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Côte d'Ivoire : Allégations de violations des droits de l’homme contre les civils

le Jeudi 25 Octobre 2012 à 09:30 | Lu 816 fois



Côte d'Ivoire : Allégations de violations des droits de l’homme contre les civils
IRIN

Des bases militaires et des postes de police ont récemment été attaqués à Abidjan, la capitale commerciale de la Côte d’Ivoire

ABIDJAN, 24 octobre 2012 (IRIN) – Des groupes de défense des droits de l’homme et des anciens détenus ont accusé les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) – qui font partie de l’armée – d’abus et de mauvais traitement. Selon eux, plusieurs civils ont été arrêtés, battus et détenus dans l’attente d’une rançon après une série d’attaques menées en août contre des postes de police et des bases militaires du pays.

Ces derniers mois, des bandes armées, soupçonnées par les autorités d’être composées de sympathisants du président Laurent Gbagbo, ont attaqué des postes de police et des bases militaires dans et aux alentours d’Abidjan, la capitale commerciale, ainsi qu’une centrale thermique et un poste-frontière. La centrale thermique, attaquée à la mi-octobre, était la première cible non militaire visée depuis le début des attentats.

Les FRCI s’étaient battues pour Alassane Ouattara, alors candidat de l’opposition, dans un conflit post-électoral sanglant dans lequel ils faisaient face aux sympathisants de M. Gbagbo, qui refusait d’accepter sa défaite aux élections de novembre 2010. M. Ouattara a pris le pouvoir en avril 2011.

« Le 15 septembre, j’ai été enlevé par une unité des FRCI basée au camp 2, à Yopougon-Niangon. Ils nous ont accusés, d’autres jeunes et moi, de planifier une action contre la stabilité et nous ont demandé de leur révéler où nous cachions nos armes », a dit Thibaut Guéï, un enseignant résidant à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan. Cette commune était un bastion pro-Gbagbo lors des violences post-électorales de 2010-2011.

« Chaque fois que nous contestions ces accusations, nous étions sévèrement battus et ils versaient de l’urine sur nous », a dit M. Guéï, en montrant à IRIN son oreille gauche, qui a été coupée par l’un des soldats. « Je les ai suppliés de ne pas le faire, mais ils l’ont fait. »

« Quand j’ai perdu connaissance, ils ont appelé mes parents et exigé 150 000 francs CFA (300 dollars) pour me libérer et m’emmener à l’hôpital. »

Yacouba Doumbia, président du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), a dit à IRIN que les détentions illégales et les mauvais traitements étaient en hausse. Il a ajouté qu’un chef d’un mouvement de jeunes d’un village situé à l’ouest du pays avait été passé à tabac par les troupes des FRCI dans l’une de leurs bases en août. Les FRCI ont également placé en détention deux personnes de la même famille pendant trois jours et, dans la même région, ils ont roué de coups un homme qui a fini par succomber à ses blessures. Ils étaient tous accusés de fomenter des actions de déstabilisation.


« Il est très important d’assurer la sécurité du pays et cela devrait être fait dans le respect des droits de l’homme et des règles. Dans un État de droit, les policiers et les gendarmes sont les seuls fonctionnaires habilités au maintien de l’ordre et formés à cet effet », a dit M. Doumbia.

« C’est pourquoi nous appelons le gouvernement à donner une formation militaire et relative aux droits de l’homme aux FRCI. »

L’insécurité représente une grande menace pour la stabilité de la Côte d’Ivoire, qui a déjà été le théâtre de crises politiques meurtrières au cours des dix dernières années. Les tensions politiques n’ont pas cessé depuis les troubles post-électoraux, le processus de réconciliation n’a pas encore réellement commencé, des violences ont éclaté à plusieurs reprises et les forces armées du pays, profondément divisées par le conflit, n’ont pas encore été réformées.

Selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, les accusations de mauvais traitement sont des « mensonges ». « Il y a toujours une hausse des tensions dans le pays, mais les arrestations ont été exécutées dans les règles et en totale transparence ».

Allégations graves

Selon Ricard Kodjo, porte-parole du Front populaire ivoirien, l’ancien parti majoritaire de Laurent Gbagbo, des centaines de personnes ont été arrêtées par des hommes armés qu’il n’a pas identifiés.

