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Côte d'Ivoire : AFFI, la nouvelle bequille de Ouattara

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Mercredi 27 Mai 2015 à 07:03 | Lu 858 fois



Au moment où les chrétiens fêtaient l’anniversaire de l’effusion du Saint Esprit, c’est sans surprise qu’à l’issue d’un semblant de congrès sans doute financé et organisé par le pouvoir en place, AFFI, l’ex-président du FPI, s’est autoproclamé candidat, non pas contre Ouattara mais plutôt pour accompagner le filleul de la (soi disant) Communauté Internationale des impérialistes occidentaux. Il accepte ainsi d’être la nouvelle béquille de Ouattara.

Parmi plusieurs anciennes béquilles telles Mangou Philippe, Kassaraté, Bédié, et bien d’autres, une avait retenu l’attention des ivoiriens. Ce fut celle de l’éminent constitutionnaliste le Professeur Wodié.
Cet homme alors Président du PIT (Parti Ivoirien des Travailleurs), avait été contraint par Chirac de choisir d’être homme politique plutôt que de porter sa toge de Professeur de Droit et porter la contradiction à son homologue français Mazeau lors de la tenue de la honteuse table ronde de Marcousis (2003) en France pour déposséder le Président GBAGBO de tous les pouvoirs.

C’est contre la Constitution Ivoirienne qu’il accepta d’être nommé, sur conseil de la France de Sarkozy, le Président du Conseil constitutionnel, avant-même l’expiration du mandat de YAO N’DRE, le précédent Président de ladite institution.

Wodié accepta ainsi d’être la béquille de Ouattara et quelle béquille ! Il s’agissait de donner au pouvoir un semblant de légalité, de donner au coup d’état électoral et militaire de la France un vernis de démocratie, de donner au pouvoir du parrain de la rébellion (selon KONE Zacharia, un des criminels chefs de guerre pro-Ouattara, promu officier dans l’armée ivoirienne) un semblant de liberté.

Cette béquille est depuis lors utilisée sur les terrains les plus glissants de la nationalité douteuse et de l’inéligibilité de Ouattara en 2015, les plus accidentés des crimes de la rébellion, les plus mouvants du néocolonialisme français. Le Professeur WODIE a avalé toutes ces couleuvres au détriment de son pays, la Côte d’Ivoire.

Et voici ce beau pays d’alors, défiguré par les impérialistes et leurs hommes de mains avec à leur tête Ouattara, et des béquilles à sa solde. C’est ce pays méconnaissable depuis avril 2011 qui se trouve à 5 mois d’une hypothétique élection présidentielle.

Pour assurer son choix par ses mandants, il faut à Dramane trouver des accompagnateurs dont les plus sérieux ne se trouvent que dans le camp du Président GBAGBO. Celui qui a mordu à l’hameçon est AFFI N’guessan, soutenu dans cette traitrise par quelques ingrats.

La nouvelle béquille AFFI sait très bien qu’il ne servira que de faire valoir et qu’à donner un contenu à la désignation de Ouattara par la France et ses alliés. Ce n’est pas lui qui est le garant des intérêts des impérialistes occidentaux. Qu’il arrête de se laisser tromper par Hollande car les 3L du Général Blé Goudé, à savoir lécher les bottes, lâcher et lyncher, s’appliqueront à lui.

Quand des gouvernants foulent aux pieds des règles élémentaires de droit et même la Constitution Ivoirienne pour appliquer ouvertement une justice véritablement inique et refusent d’appliquer la loi régissant le financement des partis politiques pour se donner les moyens financiers de corrompre les électeurs et même les adversaires, on comprend que ce pouvoir refuse réellement le jeu démocratique. Autant donc le laisser seul détruire son image auprès des ivoiriens et des démocrates du monde.

Devant tant d’immondices politiques déversées par le pouvoir des rattrapeurs-affairistes violents, il convient de rester serein et d’attendre que le fruit mûrisse naturellement et même pourrisse. C’est ce qu’avait bien compris le FPI de Miaka Oureto qui a su refuser toute participation susceptible de donner du coffre à ses affairistes notoires adeptes de la violence sous toutes ses formes. Le résultat a été le désert électoral constaté et proclamé par leurs propres parrains. Ce fut une grande victoire pour le FPI et surtout la confirmation de la victoire du Président Gbagbo en 2010. Le FPI a montré ainsi qu’il détenait la majorité des suffrages des ivoiriens.

Pourquoi AFFI N’Guessan, réinstallé à la tête du FPI, par la volonté des militants et surtout de son fondateur historique, Laurent GBAGBO, a-t-il imposé quelqu’un à la CEI ? L’état des lieux a-t-il changé ? Evidemment non.

En effet, les ivoiriens continuent de vivre :

- la déportation de Gbagbo, de Blé Goudé et peut-être bientôt celle de Simone GBAGBO, pièces maîtresses de la réconciliation pour l’immense majorité des ivoiriens et des démocrates africains.
- une accentuation des emprisonnements arbitraires (les ministres Danon Djédjé et Hubert Oulaye, ainsi que le jeune Koua Justin viennent d’en faire les frais. Plus de 1000 pro-Gbagbo croupissent encore dans les geôles de Ouattara.
- une vie carcérale de plus en plus destructrice poussant les prisonniers à se mettre souvent en grève de la faim ;
- l’exil forcé de plusieurs dizaines de milliers de cadres et militants du FPI ;
Pourquoi donc changer de tactiques et participer à la CEI quand dans les mêmes conditions le refus a donné déjà de bons résultats ?

