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Cote Ivoire : Un groupe d'officiers de la Gendarmerie écrit à Ouattara

le Mercredi 16 Novembre 2011 à 09:11 | Lu 1036 fois



La Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire qui est fille de la Gendarmerie Française a pour mission principale la Protection des personnes, des biens, des Institutions et des Autorités qui les incarnent. En plus, de par son caractère militaire, elle participe à la défense opérationnelle du territoire (DOT) en cas d’actions attentatoires à la sûreté de l’Etat.

Depuis sa création en 1960, cette noble Institution, fierté de la Population Ivoirienne et des différents commandants à travers le temps a fonctionné sur la base légale et réglementaire, en conformité avec son emblème ‘’pro patria Pro légé’’ (pour la patrie et pour la loi), qui veut dire autrement servir la patrie avec loyauté. Mais depuis l’avènement du nouveau pouvoir, l’emblème semblerait devenir ‘’ Pro partie, Pro égaux’’, c'est-à-dire se mettre au service de son parti politique et se servir soit même, au regard des manouvres de la nouvelle hiérarchie très politisée (RHDP) qui met l’Institution en danger pour plusieurs faits :

1. LA POLITISATION DE SA HIERARCHIE

Depuis le 08 juillet 2011, le Chef de l’Etat a nommé, le Général de Brigade, KOUASSI KOUAKOU Gervais alors Colonel à la tête de la Gendarmerie et le Colonel VAKO BAMBA, précédemment commandant de la deuxième Légion de Daloa, comme commandant en second.

L’un étant le choix du PDCI et l’autre celui du RDR dans le strict respect de l’esprit du ‘’deal’’ au sein du RHDP. Ainsi donc, la gendarmerie Nationale est dirigée par la coalition RHDP.

Ce choix, contraire à l’une des règles fondamentales de la Gendarmerie, à savoir son caractère apolitique, est responsable de beaucoup d’abus.

De cette hiérarchie politique ou politisée découlent tous les maux extrêmement graves et symptomatiques d’une Gendarmerie vidée de son essence existentielle.

2- LES SUSPICIONS A BASE POLITIQUE

Depuis son arrivée aux commandes de la Gendarmerie Nationale, la hiérarchie à callé sur la base des suspicions les quinze mille (15.000) Gendarmerie en deux catégories. Selon elle, il y a :

- les Pro-Gbagbo,
- les pro OUATTARA.

Le premier groupe sur la base de dénonciation calomnieuse orchestrées par un groupe de détracteurs dont la liste effective est maintenant à notre possession, est traqué quotidiennement, objet d’arrestations arbitraires, sur la base de motifs imaginaires conçus par le groupe de dénonciateurs véreux dans leur «laboratoire». Ensuite pour faire prendre la mayonnaise, ils font relayer ces gros mensonges indignes et avilissants pour leur statut par certains journaux de la place. Heureusement que les enquêtes existent, lesquelles battent en brèche toutes leurs inventions concoctées au prix d’énormes efforts de nuits blanches.

Quel machiavélisme ! Quel sadisme ! De la part d’une hiérarchie politisée dont les actes et la pensée ne sont guidés que par des considérations politiques, brisant ainsi l’un des piliers originels et fondamentaux de la Gendarmerie Nationale, à savoir son caractère apolitique.

Le faisant, le Général de brigade KOUASSI KOUAKOU Gervais et son équipe ont créé une situation extrêmement grave qui se traduit par la suspicion la méfiance, et la délation.

3- L’INJUSTICE

Aujourd’hui, l’injustice est réelle, palpable, manifeste et ambiante à la Gendarmerie Nationale. Certes les neuf (09) commandants supérieurs passés ne sont pas exempts de reproches mais l’on peut affirmer que les actes injustes qu’ils ont pu poser sont à mettre au compte du caractère faillible de l’homme. A contrario, la nouvelle hiérarchie pose des actes en toute conscience et de manière totalement volontaire. Il n’y a qu’à considérer le cas des mutations qui se font à présent. Elles se font sur la base de considérations ethniques, régionales, politiques ou tribales. Ainsi, les unités élémentaires ordinaires ou spécialisées sont toutes tenues par des ressortissants du Nord et/ou du Centre.

On en déduit que sur la soixantaine d’ethnies que compte la Côte d’Ivoire, deux (02) seulement ont la science infuse, la capacité intellectuelle, physique et même morale de commander. Des Gendarmes moins gradés et moins entrainés sous l’ère KOUASSI Gervais sont propulsés à des postes de commandement ou de responsabilité au mépris des textes en vigueur, pourvu qu’ils soient issus de ces deux (02) ethnies suscitées ou du RHDP. En voici quelques exemples :

- Le G.C.S (Groupement de commandement et des services) naguère commandé par un officier supérieur est dirigé par un lieutenant alors que des chefs de services sont des Officiers Supérieurs, quel mépris !

