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Côte d'Ivoire. Affrontements armés à l'ouest et au nord : Reconquérir leurs terres perdues...

le Vendredi 15 Mars 2013 à 13:29 | Lu 1300 fois



Côte d'Ivoire. Affrontements armés à l'ouest et au nord : Reconquérir leurs terres perdues...
Le nouveau courrier

Dans sa parution du mardi dernier, Le Nouveau Courrier faisait cas de mouvements d’individus armés à la frontière ivoiro-libérienne, notamment du côté de Zilébly (dans le département de Bloléquin). Eh bien, il y a eu un affrontement armé dans la nuit du mercredi à jeudi entre Frci et ces individus qui, selon des témoignages crédibles, ont envoyé un message clair à l’administration préfectorale et au gouvernement ivoirien.

Reconquérir leurs terres perdues à l’occasion de la guerre post-électorale, et de l’exil qui s’en est suivi : tel semble être le leitmotiv des hommes armés qui ont fait leur apparition dans le département de Bloléquin dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.

Ces terres, pour la plupart, ont été endues aux nouveaux arrivants soit par des allogènes qui avaient acquis de petites parcelles avant la crise ivoirienne soit par certains autochtones n’ayant aucun droit sur les parcelles, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Ce qui, selon une source proche de l’administration préfectorale à Bloléquin,compliquerait le retour des exilés chez eux depuis le retour de l’accalmie dans la région.

De nombreuses missions de bons offices conduites par les différents sous-préfets du département de Blolequin avaient été menées auprès des acquéreurs occasionnels pour les prévenir du danger qu’il font courir à la région en occupant illégalement le patrimoine foncier des autochtones en exil.

Face au refus des allogènes de céder ce qui leur apparaît désormais comme leur patrimoine qu’ils ont mis en valeur, certains propriétaires terriens, selon des témoins joints par Le Nouveau Courrier, ont décidé de passer à l’offensive. C’est dans cette optique que Zilébly ( dernier village ivoirien à la frontière avec le Libéria), a été le théâtre d’une première incursion des «contestataires» depuis lundi dernier. Ils y ont mené une attaque contre les occupants de leurs terres, notamment les allogènes constitués majoritairement de ressortissants burkinabè, mais aussi contre les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire(Frci), dans la nuit du mercredi, à 4h du matin.

Les combats qui en ont découlé ont occasionné des morts d’hommes dans les trois camps.Selon une source sous-préfectorale qui a recueilli un bilan provisoire ,ce sont 4 personnes du côté des allogènes, 2 éléments des Frci et un homme armé parmi les agresseurs qui ont perdu la vie sur le théâtre des combats. Au moment où nous mettions sous presse, des informations en notre possession indiquent qu’après que les agresseurs ont battu en retraite, les Frci contrôlent la situation à Ziléblya près de violents combats dans les villages riverains du canton Gboo, à Blolequin.

Lundi déjà, de nombreux villageois avaient commencé à déserter leurs différentes localités de Zilébly, Oulaïtahibly, Diboké... pour se réfugier dans la commune. La dernière vague de déplacés a suivi en début de matinée mercredi. Depuis l’arrêt des crépitements des armes de guerre à l’ouest, notamment à Bloléquin, environ 80% des problèmes qui mettent en mal la cohésion sociale, selon des statistiques dont dispose l’autorité préfectorale, sont liés à la vente des terres.

Contrairement à Guiglo,Taï et Toulepleu où la situation relative aux problèmes terriens est en passe d’être réglée en douceur pour favoriser le retour des exilés dans leurs villages, la tension continue d’être vive à Bloléquin. Une tension que les populations dans leur majorité accusent le ministre Dagobert anzio et ses proches d’attiser.«Il est convaincu que ceux qui sont en exil ne sont pas ses électeurs, donc il s’évertue avec certains membres de son état-major à les y maintenir en ne se joignant pas aux missions de bons offices des autorités préfectorales auprès des allogènes et les autochtones pour mettre fin au désordre qui prévaut dans sa région. Bien au contraire, ses partisans sabotent ces missions», révèlent plusieurs sources jointes par Le Nouveau Courrier, qui du reste ont été confirmées par des agents de l’administration préfectorale qui ont requis l’anonymat.

Benjamin Silué

Litige foncier. Violents affrontements à Touba

De violentes manifestations ont éclaté mercredi 13 mars 2013 à Touba, après l’arrestation de trois jeunes villageois de N’Golodougou, village situé à 15 km de Touba, sur ordre du procureur de la localité, faisant 54 blessés dont 13 agents des forces de l’ordre parmi lesquels 9 blessés par balles.

Plus de 400 personnes venues de N’golodougou,village situé à 15km de Touba, dès les premières heures de la matinée, ont pris d’assaut le Tribunal de la sous-préfecture de Touba, pour exiger la libération de trois jeunes dont le président des jeunes de leur village, Dosso Daouda, arrêtés mardi sur ordre du procureur,Séka Kokogni.

S’opposant à un refus du procureur d’accéder à leurs exigences, ces habitants de N’golodougou se sont attaqués aux bureaux de a sous-préfecture qu’ils ont fortement endommagé, en dépit de la médiation des chefs traditionnels et du sous-préfet central, Koua Bérima Georges.

La tension devenant de plus en plus vive, la police et la gendarmerie ont tenté d’intervenir pour calmer les esprits, mais la situation a dégénéré pour se transformer en affrontement entre eux et les manifestants. Ces incidents ont fait au moins 54 blessés dont 41 civils et 13 policiers et gendarmes. Parmi ces forces de l’ordre, neuf ont été atteints par balles à l’aide des fusils calibre 12, a précisé une source médicale à l’AIP.

C’est finalement à la mi-journée que le calme est revenu dans le centre ville de Touba, où trois cargos des FRCI sont arrivés de Man en renfort aux forces de police et de gendarmerie de la ville. Selon des témoignages recueillis sur place, tout est parti d’un litige foncier entre N’golodougou et Mahana, deux villagesde la sous-préfecture de Touba, situés sur l’axe Touba-Odienné.

Ces sources indiquent que le spopulations de N’golodougou, qui reprochaient à celles de Mahana d’avoir installé des ressortissants burkinabé sur leurs terres,ont exigé le départ de ces derniers qui auraient refusé de partir. Parce qu’ayant fait des plantations de cacao sur ces parcelles. Face à cette situation, des habitants de N’golodougou font lundi une descente dans les plantations des Burkinabè où ils s’enprennent à plusieurs hectares de cacaoyers. En réaction, des jeunes de Mahana se sont rendus le soir du même jour à N’golodougou pour avoir des explications à ces actes, mais ceux-ci sont à leur tour pris à partie par leurs hôtes avant de se voir arracher cinq motos.

Les populations de Mahana vont par la suite porter plainte au Tribunal de Touba contre les jeunes de N’golodougou. Le chef du village de N’golodougou, Chérif Tiémoko accompagné de ses notables et trois jeunes se rendent mercredi au Tribunal pour répondre à laconvocation. Le procureur, après les avoir entendus, ordonne l’arrestation des jeunes de cette délégation. Ce qui a déclenché un mouvement de colère au sein des populations de N’golodougou

Vendredi 15 Mars 2013
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