« Quelque 400 personnes ont été enlevées, entre 360 et 380 autres ont été arrêtées et quatre ont été tuées à Abidjan. Pire, les maisons de certains exilés sont utilisées comme camps de concentration. Il existe au moins une dizaine de camps de torture [à Abidjan] », a dit M. Kodjo dans une déclaration datée du 16 octobre.

Boniface Ackah, 28 ans, a dit qu’il avait été arrêté le 16 août à Dabou, à l’ouest d’Abidjan, après un attentat contre un poste de police de la commune. Il a ensuite été transféré dans la capitale.

« Nous avons été incarcérés pendant dix jours. Ils ne nous ont jamais rien expliqué. Ils nous ont battus avec des matraques et des bâtons », a dit M. Ackah, dont le corps garde les traces des hématomes causés par ces passages à tabac. Il a dit que lui et d’autres détenus avaient contacté leur famille [et, qu’en conséquence,] les soldats avaient demandé 50 000 francs CFA (100 dollars) à certaines [familles] et un million de francs CFA (2 000 dollars) à d’autres.

« Les soldats déterminaient qui avait un père riche ou pas. Nos parents sont pauvres, mais ils disaient ‘ce parent a de l’argent et peut envoyer une certaine somme’. Et la personne qui vient te chercher doit payer avant de quitter le camp de détention », a dit M. Ackah à IRIN.

Le directeur de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme, René Hokou Legré, a dit avoir contacté le ministre de l’Intérieur au sujet des arrestations et des demandes de rançon et le ministre a répondu qu’une enquête était en cours.

« Nous craignons que ces actes continuent et causent des morts. C’est en train de devenir du banditisme et cela ne va vraisemblablement pas apaiser les tensions et favoriser la réconciliation nationale », a dit M. Legré.

aa/ob/cb-gd/amz

Jeudi 25 Octobre 2012
Vu (s) 816 fois



1.Posté par Emmanuel le 25/10/2012 10:22 | Alerter
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De grâce,vous aussi,arrêtez de parler de "crise post-électorale" et de "Gbagbo refusait de reconnaître sa défaite".Gbagbo au moins avait demandé le recomptage des voix et c'est Sarkozy,en brigand et en terroriste,qui lui a largué des bombes pour installer la rébellion et son chef qui ont endeuillé ce pays depuis 2011. Et voici,Gbagbo est à La Haye.Toute justice qui se veut conséquente doit rechercher la vérité en procédant au recomptage des voix, là où pour plus de cent mille tués en moins de trois semaines,la France parle de "trois mille morts".Ecoutez,un constat n'étant pas une insulte,désormais,nous considérerons comme imbécile quiconque traitera avec légèreté le dossier ivoirien pour faire le lit au terrorisme de l'impérialisme occidental. S'il persiste dans la désinformation ou dans son esclavage mental,nous lui affecterons une bonne opération "kodjo rouge" dont Sarkozy a déjà fait les frais mais n'a pas encore fini avec la cascade de malédictions qui l'attendent ! Qui vivra verra .

2.Posté par Fati le 25/10/2012 19:14 | Alerter
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Quel dit ce pédé donc le visage est froisser ont dirait un lit ou drap qui a été mal fait. ?
Ou ont dirait quelqu’un qui a mal au ventre au toilette .depuis que ton chef de mossi ta mis a ta place tu ne fais plus ton golden boy espèce que d’enculer pédé que tu sois. Vous allez vous baiser entre vous.
Wata- rat lui-même sait bien que tout cette bande que vous été ne pas des personne de confiance et il sait bien vous met a vos place.

3.Posté par Fatim le 25/10/2012 20:43 | Alerter
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Eh seigneur, aide nous a faire degager tous ces pedes qui gesticulent dans notre beau pays la CIV.

4.Posté par fatim.1. le 25/10/2012 23:46 | Alerter
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Merci lá bas FATI tu as fini avec,je me tords de douleur tellement j ai rit car j imagine ce visage lá avec maux de ventre et assis dans
toilettes en train de............gagagagagagagagagagagaga......

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