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Côte d'Ivoire: Cent jours après, Une armée en lambeaux

le Jeudi 21 Juillet 2011 à 08:52 | Lu 442 fois



Côte d'Ivoire: Cent jours après, Une armée en lambeaux

Le nouveau courrier

Alassane Ouattara vient de «fêter» ses cent premiers jours à la tête de la Côte d’Ivoire. Seulement, aucun impact positif de sa présidence n’est visible sur la société voirienne, notamment dans les secteurs stratégiques.Comme la sécurité.

La Côte d’Ivoire est en quête d’un équilibre sécuritaire, depuis le 11 avril dernier, date de l’écroulement de la société ivoirienne. En lieu et place d’une nouvelle armée dont les fondements avaient été posés par les Accords de Ouaga, la Côte d’Ivoire possède un ramassis d’hommes en armes. Plusieurs spécialistes africains et européens des questions sécuritaires ont même avancé le terme d’«armée mexicaine» pour désigner les Forces républicaines de Côte d’Ivoire, l’armée «inventée» le 17 mars dernier par Alassane Ouattara. Pour donner un visage un peu plus reluisant à la «nouvelle armée», Ouattara a récemment procédé à la nomination du chef d’état-major et de son adjoint, en les personnes des Généraux Soumaïla Bakayoko et Detho Letho.

La tâche, on le devine aisément, sera ardue pour Soumaïla Bakayoko. Au-delà du vernis que constitue la mise en place de l’état major général des armées, le miracle reste à opérer pour aboutir à une armée. Sinon comment comprendre que 100 jours après la prise du pouvoir par Ouattara, la capitale abidjanaise reste toujours subdivisée en zones et entièrement contrôlée par des ex-comzones qui y font quasiment office de «gouverneurs ».

Ce sont eux qui régulent à la limite la vie en société dans ces différentes communes. Un accident de circulation, des histoires de voisinage, un litige, une dette à recouvrer, un ami ou parent à mettre au pas, un déménagement à effectuer... Rien ou presque n’échappe à Wattao, Chérif Ousmane, Koné Zakaria, Ben Laden, Jah Gao et autres commandants ayant hérité du dépiècement d’Abidjan. Dans les ports d’Abidjan et de San Pedro, les «services» des commandants en charge des zones rançonnent les camions et autres opérateurs économiques.

Un état major jugé peu « charismatique »

La tête de la nouvelle armée est revenue au nouveau promu Général de division, Soumaïla Bakayoko, secondé par l’excommandant déserteur des Fds, Detho Letho. Même s’ils travaillent avec un noyau de Généraux «ressuscités» pour les besoins de la cause, c’est à eux que revient la lourde charge de «bâtir» cette armée nouvelle. Sans dénier à Soumaïla Bakayoko ses qualités reconnues, il importe cependant de relever qu’il a été huit ans durant à la tête des ex-Fafn.

Avait-il les mains liées au point de laisser ses subalternes qu’étaient les com’zones gérer de mains de maitre la zone Cno dans son ensemble ? Les Ong internationales ont relevé plusieurs dérapages des hommes de rang et même de commandants sous sa responsabilité, combien d’entre eux ont été suspendus ou démis de leurs fonctions, arrêtés ou tout simplement déshabillés ? Pour certains observateurs, Bakayoko Cema des Fafn était plus un administratif qu’un chef militaire. Aujourd’hui «propulsé» à la tête d’une armée incluant Fafn et Fds, Soumaïla Bakayoko pourra-t-il réussir à bâtir une structure homogène et surtout disciplinée ?

A moins que l’objectif de cette nomination ne soit, pour certains lobbies, de l’utiliser comme paravent et de continuer à tirer les ficelles. Pour l’heure, le grand défi demeure la pacification totale du pays, avec le désarmement des milliers d’éléments parallèles «abusivement» appelés Frci et qui n’obéissent qu’à leurs armes aussi bien à Abidjan que dans les zones reculées de la Côte d’Ivoire profonde. Il ne passe pas un jour sans qu’on n’ait écho d’exactions commises par des éléments se réclamant des Frci.

L’avenir n’est en tout cas pas assuré avec une armée qui comporte des «commandants » à l’infini, quasiment aussi nombreux que des soldats du rang. Ils règnent en «seigneurs» sur chacune des parcelles de territoire qu’ils se sont attribué dans l’euphorie de l’après 11 avril 2011. A Abobo, le vase des «commandants » déborde. Pas moins de 200 d’entre eux se partagent la commune. Alors que les policiers et gendarmes sont sans armes à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur, les civils ou éléments Frci assimilés en possèdent à satiété, avec le regard complaisant des Frci ellesmêmes. La Côte d’Ivoire est loin d’être sortie de l’auberge.



Jeudi 21 Juillet 2011
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