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Côte d'Ivoire - Délinquance: Un enseignant-chercheur fabricant de faux documents mis aux arrêts

L'Afrique en mouvement - fraternité matin le Mardi 15 Décembre 2015 à 09:59 | Lu 1139 fois

Camara Fanthaha Hermann, 38 ans, est enseignant chercheur à la prestigieuse École normale supérieure (Ens) d’Abidjan. Une école qui forme les enseignants du secondaire.



En un mot, disons que cet enseignant forme les formateurs de nos enfants qui accèdent aux lycées et collèges. Et c’est en cela, qu’il faut apprécier la gravité de l’acte qu’il vient de poser. En effet, Camara Fanthaha Hermann a pensé et a même médité pour faire du faux. Propriétaire de six minicars de transport public communément appelés « gbaka », l’homme qui, de par son statut et sa fonction, se voulait pourtant une poche de moralité, s’est conséquemment équipé en matériel informatique pour confectionner de faux documents pour ses véhicules. Lesquels, circulant pour la plupart sur la ligne Bingerville-Adjamé, ne disposent pas de ce fait des pièces afférentes à leur activité.

Il s’agit notamment de l’assurance, de la vignette et de la visite technique (désormais couplées) ainsi que de la patente et de la carte de transport. Interpellés au terme d’une enquête du commissaire Alain Oura et ses hommes de l’Unité de lutte contre le racket (Ulcr), l’enseignant et sa sœur, gérante de ses véhicules et, six des conducteurs desdits gbaka seront déférés lundi, devant le parquet d’Abidjan-Plateau. Où ils répondront des faits de faux et usage de faux ; faux commis dans certains documents administratifs; usage illégal de sceau administratif et fraude fiscale. Mais en fait, comment le pot-aux-roses a été découvert ?

Pour la compréhension des faits, rappelons que les agents de l’Ulcr, dans leur mission qui consiste à traquer les éléments des forces de l’ordre racketteurs et autres auteurs d’extorsion de fonds, procèdent, à l’instar des agents de la circulation, au retrait des pièces des conducteurs impliqués dans les cas de racket. Le retrait de toutes les pièces, à l’exception du permis de conduire se fait contre un récépissé qui permet au fautif de circuler pendant au plus 72 heures.

C’est donc sur cet aspect des choses que Camara Fanthaha et sa bande ont jeté leur dévolu. Maître d’œuvre du faux, l’enseignant s’est équipé d’un scanner et d’une imprimante. En grande quantité, des carnets de récépissés au nom de l’Ulcr sont alors fabriqués depuis son bureau privé à son domicile de la Riviera Génie 2000. En plus des récépissés, de fausses attestations d’assurance d’une compagnie de la place sont confectionnées. Pire, l’enseignant faussaire se fait aussi établir un cachet au nom de l’Ulcr. Et c’est avec ces faux documents, surtout les faux récépissés de retrait de pièces, que ses gbaka circulent à longueur de journée, transportant des centaines de passagers dont la vie est mise en péril.

De fait, un certain N’Cho Brice, mécanicien chargé de la réparation des véhicules, fut le premier gérant du système. C’est lui qui, chaque jour, distribue aux différents conducteurs, les récépissés dûment remplis avec lesquels ils circulent tranquillement dans les rues d’Abidjan. Voyant que son gérant était devenu trop exigeant, Camara Fanthaha va le faire remplacer par sa petite sœur étudiante en Sciences économiques, Camara Ruth Ahou (26 ans). Et c’est sous la gérance de celle-ci que l’affaire va éclater. L’un des ‘’gbaka’’ que conduit Ouattara Karim fait un grave accident de la circulation en face de Cap Nord, à la Riviera, le 3 décembre dernier. Le récépissé censé provenir de l’Ulcr que le conducteur brandit apparaît douteux aux yeux de l’agent du constat qui prend alors attache avec cette unité des forces de l’ordre. Le commissaire, chef du service, se saisit de l’affaire et conduit personnellement l’enquête. Laquelle aboutit à l’interpellation de la gérante des véhicules qui s’empresse de dénoncer son frère aîné, l’enseignant de l’Ens.

Interpellé à son tour, ce dernier, après quelques tergiversations, finit par passer aux aveux. Il reconnaît avoir fait du faux pour ne pas faire face aux coûts que nécessite l’établissement des pièces de ses véhicules. Camara Fanthaha Hermann avoue faire la même chose pour sa voiture personnelle qui, elle aussi, n’a aucune pièce. A chaque coup de sifflet, il lui suffit de brandir un récépissé de retrait de pièces… et, il échappe au contrôle de la police. Avec l’enseignant, ont été également mis aux arrêts, les six chauffeurs titulaires et l’étudiante Camara Ahou Ruth.

LANDRY KOHON


fraternité matin
Mardi 15 Décembre 2015
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