• La 5ème Légion, nouvellement créée est dirigée par un chef d’escadron.

• L’Ecole de Gendarmerie qui est un corps pourvoyeur de l’Institution qu’est la Gendarmerie, est sous les ordres d’un Capitaine

• Le Bureau des Ressources Humaines (BRH) par un chef d’escadron (SIC). Pire, le cabinet du Commandant Supérieur n’échappe pas à la règle.

• Certaines Brigades de gendarmerie sont commandées par des Sous-officiers qui n’ont jamais servi en qualité d’Adjoints ou même dans la départementale.

• Le déguerpissement choisi est une parfaite illustration ; ceux du GSPR ne sont pas touchés.

• Les mutations sont une véritable pagaille, source de mécontentement généralisé, du fait de la frustration, du mépris qu’elles créent.

Comme on le voit, la situation d’injustice qui prévaut au sein de la Gendarmerie est extrêmement grave et préoccupante;

Les conséquences s’avèrent inquiétantes pour l’existence même de l’Institution, et même pour l’avenir de la nation.

4- LE MANQUE DE COHESION

La Gendarmerie Nationale est le lieu par excellence où doivent régner la cohésion – les valeurs républicaines telles que le Patriotisme – l’esprit de fraternelle et de corps.
Toutes ces valeurs de fraternité qui constituent le fondement de la Gendarmerie Nationale et sans lesquelles elle n’existe plus, sont aujourd’hui reléguées au calendre grecque sous le commandement du Général KOUASSI KOAKOU Gervais et son adjoint. Des décisions contraires aux règlements ou lois régissant la Gendarmerie Nationale depuis sa création sont prises.


Des actes attentatoires aux valeurs fondamentales de la Gendarmerie Nationale aux conséquences graves et périlleuses sont en train d’être posés.

En effet, que vaut une Gendarmerie où règne la Politique partisane, l’injustice – la délation – la méfiance – les frustrations – l’humiliation – la dictature de la hiérarchie – les décisions contraires aux règlements. Que deviendra une Gendarmerie où l’esprit de fraternité – de solidarité et de corps n’existe pas.

Nous avons peur pour l’avenir de notre Gendarmerie Nationale, creuset de la Nation Ivoirienne depuis notre Indépendance.

Nous n’accepterons pas qu’elle serve de base à la destruction de la Côte d’Ivoire.
A la Gendarmerie Nationale il n’y a pas d’ethnie – de parti-politique – de région – de religion – mais plutôt des promotions d’officiers de sous-officiers – des escadrons – des Légions – des compagnies – des brigades – c'est-à-dire de simples regroupements d’hommes pour accomplir une ou des missions sans autres considérations.

Depuis des décennies (50 ans), des chefs d’Etat et des Commandants Supérieurs ont travaillé à la pérennisation du caractère fédérateur de la gendarmerie. Il serait donc inconcevable et périlleux qu’un pouvoir prenne la responsabilité historique d’œuvrer à sa mort par le troc de ses valeurs existentielles contre une hiérarchie dictatoriale.

Nous, officiers refusons d’embarquer dans le train de la Division piloté par la nouvelle hiérarchie.

En tant qu’un groupe de Gendarmes imprégné de la déontologie de la Gendarmerie, nous refusons d’être exposés par cette considération extrêmement dangereuse pour la cohésion professionnelle et sociale.

C’est pourquoi nous en appelons à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Armées, à Monsieur le Premier Ministre, Ministre de la Défense et à Monsieur le Ministre Délégué à la défense pour que la Gendarmerie ne demeure pas un souci pour eux – par l’existence d’un malaise aux conséquences incalculables.

D’ailleurs, le Premier Ministre BANNY, en regardant de ce côté dans le cadre de sa mission, ne ferait qu’œuvre utile.

Mieux, les organisations de Défense des Droits de l’homme devraient s’informer. Ceci ne sera pas du temps perdu, car elles découvriraient beaucoup de choses.

La crise a pris fin, il y a l’avènement d’un nouveau pouvoir auquel la Gendarmerie dans toutes ses composantes a fait allégeance comme elle l’a fait en d’autres occasions. Elle doit remplir ses missions régaliennes et elle y est prête.

Par conséquent, que les agissements de l’actuelle hiérarchie qui s’apparente à un sabotage des fondamentaux de l’Institution et à une dictature ne soient pas perdus de vue par les gouvernants grâce à leur vigilance.

Que Dieu Bénisse la Gendarmerie et la Côte d’Ivoire.


Fait à Abidjan, le 11 novembre 2011
Cri de coeur d’un groupe d’officiers de la Gendarmerie Nationale


Source : le nouveau courrier


Mercredi 16 Novembre 2011
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