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Côte d'Ivoire. Ali Baba et les 40...

le Jeudi 15 Mars 2012 à 07:40 | Lu 881 fois



Côte d'Ivoire. Ali Baba et les 40...
Le nouveau gouvernement de Ouattara enfin connu. Ouattara et le RDR prennent tous les pouvoirs. Le PDCI roulé dans la farine. Ahoussou Jeannnot, Reine d’Angleterre. Trop de bruit pour rien !Ce que Amani N’Guessan faisait au Palais...

Nomination d’Ahoussou Jeannot à la primature. Le film d’une journée marathon

Sans surprise, Ahoussou Kouadio Jeannot hérite du poste de premier ministre cinq jours après la démission de Guillaume Soro. Le nouveau premier ministre ainsi que son prédécesseur ont été reçu par le chef de l’Etat ce mercredi. Voici le film d’une journée au pas de course.

C’est le nouveau président de l’Assemblée nationale qui ouvre «les hostilités». Il est d’abord reçu par Alassane Ouattara à 11 heures au palais présidentiel au Plateau. Il est 11 heures 45 quand Guillaume Soro réapparait devant les caméras et flashs des journalistes. ‘’Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes à la tête du parlement par dérogation ?’’, lui lance un journaliste. «Par dérogation, je n’en sais rien. Je suis un citoyen, je suis ivoirien, j’ai été donc désigné, investi donc par un parti politique, notamment le RDR, qui librement m’a choisi pour postuler, pour faire acte de candidature.

C’est que j’ai fais. Tous les députés à l’Assemblée nationale ont décidé de faire leur choix. J’ai eu 236 voix. Heureusement que certains députés n’ont pas voté pour moi. Je pense que c’est une très bonne chose», s’est défendu Guillaume Soro. A Albert Konders, le représentant spécial du SG de l’Onu, qui s’est indigné de la seule candidature de Soro pour le perchoir, le député de Ferkessédougou a répondu : «Vous n’imaginez pas qu’à peine élu je fasse de la polémique. Il a donné son avis, je le respecte. Mon avis c’est que les candidatures étaient libres. Tout député avait la possibilité d’être candidat».

Juste après le départ de son cortège impressionnant, c’est le futur-nouveau premier ministre qui arrive au palais à 11 heures 57. 12 heures 42, c’est la fumée blanche. Le secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly vient annoncer le nom du nouveau premier ministre : Ahoussou Kouadio Jeannot. Il donne lecture du décret numéro 2012-241 du 13 mars 2012 portant nomination du premier ministre, chef du gouvernement.

7 minutes plus tard, le nouveau locataire de la maison blanche du Plateau sort de son audience avec Alassane Ouattara, le sourire aux lèvres. C’est évidemment avec émotion qu’il s’adresse à la presse, non sans rendre hommage à Bédié, le président du Pdci. Tout de suite, le tout fraichement désigné premier ministre affiche ses ambitions. Pour lui, «tout est priorité’’. ‘’Vous avez parlé de l’insécurité, il y a la hausse des prix des denrées de premières nécessité, il y a la question de l’école, la question de la corruption de notre société. Tous ces problèmes, nous en avons une haute conscience. Nous inscrivons cela dans notre priorité», a déclaré Ahoussou Jeannot. Il ne manque de préciser que le nouveau gouvernement sera connu dans quelques heures. A 15 heures, Ahoussou retourne au palais présidentiel pour régler ses derniers détails avec le chef de l’Etat. C’est finalement à 18 heures que le secrétaire général de la présidence vient communiquer les noms des membres du 2ème gouvernement d’Alassane Ouattara, sans grand changement.

Fait anecdotique, les supputations sont allées bon train quand Michel Amani N’Guessan a été aperçu au palais vers 10 heures. Certains n’ont pas manqué de dire qu’il était venu dans le cadre des tractations pour une éventuelle entrée du FPI au gouvernement. Faux. Renseignement pris, l’ex-ministre de la Défense de Gbagbo s’y s’est rendu pour des questions administratives.

Beaucoup de bruit pour rien !

Le régime Ouattara vient de sortir, depuis hier, la liste des membres du nouveau gouvernement. Surprise générale, c’est la formule «on prend les mêmes et on recommence» qui a prévalu, malgré le rendement peu flatteur de plusieurs de ses ministres, et les casseroles qu’ils trainent. Pour la bonne gouvernance, vous repasserez…

Le secrétaire général de la présidence – désormais ministre aussi – Amadou Gon Coulibaly a dévoilé hier la si longue liste des nouveaux-anciens ministres de Ouattara. Avec en tête, Me Ahoussou Kouadio Jeannot, Premier ministre et qui garde toujours son portefeuille de la justice. A l’exception de lui seul et de Moussa Dosso qui est passé ministre d’Etat, tous les autres ministres ont gardé les mêmes départements ministériels, avec le même ordre protocolaire.

