Nous venons d’apprendre à travers le communiqué du conseil des ministres en date du mercredi 1er août 2012 que le gouvernement suspend les frais exorbitants d’inscription à l’Université de Côte-d’Ivoire.
C’est une décision courageuse et salutaire eu égard à la paupérisation grandissante en cette période post-crise. Seulement, nous voulons attirer l’attention du gouvernement afin qu’il soit plus regardant dans les actes que posent les ministres. La conférence des présidents de l’Université ne peut prendre une mesure aussi impopulaire sans que le ministre de tutelle ne soit saisi. C’est au journal parlé de 20 heures à la télévision que l’information a été donnée. Allez-y comprendre quelque chose.
Ceci étant, nous prenons à témoin le gouvernement ivoirien et le chef de l’Etat, Alassane OUATTARA, de ce qui se passe dans une grande école de renommée internationale, en l’occurrence le CPDEC (Centre de Préparation aux Diplômes de l’Expertise Comptable). En effet, en pleine scolaire 2011-2012, le ministre Cissé BACONGO se permet de chasser les étudiants de cette école sans se soucier des désagréments qu’il cause aux parents d’élèves qui se saignent pour payer la scolarité très élevée de leurs enfants. En fait, cette école qui existe depuis 1975 et qui a formé plusieurs cadres ivoiriens est logée au sein de l’Université (ancien INSET). Les locaux sont désormais la propriété privée de cette institution scolaire qui est en partenariat avec l’INP-HB de Yamoussoukro et liée par convention à l’Institut National des Techniques Economiques et Comptables (INTEC) du Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM) de Paris.
Malgré les interventions de certaines autorités et de l’ambassade de France en Côte-d’Ivoire, le ministre Cissé BACONGO ne veut pas entendre raison. Grâce à la diligence et à la vigilance des responsables de cette école et à l’aide du service scolaire de l’ambassade de France, les étudiants ont pu achever les cours dans une école privée du nom de LONNY ROSE située aux II plateaux. Le souhait de tous les parents est que cette école retrouve son site initial. Le ministre ne veut rien comprendre. Pour lui, le CPDEC doit délocaliser et s’établir à Yamoussoukro dans un local différent de celui de l’INP-HB. Ce qui est impossible. La plupart des enseignants sont des professionnels exerçant à Abidjan.
En plus, les étudiants du jour comme ceux du soir (nombreux) sont tous domiciliés à Abidjan. Compte tenu de la fermeture de l’Université, nombreux sont les parents, en désespoir de cause, qui se sont rabattus sur cette école pour inscrire leurs enfants qui venaient d’obtenir le bac 2011. Les frais de scolarité sont versés au trésor public. C’est une entrée importante d’argent pour l’Etat. Alors, nous nous demandons pourquoi M. Cissé BACONGO s’acharne-t-il sur cette école ? Selon une source bien introduite, M. le ministre veut ‘’tuer’’ le CPDEC et créer sa propre école avec un prête-nom pour engranger les sommes d’argent qui reviennent à l’Etat.
Face à ce triste constat, nous appelons le gouvernement au secours pour trouver une solution idoine aux problèmes créés de toute pièce par le ministre Cissé BACONGO. Il y va de la crédibilité des autorités ivoiriennes.
Gilbert KOIME (gilbertkouame@yahoo.fr)






