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Côte d'Ivoire : 24H après l’attaque d’Agboville FRCI-Gendarmes : ça ne va pas !

le Mardi 18 Décembre 2012 à 07:25 | Lu 1778 fois

La suspicion est entrain de naître entre frères d’armes de la « grande muette » à Agboville. 24H après l'attaque survenue dimanche matin au corridor d'Ery-Makouguié, les FRCI et les Gendarmes basés dans la capitale de la région de l'Agnéby-Tiassa se regardent désormais en chiens de faïence.



Côte d'Ivoire : 24H après l’attaque d’Agboville FRCI-Gendarmes : ça ne va pas !
En effet, les Gendarmes venus en renfort depuis un moment à Agboville, et directement rattachés au Camp de la gendarmerie d’Agban et les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) stationnés sur place, ne semblent plus avoir la même interprétation d’une armée unie et solidaire au combat. « Nous ne voulons plus de gendarmes avec nous ici au corridor », hurlait le dimanche 16 décembre un caporal FRCI au poste d’observation d’Ery-Makouguié, après l’attaque des assaillants qui a occasionné deux morts (02) dans les rangs des FRCI.

Ce soldat a déploré qu’un gendarme ait refusé de donner son arme au chef de poste FRCI, appelé « Rougeau » par ses éléments, afin de pouvoir répliquer à l'assaut des agresseurs. Le chef de poste s’était retrouvé sans son arme pour une raison inconnue, pendant que les gendarmes présents au poste prenaient la poudre d'escampette au moment de l'attaque ennemie. « Les gendarmes sont des rebelles », a ajouté le caporal. « S’ils ne veulent pas se battre, qu’ils donnent leurs kalachs, nous allons leurs montrer à quoi elles servent », a renchéri un autre élément FRCI qui bouillonnait à nos côtés. Les militaires accusent en effet les gendarmes d’avoir battu en retraite devant la décharge de feu des assaillants.

Nous avons chercher à comprendre l'utilisation de l'armement dans l'armée, surtout dans des patrouilles ou positions mixtes. Comme nous l'a expliqué un officier qui a requis l'anonymat, selon le règlement militaire (nous n’avons pas vu de document), un soldat ne prête jamais son arme, à fortiori le donner à son collègue ou son frère d'arme. « Il le garde même lorsqu’il part aux chiottes », a indiqué l'officier de l’armée ivoirienne. Seulement, a-t-il insisté, le soldat se doit d’utiliser contre l’ennemi.

Mais, face à la puissance de feu et à la surprise provoquée par l'attaque subite des assaillants, c’était la débandade au poste d’observation d'Ery-Makouguié. Où même les FRCI qui sont censés être mieux équipés n’ont pas pu donner la riposte sappropriée, a-t-on appris. « Chacun s’est d’abord cherché » (c'est-à-dire mis à couvert), a confessé un jeune soldat en pantoufle et gris-gris au bras.

De leur côté, les gendarmes n’ont pas souhaité commenter les propos des FRCI. Mais selon un autre corps habillé, « la situation était trop confuse pour que quelqu’un lâche son arme », a-t-il fait savoir. Il a souligné qu’outre les coups de feu en provenance du cimetière, chacun regardait en direction de la concession contiguë au poste, d’où étaient partis les tirs lors de la première attaque survenue le 08 août dernier. « Le gendarme ne pouvait donc libérer sa kalach », a-t-il ajouté, avant d’expliquer que les FRCI eux-mêmes manquaient d’armes et/ou de munitions.

L’autre fait reproché par les FRCI, est que les gendarmes arrivés d'Agboville pour assurer la relève ont rebroussé chemin à l’approche du poste d’observation d'Ery-Makouguié, lorsqu'ils ont entendu les coups de feu. « Le brouillard matinal ne permettait certainement pas d’avoir une bonne lisibilité », a tenté de justifier un autre gendarme. Il a souligné que le caractère « d’une bonne approche d’attaque », ne permettait pas d’entrer dans une zone où il y a des combats qui viennent d’être entamés.

Selon les informations recueillies auprès de sources militaires, c’est au moment où un détachement de gendarmes venait assurer la relève que l’attaque a été lancé. Ce qui a renforcé les suspicions des FRCI envers leurs frères d'arme de la gendarmerie. Le dimanche après-midi, le Colonel Jean Hubert Ouassénan, Commandant du 1er Bataillon des Commandos parachutistes (1er BCP), basé au camp militaire d'Akouédo, est arrivé à Agboville pour s'enquérir de la situation. L'officier supérieur a été précédé sur les lieux de l'attaque par le Commandant Koné Gaossou alias Jah Gao, Commandant en second du camp d'Akouédo. Certainement que le passage de ces deux officiers des Forces républicaines de Côte d'Ivoire a Agboville va faire baisser la tension naissante entre FRCI et Gendarmes. Faut-il le rappeler, déjà à la mi-2012, les FRCI ne voulaient plus des gendarmes avec eux dans les barrages mixtes. « Ils parlent trop Français dans notre affaire », se plaignaient déjà les FRCI à cette époque de l'année.



Jean-Yves BOKA
Correspondance particulière
L'Inter

Mardi 18 Décembre 2012
Vu (s) 1778 fois



1.Posté par Halin Bebel le 18/12/2012 09:34 (depuis mobile) | Alerter
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Ça,c'est quelle armée ça? Dans quel pays sommes-nous? Où le Frci a laissé son arme jusqu'à demander l'arme d'un gendarme? Et la vie du gendarme? L'arme ne sert-elle pas à se défendre soit-même? C'est malheureux quand même!

2.Posté par gasparo hina le 18/12/2012 12:08 (depuis mobile) | Alerter
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les gendarmes n'ont pas oubliés 2002 où 54 des leurs furent egorgés à bouaké.aujourd'hui vous leurs demandez d'être solidaires

3.Posté par charlie bronx le 18/12/2012 14:31 | Alerter
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A quoi les frci s'attendaient ? c'est le passé qui permet d'expliquer le présent. Et quel est ce passé entre frci et gendarmes ?

4.Posté par Miaou le 19/12/2012 21:42 | Alerter
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un militaire qui se pleint que les gendarmes, parlent trop français...qu'aurait-il souhaité, qu'il parlent djoula?
C'est aussi cela la république très très démocratique du dozoland. Mais cette phrase ne semble pas choquée notre très grand et déontologique journaliste du dozoland.

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