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Côte d’Ivoire : Attention danger, un autre Kivu se crée dans l’Ouest ivoirien !

le Mardi 6 Mars 2012 à 00:15 | Lu 1361 fois



La première boucle du cacao ivoirien, celle qui consacra les années dites du "Miracle ivoirien" est l’ex-région du N’Zi-Comoé, la région natale du grand ivrogne devant l’Eternel, j’ai nommé celui que vous savez. A l’époque, Houphouët-Boigny, gêné de se faire appeler médecin, pour des raisons qui lui sont personnelles, initia les grandes plantations de Yamoussoukro. Ce fut l’âge d’or de la main d’œuvre voltaïque. Une main d’œuvre choisie à dessein par Houphouët-Boigny pour donner un coup de main à ses amis du RDA parvenus au pouvoir dans des pays où la terre est presque ingrate.

Mais les trafiquants de l’histoire de la Côte d’Ivoire ne vous ont pas tout dit de cette époque. La véritable main d’œuvre de ces zones cacaoyères, était la main d’œuvre Baoulé et les plus grands planteurs étaient les Agni.

Lorsque le verger commença à vieillir, les Baoulés qui avaient émigrés du centre vers Ouélé, Daoukro, Yamoussoukro et toutes les grandes villes de l’Est puis appris les techniques culturales du cacao tentèrent l’aventure de l’Ouest ivoirien. A l’époque, les vastes étendues de forêts vierges n’attendaient que du monde pour être mises en valeur. Et ce fut fait. Dès lors que des peuples accueillants les attendaient les bras ouverts. Et que le peuple Baoulé était connu pour son caractère pacifique et sa grande capacité à travailler la terre.

Mais la main d’œuvre voltaïque de Yamoussoukro dû faire face au vieillissement des vergers, elle tenta aussi l’aventure de l’Ouest ivoirien. Ouedraogo s’installa. Il fit venir Boukary, qui à son tour fit venir Tiemdogo et puis Boukiny et ainsi de suite, les premiers Mossikro virent le jour et furent essaimés dans tout l’Ouest ivoirien.

A l’époque, il s’agissait d’accueillir des frères de la sous-région confrontés au désert et à l’unique alternative de la culture du coton dont les prix chutaient sur les marchés. L’accueil était donc plein d’humanisme et les Mossi savaient être reconnaissants envers leurs tuteurs Bété, Wobé, Gouro, Dida, etc.

En 1990, tous les pays d’Afrique de l’Ouest sont obligés de souscrire aux programmes dits d’ajustement structurel (PAS), une arnaque montée par le FMI (Fonds Monétaire International) pour brader les secteurs stratégiques des économiques africaines aux multinationales.

Houphouët-Boigny, habitué à la main d’œuvre voltaïque fit appel à un voltaïque ayant participé selon les mauvaises langues, à la conception de cette arnaque.

Ce fut le début du sursaut de l’ingratitude voltaïque en Côte d’Ivoire. Après des douteux et déloyaux services pendant lesquels Houphouët va trouver la mort et les caisses de l’Etat ivoirien vont être vidées sans ménagement pour ensuite retrouver leurs contenus dans les paradis fiscaux, le Voltaïque devenu Burkinabè a la tentation de la conquête de la Côte d’Ivoire.
Dans la peau du faussaire, il va mettre tous les réseaux criminels du monde en branle pour faire main basse sur le pouvoir d’Etat après avoir rendu le pays qui lui a tout donné, ingouvernable.

Dans la peau du planteur de cacao, l’ancien voltaïque respectueux se transforme en envahisseur armé, organisant la razzia des villages autochtones et la conquête de nouvelles terres.

Devant cette arrogance meurtrières, le peuple Kroumène sera le premier à bannir de ses terres pour une durée de 7 ans, le Voltaïque accueilli hier comme un frère mais qui venait ainsi de se muer en conquérant.

Nous sommes en 2012. Depuis le 11 avril 2011, le Voltaïque arnaqueur a réussi à faire main basse sur le pouvoir d’Etat. Il s’est engagé dans un vaste programme de déconstruction et de pillage de la Côte d’Ivoire organisé avec ses soutiens armés.

Mais le Voltaïque planteur de cacao a un autre agenda, non moins important, celui de chasser tous les peuples autochtones et allogènes Baoulés des forêts de l’Ouest depuis Man en passant par Soubré pour atteindre le Port de San Pedro, géré à dessein par un Directeur Général d’origine voltaïque.

Le Danger est donc présent et opère à visage découvert. Chaque jour, des convois de plusieurs cars de transport déversent des nouveaux arrivants. Dans les heures qui suivent l’atterrissage, rendez-vous est pris dans une forêt classée ou une réserve foncière sous très forte protection de miliciens armés d’origine tout aussi voltaïque.

A Soubré, Issia, Guibéroua, Bangolo, etc. les autochtones assaillis crient leur indignation, mais très vite, un commando burkinabé intervient, tue les protestataires, brûle les villages et retourne sur les routes cette fois-ci, en tenue FRCI, pour monter la garde aux barrages érigés et tenus de mains de fer.

Toutes les Chancelleries occidentales le savent. Tous les Services de Renseignement le savent. Les organisations dites de défense des Droits humains, en sont témoin. Mais personne ne dit rien. Parce que le monde d’aujourd’hui est ainsi fait. Seuls les plus violents, les plus forts, les plus criminels ont des droits.

Le même scénario a été réussi avec une dextérité parfaite en RD Congo dans la région du Kivu. Toutes les bandes armées du Rwanda, du Burundi et j’en passe, y sont à l’œuvre. Elles ont réussi avec la complicité financière et logistique des multinationales, à balayer un vaste territoire, conquis des terres riches en minerais les plus précieux. Elles ont créé des marchés parallèles qui alimentent des industries occidentales et les multinationales adorent ce genre de commerce où la seule autorité légitime est un criminel qui ne tient aucune comptabilité publique et ne rétribue aucun employé autrement que par les viols collectifs, de la drogue et les butins de razzia.

Doit-on souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants dans le "Kivu ivoirien" ? Auront-ils des jours longs et heureux comme ceux du Kivu de la RD Congo ? Ou bien, doit-on avoir peur pour eux ?

Une chose est certaine, la Côte d’Ivoire n’est pas la RD Congo. Et dans une Côte d’Ivoire à la croisée des chemins, toute aventure qui affecte le peuple est forcément périlleuse ! L’avenir nous en dira plus. Et comme demain, c’est aujourd’hui, peut-être qu’il serait bon qu’on se souhaite la bienvenue dans l’enfer ivoirien.


A Très bientôt.

Hassane Magued

Mardi 6 Mars 2012
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