-totalité de ces engins à deux roues fonctionnent à l’essence. C’est dire que l’essence est très consommée dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Il n’est pas rare de voir dans la plupart des villes du nord de la Côte d’Ivoire, des tabliers vendeurs d’essence disséminés dans toutes les ruelles.

Une fois à Boundiali, aux alentours de 17h, nous procédons à une petite vérification des prix de l’essence auprès de ces tabliers. Les prix varient entre 600 FCFA et 700 FCFA. Le lendemain, soit le vendredi 4 février, nous poursuivons la même vérification auprès des tabliers à Kouto. Les prix sont toujours les mêmes avec des variations identiques.

Le carburant coûte donc moins cher au nord dans l’ex-zone de la rébellion aujourd’hui au pouvoir qu’au sud où le prix fixé par l’Etat est de rigueur dans les stations d’essence. Dans cette partie appelée la zone gouvernementale pendant les 10 ans qu’a duré la crise militaro-politique ivoirienne, il est très rare de voir des tabliers vendeurs d’essence.

Deux économies cohabitent

Pourtant, depuis le 11 avril 2011, Alassane Ouattara et son gouvernement arrivés au pouvoir grâce à un sérieux coup de pousse de l’armée française et de l’Onuci, ne cessent de dire que la Côte d’Ivoire est réunifiée à tous les niveaux (économique, militaire, politique, administratif…). En poussant la curiosité, le samedi 5 février, de retour à Boundiali, nous nous rendons dans une station bien connue dans la ville : l’établissement Dembélé et frères. Un véritable centre de distribution de carburant. Ici, le litre d’essence est à 650 FCFA. «D’où vient votrecarburant?», demandons-nous à un monsieur assis dans un guichet de l’établissement. «D’Abidjan», affirme-t-il sans trembler.

« Notre essence est de bonne qualité», ajoute-t-il avec empressement. Ce qui sous-entend que c’est un produit livré par la Sir. Ce qui est faux, dans la mesure où l’essence provenant de la Sir est vendu officiellement, partout sur le territoire ivoirien, à 774 FCFA. C’est le cas, juste à côté, à la station Total new look de la ville. A la question de savoir à combien est vendu le litre de l’essence, un des pompistes répond : «774 FCFA.

C’est le prix d’Abidjan.» «Mais, comment faites-vous pour vous en sortir avec cette essence qui est vendue moins cher à côté de vous?», demandons-nous au pompiste. « Ils (les vendeurs illégaux, ndlr) vont bientôt fermer», répond-il. «Mais quand ?», insistons-nous. «Ça devait se faire depuis le 31 janvier dernier», indique le pompiste. Visiblement, les administrations fiscale, douanière et militaire, déployées dans cette partie de la Côte d’Ivoire ont du mal à mettre fin à ce trafic d’essence. Une source proche de la douane affirme que des négociations ont été menées pour que, dès le 31 mars prochain, le trafic prenne fin. Mais comment s’approvisionnent ces trafiquants en essence ?

Le Burkina Faso la porte d’entrée
du trafic

Selon plusieurs indiscrétions dans la zone, le carburant vendu proviendrait du Nigeria, du Bénin et du Togo. Les trafiquants passent leurs commandes depuis ces pays et les font entrer en Côte d’Ivoire par la frontière ivoiro-burki-nabéde Ouangolodougou dans la région de Ferkessédougou.

La preuve, au sein de l’établissement Dembélé et frères à Boundiali, un camion remorque d’immatriculation burkinabé était stationné à notre passage. A Kouto, un camion du même type immatriculé 11pp068 du Burkina Faso et estampillé Hatirif traversait, le vendredi 4 février dernier, la commune en partance pour Boundiali, et certainement en provenance de Tingrela à l’extrême nord de la Côte d’Ivoire, à une autre frontière avec le Mali. Ce carburant venu du Nigeria, du Togo et du Bénin passe par le Burkina Faso et est distribué partout dans la zone nord, de Bouakéjusqu’à Odienné,selon plusieurs témoignages. Et cela se passe ainsi depuis 10 ans. Toujours selon les mêmes indiscrétions, ceux qui tirent profit de ce trafic seraient les hommes de Guillaume Soro.



Coulibaly Zié Oumar Envoyé Spécial




Jeudi 16 Février 2012
Vu (s) 885 fois



1.Posté par lavie le 16/02/2012 10:06 | Alerter
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cest tout simplement bien fait pour eux.
vous avezsoutenu le faux le mensonge patez en les consequences.
le mossi augmente tous les prix ils payeront car c est toi leur roi

2.Posté par onanlili le 16/02/2012 11:33 | Alerter
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la vérité triomphe toujours du mensonge. Parlant de prix et promesses frère Hassan est ce que vous vous êtes tourné du coté de la SICTA ( Ministère du transport).
Je vous raconte ma mésaventure, le mardi matin j'envoie le chauffeur à la SICTA Abatta route de Bingerville pour la visite technique qui expire le 18 février quelques temps après il m'appelle pour me donner une information: la vignette (qui court jusqu'en fin mars) est obligatoire avant de passer la visite technique, tous les conducteurs surtout les transporteurs sont dans le mécontentement et la désillusion.(cette mesure selon l'info donné sur le lieu vient du ministère et est applicable à compter du lundi 13 février 2012)
Découragée et sans moyens financiers puisque licenciée abusivement sans mesures d'accompagnement par DAO, je fais tout pour réunir 80 000 FCFA pour me mettre en règle . C'est ça la nouvelle C.I.
Vous pouvez vérifier l'information et le communiquer sur votre blog

3.Posté par kokora basmouna le 17/02/2012 13:48 | Alerter
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arrêton de nou morfondre e recherchon une solution idoine.nou avon assé pleuré. ke faire e commen le faire? e pui attention a la forclusion:"le chien aboi mais la caravane"...?ça men a tou l'air!

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