Aujourd’hui, la situation s’empire en Côte d’Ivoire. Le FPI a donc bien fait de voter à une écrasante majorité le Président GBAGBO, à Mama, pour faire barrage à l’illusionniste Affi N’Guessan qui, à l’issue de son tête à tête avec Hollande à Abidjan, a décidé de livrer lui et ses suiveurs de traîtres, pieds joints et mains liées au pouvoir de Ouattara.

Que donc Affi et ses soutiens arrêtent de s’accoquiner avec ce pouvoir sanguinaire, dictatorial pour éviter de donner un quitus à celui qui n’a pas besoin d’élections pour se maintenir à la tête de ce pays, les rebelles du MPCI de Soro Guillaume, les dozo fétichistes et surtout l’armée française étant encore là pour faire le travail, tout comme les Gi’s américains pour faire le « job ».

Que AFFI et les opportunistes de tout acabit agglutinés à ses bottes sachent le désir de la France est de voir disparaître toute opposition crédible en Afrique et surtout le parti de Laurent Gbagbo afin de pouvoir continuer à piller allègrement les richesses ivoiriennes.

Toutes les actions doivent donc avoir pour objet de vaincre la France néocolonisatrice ; les pantins actuels n’étant que des instruments au service de ces voraces impérialistes. Il ne faut donc pas se tromper de cible.

Par ailleurs, qu’AFFI et ses suiveurs comprennent qu’aucun deal à passer avec la France n’apportera guère la libération de Gbagbo. Le Président GBAGBO lui-même a toujours refusé la libération par la soumission. Il faut plutôt s’opposer ouvertement à la France et à ses sbires locaux jusqu’à obtenir la libération du Président GBAGBO et une véritable indépendance économique des pays africains.

Les conditions actuelles étant ce qu’elles sont, il faut sans complexes refuser de pactiser avec ce pouvoir dictatorial des affairistes barbares. Si Gbagbo, l’enfant des élections, a refusé d’aller aux élections sous Bédié dans des conditions beaucoup moins dramatiques, l’environnement actuel commande purement et simplement de boycotter toutes les actions tendant à organiser et imposer des élections non démocratiques.

On connaît l’homme Ouattara, on connaît ses soutiens mafieux, on connaît les bases de sa politique ouvertement tribale, on connaît ses options économiques qui servent sans vergogne l’exploitation de nos richesses par les occidentaux. A présent, Ouattara Dramane prépare un second passage en force au point où Wodié, qui avait détruit son parti au profit de son penchant affiché pour ADO, a été démis, comme un malpropre, de ses fonctions parce qu’il aurait jugé inacceptable ce nouveau complot ourdi contre la jeune démocratie ivoirienne.

Dans ce contexte où la ligne de démarcation entre le camp du peuple ivoirien et celui de ses ennemis se précise de plus en plus, on comprend difficilement le choix d’AFFI, un homme qui a tout reçu du FPI. Dans ces conditions où le passé ne peut plus justifier le présent, il faut, d’abord, sans la moindre réserve, condamner le coup de poignard qu’Affi et sa clique portent sur le dos du peuple d’Eburnie. Par la suite il faudra les combattre dans leur dernier retranchement en tant que traitre à la lutte pour la lutte de la démocratie en CI.

AFFI la nouvelle béquille devrait se raviser car comme l’autre béquille Wodié, l’histoire en Côte d’Ivoire, retiendra que leurs noms sont inscrits à jamais dans le livre des collabos, dans le livre de la perdition politique, de la perdition tout court ; l’exemple de Judas Iscariot dans la Bible peut encore les instruire, tout comme le cas des Harkis, collabos des français contre leurs compatriotes algériens, devenus, depuis cette traîtrise, ni véritables français, ni algériens. Tous ceux qui ont trahi leurs peuples en s’accoquinant avec les envahisseurs subissent ce triste sort, les miettes à eux promis n’ont guère amélioré leur devenir mais plutôt ont assuré leur mort identitaire et politique. AFFI doit encore demander à Wodié les conséquences de la traitrise.

De toutes les façons demain est toujours plus important qu’aujourd’hui. Longtemps maintenus dans l’obscurité par les valets de la France, les ivoiriens verront très bientôt le jour, c’est-à-dire la véritable libération.
Qu’AFFI et consorts, qui ont des oreilles, entendent et comprennent bien ce qui est dit.

NANWOULET G. Simone

Afrik53.com : Infos 7J/7
Mercredi 27 Mai 2015
Vu (s) 858 fois



1.Posté par ALLEHAHUN le 27/05/2015 18:26 | Alerter
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Merci, NANWOULET G. Simone pour la clarté de ton article.
En plus d'être un élément du troupeau, Affi est une brebis galeuse qui ne pourra jamais se substituer au maître du troupeau. Comme le dit la bible"le Pasteur connait ses brebis et le brebis le connaissent". Affi est comme ce Judas par qui leur malheur est arrivé, si c'est son destin tant pis.

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