La gendarmerie qui a établi un dispositif de sécurité dans le village de Sanegourifla continue de rechercher d’éventuels suspects dont certains ont gagné la forêt. A la mort atroce de N’Guessan Iroua (transféré à la morgue de Sinfra), il faut ajouter l’un des blessés dans le coma le mercredi 1er août-par balles issus de la famille de N’Guessan Bi Yobo Jean- Pierre. Ce dernier et trois autres membres de sa famille dont N’Guessan Bi Kouamé, Kouamé Bi Bahi ont été grièvement blessés et se trouvent pour certains au Centre hospitalier de Yamoussoukro, situé à environ 80 kilomètres.
D’autres blessés dans cet hôpital lutteraient contre la mort, selon de sources médicales. N’Guessan Bi Kouadio Daniel, le chef de Sanegourifla qui a vu sa maison et ses attributs d’autorité coutumière incendiés a exprimé son indignation mais appelé à l’apaisement.
Toutefois, des campements aux alentours sont en ébullition. De fait, des sources aussi bien villageoises que sécuritaires font état de ce que les populations desdits campements, non contents de voir certains de leurs habitants parmi les suspects (arrêtés ou recherchés), ont bruyamment manifesté et veulent protester publiquement.
Jusqu’à jeudi 2 août 2012 dans la soirée, la situation était encore tendue. Rappelons que dans la nuit du mardi 31 juillet au jeudi 1er août 2012, un affrontement violent entre chasseurs tradi- tionnels dozos et des popula-tions de Sanegourifla s’est soldé par la mort de N’Guessan Iroua (le même jour) et de plusieurs blessés graves évacués à Yamoussoukro.
M’BRA Konan
au
moins vingt suspects dont la
moitié constituée de chasseurs
traditionnels dozos.
Soir Info