On enregistre toutefois l’entrée au gouvernement de la magistrate hors hiérarchie Matto Cissé Loma, présidente de la Commission nationale d’enquête sur les évènements de la crise post-électorale. On attendait encore les résultats de son travail qui n’a jamais vraiment décollé (à part faire le tour des mairies Rdr d’Abidjan) à la tête de cette commission qu’elle se voit bombardée ministre délégué à la justice. Une autre récompense pour celle qui avait délivré le certificat de nationalité à Ouattara. Une récompense qui discrédite totalement les prochaines conclusions de la fameuse Commission nationale d’enquête, tant les liaisons entre l’exécutif et celle que l’on nous présentait comme une magistrate indépendante sont désormais évidentes. De plus, Matto Cissé Loma ministre va-t-elle évaluer le document que lui remettra Loma Cissé Matto magistrate ? Vous avez dit bizarre…

Pour nous servir du vieux dans des habits presque neufs, Ouattara a choisi de laisser le pays six jours sans gouvernement avec les risques que cette situation comportait, notamment au niveau des investisseurs étrangers. Qui ont dû patienter presqu’une semaine pour se rendre compte que rien n’a vraiment bougé dans cette Côte d’Ivoire. Des ministres qui ont prouvé leur incapacité à intégrer les règles de bonne gouvernance ont été chaleureusement félicités par Ouattara, qui les a maintenus malgré tout à leurs différents postes. Il en est de même pour ceux qui ont eu des résultats peu encourageants voire catastrophiques.

Les ministres «passeurs» de marché de gré à gré (entre copains ministres), Kandia Kamissoko et Anne Ouloto – épinglée par l’Autorité de régulation des marchés publics – n’ont nullement été inquiétées, alors que Ouattara lui-même se fait chantre de la bonne gouvernance.

Contorsion spectaculaire, Alassane Ouattara, chef de l’Etat, s’est lui-même nommé ministre de la Défense, ce qui fait penser à une situation d’état d’urgence que rien ne justifie. Le secrétaire général de la présidence devient ministre d’Etat. Le «petit frère présidentiel», Tené Birahima Ouattara dit Photocopie, déjà Daaf de la présidence, est nommé ministre chargé des Affaires présidentielles, le directeur de cabinet de la présidence, Amon Tanoh Marcel, a été aussi fait ministre.

A ce lot de ministres, viennent s’ajouter Koffi Koffi Paul et Albert Aggrey, ministres auprès du président de la République, respectivement chargés de la Défense et des Relations avec les institutions. Bien entendu, la transformation de cadres de la présidence en ministres aura un coût financier que l’Etat supportera alors que la vie chère épuise les Ivoiriens, que les licenciements battent leur plein dans les structures de l’Etat et que l’Université reste désespérément fermée. Très clairement, ce gouvernement n’a rien de nouveau. Beaucoup de bruit et de tapage pour rien.

Anderson Diédri/Frank Toti




Ali Baba et les 40...

Alassane Ouattara va de surprise – désagréable – en surprise à la tête de l’Etat.40 ! C’est le nombre total de ses nouveaux ministres, avec en bonne place ceux qui font des deals et des business via des sociétés écrans et des passations de marchés flagrants.

Après le gouvernement pléthorique de récompense de juin 2011 qui comptait au total 35 membres, Ouattara a poursuivi dans la même veine, cette fois-ci avec un gouvernement boulimique dans une Côte d’Ivoire qui cherche encore ses repères économiques, après la grave crise post-présidentielle.

Et comme si les heures de récompenses ne sont pas passées, Ouattara a jugé utile de faire passer le nombre de ses ministres à 40. Rien que pour allonger la charge budgétaire de tout ce beau monde ! Au moment où les priorités d’un Etat qui sort de crise sont connues et urgent, on préfère poursuivre le partage du gâteau Ivoire. Sinon, à quoi répond la nomination en tant que ministres du Daaf, du directeur de cabinet et du SG de la présidence ?

Quand Ouattara lui-même récupère le ministère de la Défense et que le premier ministre Ahoussou Jeannot conserve son ministère de la Justice. Il ne faut pas se voiler la face, en livrant la composition de ce gouvernement, Ouattara a dû décevoir plusieurs de ses inconditionnels hier. Au moment où l’on s’attendait, eux encore plus, à un gouvernement de techniciens avec un nombre restreint. Que nenni ! Puisque que tout le monde a le droit de souper à la table du roi. Et pendant ce temps, seul le peuple doit continuer de faire d’énormes sacrifices.

Supporter encore la cherté excessive de la vie, les licenciements abusifs, les suppressions d’emplois (conseils généraux, communes…). Pour l’heure, les ministres préfèrent savourer le bonheur de continuer de jouir des privilèges attachés à leurs postes. Alors que le chef de l’Etat court désespéramment après le PPTE, la formation de ce nouveau gouvernement pléthorique et budgétivore risque de plomber cette quête. Parce que visiblement, un gouvernement avec une quarantaine de ministres est loin d’être un signe de bonne gouvernance, pour un pays qui sort d’une grave crise qui a déstructuré les fondements de son économie. Ouattara et ses 40 ministres sont donc au pied du mur.

Cette fois-ci, les Ivoiriens attendent que les membres du gouvernement pléthorique de Ouattara déclarent leurs biens avant de prendre fonction. Et se mettent résolument au travail, au lieu de passer leur temps à s’autocélébrer et à casser du sucre sur le dos des Ivoiriens.

Gérard Koné
Nouveau Courrier


Jeudi 15 Mars 2012
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