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Cote d'Ivoire : 72 heures après la répression sanglante du FPI Des sources policières brisent le silence

le Mercredi 25 Janvier 2012 à 07:28 | Lu 916 fois



Le Nouveau Courrier-24/1/2012

Les Ivoiriens et les observateurs de la Côte d’Ivoire se posent, depuis samedi dernier, des questions sur la passivité des policiers et gendarmes déployés en grand nombre samedi dernier à la place Ficgayo, suite à la répression sanglante du meeting du Fpi par des partisans armés de Ouattara. On en sait un peu plus sur le rôle trouble joué par plusieurs hauts gradés de la police nationale le jour des faits. Révélations.

Les forces de maintien d’ordre que sont les éléments de police et de la gendarmerie ont été déployées en nombre important très tôt dans la matinée du samedi dernier. Dans le but de sécuriser le premier grand rassemblement de la force politique la plus significative en Côte d’Ivoire, le Front populaire ivoirien (Fpi), soutenu par ses alliés du Cnrd. Les premiers militants qui ralliaient la place Ficgayo, en voyant le dispositif de sécurité, ont cru que la manifestation se déroulerait le plus normalement possible. Erreur, puisqu’aux environs de 11 heures, on enregistrera les premières agressions venant des partisans de Ouattara.

Jets de pierres, de bois… Ni les soldats onusiens, ni les gendarmes encore moins les policiers, ne vont réagir. Bien au contraire, ils restent statiques comme si de rien n’était. Devant l’intensité des jets de pierre sur le lieu du meeting et face à la passivité complice des forces présentes, les jeunes militants sont obligés de riposter aux jets de pierre, histoire de décourager les ennemis de la démocratie et fervents partisans de la dictature.

Les agresseurs reculent et donnent l’impression de baisser les bras. Mais en réalité, il s’agit d’une tactique, puisqu’ils reçoivent très vite des renforts venus d’Abobo, de Wassakara et de Port-Bouët 2. Ils encerclent pratiquement la place et intensifient les actes de barbarie et de terreur : passage à tabac de tout individu suspecté d’être pro-Gbagbo, agression à la machette, avec des barres de fer et même des armes à feu. Les pluies de pierres reprennent de plus belle. Les policiers ne sont guère épargnés. Ils ne peuvent se défendre. A plus forte raison, sécuriser des dizaines de milliers de personnes, sans moyens de maintien d’ordre.

En tout et pour tout, les policiers ivoiriens (bien qu’en nombre important) ne disposent que d’une quinzaine de grenades lacrymogène. Malheureusement, ils ne sont pas équipés de lance-grenade. Et pire, ils ont reçu ordre de ne pas utiliser les grenades lacrymogènes contre les agresseurs qui pourtant ne les épargnaient guère. Six éléments de la BAE seront même blessés durant l’«intifada» déclenchée par les pro-Ouattara. Les agresseurs se sont même permis de menacer avec des armes à feu les policiers. Un policier a déclaré au Nouveau Courrier que lui et ses collègues ont été ouvertement menacés de mort s’ils osaient s’interposer entre les agresseurs et les partisans du président Gbagbo.

«On n’avait ni armes, ni moyens de maintien de l’ordre. Nos vies même étaient en danger. Comment pouvions-nous assurer la sécurité d’un meeting dans ces conditions ?», s’est interrogé ce policier ayant participé à la pseudo-sécurisation du meeting du samedi dernier. Si les forces de police étaient mal équipées pour une opération de sécurisation et de maintien d’ordre, c’est certainement de la responsabilité de leurs supérieurs. Qui curieusement se trouvaient sur le théâtre des opérations. Avec des rôles différents.

L’on a pu reconnaitre le préfet de police d’Abidjan, le Commissaire Benoit Kouadio, le Commissaire Kouyaté Youssouf, directeur des unités d’intervention (Dui) et ex-Cdt Crs2 sous Gbagbo, le Commissaire Chérif Souleymane, commandant de la Crs1 et le Commissaire Ouattara Lacina, commandant de la Bae. Tous en tenue civile sauf le dernier cité. Selon toute vraisemblance, le Commissaire Cherif Souleymane, Cdt de la Crs1, s’est abstenu de donner des ordres à ses éléments pour disperser les partisans de Ouattara déterminés à «casser du Fpi».

Plus grave, ce dernier n’a pas manqué d’échanger en dioula avec les agresseurs, leur demandant de Yopougon, étant donné que leur objectif de saboter le meeting du Fpi avait été atteint. Il a suivi de bout en bout l’agression des démocrates, avant de regagner ses quartiers plus tard. La tension était devenue si perceptible que les éléments de la police sans moyen de défense ont été escortés par l’Onuci afin de quitter les lieux en toute sécurité. L’agression des militants du Fpi et des partisans du président Laurent Gbagbo a fait le tour du monde.

L’indignation était à son comble dans les chancelleries accréditées en Côte d’Ivoire. Devant toute cette colère de la communauté nationale et internationale, le directeur général de la Police, le Commissaire général Bredou M’Bia, a convoqué hier une réunion de crise, à ses bureaux, avec les différents commandements de la police et les chefs des unités ayant opéré le samedi dernier. Débutée à 9 heures, c’est à plus de 11 heures que la réunion a été interrompue.

L’objectif était de situer les responsabilités au niveau de la police. Chacun a tenté tant bien que mal de tirer la couverture vers lui, afin d’éviter de prendre les pots cassés. Mais, une chose est sûre : des têtes pourraient être coupées dans les jours à venir au sein de la police nationale. Surtout que l’Onuci, les Etats-Unis et d’autres entités ont demandé cette fois-ci des sanctions. Bien entendu, Le Nouveau Courrier continuera à suivre cette affaire de très près.

Gérard Koné

Mercredi 25 Janvier 2012
Vu (s) 916 fois



1.Posté par TETI EMILE le 25/01/2012 19:19 | Alerter
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